‹ Bibliothèque conchyliologiqueChapitre 379 sur 500 · HELIX SPIRORBIS · texte numérisé non relu

HELIX SPIRORBIS

HELIX spiRORBIS. Gmel., syst., p. 3624, 36.

PLANORBIS SPIRORBIS. Muller, verm., 11, p. 461, no 347. — Schroeter, flussconch., p. 236, n. 47. — Id., p. 229, t. 5, f. 48.

Heurx. Coquille déprimée, subpellucide, de couleur cornée, avec six tours de spire placés latéralement l'un sur l’autre, de sorte que le côté supérieur et le côté inférieur sont également aplatis; cependant les tours sont aussi convexes inférieurement que supérieurement, et le tour extérieur est à peu près rond et sans carène : ouverture ovale, orbiculaire dans quelques exemplaires. Diamètre des plus grandes coquilles; trois dixièmes de pouce.

Cette espèce est assez commune dans le même lieu que l'A. vortex, avec laquelle on l'a généralement confondue dans les cabinets anglais.

Muller à très-bien défini la distinction en disant : « Planorbis testa flavescente, ulrinque concava, æquali, anfractibus terelibus.» Ceci, comparé avec ses caractères indicateurs du Vortex, présentera de bonnes distinctions spécifiques. « Planorbis testa flavofusca, subcarinata supra concava, subtus plana. » 1

Il est un peu extraordinaire que Schroeter ait donné une figure de cette coquille et une description sous le nom de «Cornu ammonis 6 gyris rotundis circumscriptum, » faisant une distinction entre elle et le Vortex, et que cependant il n'ait pas découvert que c’est le Spirorbis, comme cela est évident d’après la description qu'il fait de cette coquille dans un autre endroit.

Cette espèce ne vient jamais aussi grande que le Vortex, mais elles sont l’une et l’autre finement striées ou ridées obliquement, et le nombre des tours est égal dans les coquilles de la même taille.

Le Spirorbis n'est jamais caréné comme le Vortex, par conséquent l'ouverture n'est pas anguleuse au bord extérieur, comme dans cette coquille : celle-ci a aussi les tours élevés et également arrondis de chaque côté et une ligne de séparation profonde; l’autre a les tours du côté inférieur tout à fait aplatis, et la ligne de séparation n’est pas si profonde; en outre, cette coquille n'est pas si mince ou si déprimée que le Vortex, lorsqu'on la compare avec celle-ci et à taille égale.

Ces caractères distincüfs sont invariables, et c'est par eux que ces deux espèces se reconnaissent aisément l'une de l’autre.

En général, on a décrit cette coquille comme plus rare, mais nous croyons qu'elle se trouve également en quantité en Angleterre ; du moins nous l'y avons souvent rencontrée, parfois dans les mêmes étangs que la Vortex, et d’autres fois dans des endroits séparés.

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