NERITA FLUVIATILIS
NERITA FLUVIATILIS. Lin. syst, p. 19253. — Gmel. syst, p. 3676. Chem. conch., IX, L. 125, f. 1088. — Br. zool., t. 87, Ê. 142. — Guall., t. 4, 1. L.— Lisier conch., t. 607, f. 43, et €. A4, Ê. 38. — Id. Angl., t. 2, f. 20.— Turt., Lin., 1v, p. 549. — Schroet. Flussconch., t. 5, f. 5 à 10. — Et Min., c.f. 8. — Müller, verm., n, p. 194, n. 381.— Da Costa, p. 48, t. 3, F. 8.—Favan., t. 61, D, 3, 4, 17, 20.—Pull., cat. Dorset, p. 50.— Hill. swammerd., p. 83, t. 10, f. 2.— Don. br. shells , 1. t. 16, f. 2.
NERITA LACUSTRIS. Gmel. syst, p. 3677? — Guall, & 4, M. M. — Turt., Lin., 1v, p. 550.
Nerira. Coquille subovale, subpellucide, élégamment tachetée, rayée ou bigarrée de blanc et de brun Grant sur le pourpré ou le brun pâle, avec toutes les nuances intermédiaires, car c'est à peine si l’on en trouve deux semblables soit par la couleur, soit par les taches : quelques exemplaires ont une ou deux bandes spirales : trois tours dont le prenner est très-grand, les autres très-petits, mais bien définis, et placés latéralement; l'apex est extrémement petit, un peu saillant ; souvent la coquille est couverte d'un épiderme brun ou verdâtre, lorsque l'animal est vivant; quand cet épiderme est enlevé la coquille est luisante et lisse, excepté quand on l'examine à la loupe, alors on la trouve ridée très-finement : ouverture lunée; lèvre externe mince; lèvre interne large, aplatie et blanche ; bouche close par un opercule testacé de couleur jaune-orangé. Longueur, trois huitièmes de pouce; largeur, deux huitièmes.
Cette espèce se trouve en quantité dans plusieurs de nos rivières, adhérente aux pierres, mais rarement dans les eaux rapides; par conséquent on la trouve rarement ou même elle n'est jamais dans les parties montagneuses, où les rivières sont des torrents. On ne trouve dans de telles eaux que la Mya margaritifera, et 11 se rencontre rarement une autre coquille dans le lieu que celle-ci habite, excepté la Patella fluviatilis.
Il paraît y avoir peu de doute que la Nerila lacustris n’est qu'une simple variété de cette coquille ; la seule figure à laquelle il soit renvoyé par Gmelin est celle qu'a donnée Gualtieri; mais ni la figure ni la description n'offrent de raison suffisante pour qu'on suppose cette coquille distincte.
Lorsqu'elle est vivante elle est souvent cornée ou blanchâtre, tachetée de blanc, comme Gmelin l'a décrite; nous en avons de semblables sous les yeux, mais nous ne pouvons les considérer que comme une des nombreuses variétés auxquelles est sujette la N. fluviatilis.