‹ Bibliothèque conchyliologiqueChapitre 366 sur 500 · HELIX PALUDOSA · texte numérisé non relu

HELIX PALUDOSA

Hezix pALUDOsA. Da Costa, p. 59. — Walk., min. shells., . 23. — Morton, Northamp., p. 417.

Heuix, Coquille lisse, subpellucide, blanche, à quatre tours arrondis, bien définis par la ligne de séparation; les tours supérieurs très-peu saillants au-dessus du tour prin cipal, de sorte que, vu de ce côté, l'apex ne paraît que très-peu élevé : base largement ombiliquée, montrant le passage des plus petits tours : ouverture arrondie, bord épais, d'un blanc opaque, réfléchi, un peu séparé du corps. Diamètre, un dixième de pouce.

Da Costa a donné cette espèce d'après M. Morton, qui la trouva en grande quantité dans les localités marécageuses du Northamptonshire.

C'est une coquille assez commune dans plusieurs parties de l'Angleterre ; mais à cause de sa petitesse elle a échappé à l'attention générale. M. Walker dit qu'elle habite les fonds marécageux et qu'on la trouve assez souvent aux environs de Faversham. Nous l'avons reçue de M. Boys de Sandwich. On la rencontre très-communément dans les rivières et dans les cours d’eau, après les inondations, dans le sable et les débris apportés par le courant; on la trouve dans les endroits humides et marécageux, et en grande quantité après une inondation sur les rives de l'Avon, dans le nord du Wiltshire, près de Lackham ; elle est assez commune dans le sable mouvant du Kennet, à Newburg, dans le Berkshire.

On la rencontre souvent aussi dans des endroits secs, sur les bords des fossés, et sur de vieux murs.

#1. HELIX CRENELLA®"PIE "83.

TüurBO HELICINUS. Phil. trans., LXxV1, 1. 3, FA à 4. (Lightfoot).

Hezix. Coquille sous tous les rapports semblable à la précédente, mais elle est striée fortement et régulièrement sur les tours, et souvent elle est couverte d'un épiderme d’un brun clair.

Nous recümes cette coquille de notre estimable ami M. Boys, sous le nom cité ; il la considère comme distincte de l'A. paludosa, dit qu’elle habite les murailles couvertes de mousse et les rivages, indications qui ne nous l'ont pas fait rencontrer. Avec toute la déférence que nous devons à son autorité, nous ne pouvons cependant nous empêcher d'exprimer quelques doutes qu'elle soit réellement distincte ; mais nous l'avons souvent trouvée avec la Paludosa, et maintes fois si peu striée qu'à peine si l'on pouvait les disunguer, nous pensons qu'il est nécessaire de voir beaucoup d'exemplaires pour établir la différence.

M. Lightfoot a donné une très-bonne figure de cette coquille dans les Transactions

philosophiques pour 1786, en la considérant comme une espèce non décrite. Il n'est pas certain qu'il ait connu l'A. paludosa de Da Costa, qui est figurée dans les Minuta rariora de Walker; il est même probable que non, car autrement il aurait mentionné la grande ressemblance de ces coquilles. I dit particulièrement que les tours sont arrondis transversalement avec de nombreux anneaux minces, membraneux et trèsfragiles.

Si elle est réellement distincte de l'Æ. paludosa, nous craignons qu'aucun caractère de distinction spécifique permanent lui soit jamais donné, car on peut voir toutes les gradations depuis les plus fortes stries jusqu'à celles qui en manquent. Toutes deux sont également pellucides, blanches, quand, vivantes ou fraîches, elles sont dépouil lées de leur épiderme brun; les vieilles coquilles mortes sont opaques.

Dans quelques-unes les saillies ou stries sont très-élevées et très-membraneuses ; mais dans les exemplaires fortement striés, la base des stries est permanente ou testacée, et ne peut être détruite par l'enlèvement de l'épiderme ; tandis que d'autres qui paraissent striées lorsqu'elles sont fraiches, deviennent entièrement lisses quand elles sont privées de l’épiderme.

D'après M. Lightfoot, on a trouvé cette coquille près de Bullstrode, sur des pierres, par un temps humide.

Cette coquille fut nommée Turbo crenellus par le docteur Solander , ainsi que nous en avons été informés par M. Boys, qui nous procura une liste des noms que ce naturaliste donna à beaucoup de coquilles microscopiques et autres qu'il avait envoyées en communication à la duchesse douairière de Portland, à Bullstrode, avant la publication des Testacea minuta rariora. X est évident, d'après cette circonstance, que M. Walker connaissait cette coquille avant sa publication par M. Lightfoot; mais on ne voit pour quelle raison elle fut oubliée dans les Minute shells, à moins qu'on ne la considérat alors comme une variété accidentelle de la paludosa.

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