‹ Bibliothèque conchyliologiqueChapitre 377 sur 500 · HELIX CARINATA · texte numérisé non relu

HELIX CARINATA

HELIX PLANORBIS. Linn., syst., p. 1242.— Gmel., syst., p. 5617.—Turt., Linn., iv, p. 205.

PLANORBIS CARINATUS. Muller, verm., 11, p. 457, n° 544. — Chem., conch., 1x, t. 126, f. 1109, a, db. — Schroeter, flussconch., p. 226, t. 5, f. 13, 14, 15.

Heuix. Coquille déprimée, plate, subpellucide, d’une légère couleur cornée, un peu luisante; quatre tours placés latéralement l'un sur l’autre; le tour extérieur est large, pas très-arrondi, mais formant graduellement un sillon aigu caréné qui entoure la coquille; les tours intérieurs sont petits et décroissent brusquement au centre, où ils se terminent dans un petit ombilic; la base est à peu près aplatie, le tour intérieur n'étant pas enfoncé, mais se trouvant au niveau des autres; toute la coquille est légerement ridée à travers les tours; ouverture étroite, ovale, anguleuse. Diamètre de plus d'un demi-pouce.

Cette espèce et la précédente ont été confondues dans les cabinets sous le titre de Planorbis; mais elles sont parfaitement distinctes, quoiqu'il soit difficile de leur fixer leurs propres synonymes. Il y a peu de doute cependant que celle-ci ne soit l'H. planorbis de Gmelin et de Muller, puisque ce dernier auteur dit dans la description caractéristique, « Carina marginali media, » et il appelle la coquille Planorbis carinatus ; pour son Planorbis umbilicata (que nous considérons comme l'H. complanata de Linné) il dit: « Carina marginali infera , » ce qui définit bien l'H. complanata, où ce que Îles conchyliologistes britanniques ont nommé H. planorbis, d'après la supposition que c'était la coquille de Linné.

En conséquence, afin d'empêcher la confusion, nous n'avons pas donné à cette espèce le nom de Linné, puisque celui de Planorbis est bien connu des collecteurs anglais pour une coquille très-différente, mais nous avons adopté le nom donné par Muller.

La grande distinction de ces deux coquilles est que celle-ci n'est pas si épaisse que la Complanata ; le tour principal n’est pas si arrondi, mais il forme graduellement un sillon caréné qui n'est pas placé si bas, et qui est également visible dessus et dessous, circonstance qu'on n'observe pas dans l’autre. Dans celle-ci, la base, ou côté inférieur, est plus aplatie, et même parfois disposée à la convexité; mais un caractère beaucoup plus essentiel, c'est que les tours décroissent plas brusquement au centre, et se terminent par un ombilic plus petit et plus profond. L'ouverture est plus comprimée et la continuation de la carène à l'intérieur de la bouche plus visible. Cette coquille n'est pas si commune que la Complanala, mais on la trouve quelquefois dans les mêmes eaux.

Nous la découvrimes d’abord dans l’Avon, aux environs de Lackham, dans le Wiltshire, mais morte et d’un blanc passé, ce qui semble être le caractère de cette espèce dans cet état. Nous ne croyons pas cependant qu'elles habitent cette rivière, mais qu'elles y sont apportées par les inondations, quoique nous ne les ayons jamais trouvées ailleurs en compagnie de l’autre espèce, qui est commune dans ce voisinage. Nous la renconträmes ensuite près de Wareham, dans le Dorsetshire, où elle est assez commune dans les prairies près de cette ville, dans l'île de Purbeck, dans les fossés et cours d'eau, avec la Complanata. Ces coquilles etaient couvertes d'un épiderme vert-

obscur lorsqu'on les trouvait vivantes. On la rencontre sans doute dans d’autres endroits, puisque nous l'avons vue dans plusieurs cabinets de coquilles anglaises, mêlée et confondue avec la Complanata, sous le nom d’H. planorbis.

Animal pâle, d'une teinte jaunàätre, avec deux tentacules sétacés, longs et délicats ; les yeux sont placés à la base de ces tentacules. Il diffère de l'animal de l'H. complanala en ce que les tentacules sont un peu plus longs, et surtout en ce qu'ils sont d'un jaune pellucide et pas plus foncé au milieu.

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