OSTREA
OSTREA STRIATA. P. 66.
En classant parmi les huîtres cette coquille de Lister nous avions imité nos prédécesseurs, mais non sans quelque doute; car, bien que nous n’eussions jamais vu la valve aplatie, ou ce qu'on appelle la valve supérieure, il paraissait loujours dans la charnière de la valve convexe un caractère suffisant pour la placer avec les Anomies, si Lister, Da Costa et d'autres n’en eussent pas parlé avec tant de confiance comme d'une huître. C'est cependant, il faut le reconnaître, une Anomie ; et nous croyons qu'il y a si peu de doute, que l’A. undulata n'en est que le jeune àge; ainsi les synonymes de ces deux coquilles devraient être rapportés en mème temps à la dernière.
Il est maintenant facile de se rendre compte pourquoi l’on trouve tant de valves concaves, ou, Comme on les appelle, de valves inférieures, et peu de la valve supérieure ou valve plate; car, ainsi que le dit Da Costa, on trouve des centaines de la première contre une de la dernière. Le fait est que la valve striée ou concave est la valve supérieure, et la valve plate, percée d’un trou, adhère si fermement aux rochers qu’on ne peut souvent pas l'en séparer en mème temps que l'autre, et que, par conséquent, on ne rencontre jamais la coquille parfaite, sinon vivante et adhérente à d’autres corps : il est vrai que cette valve ne se distinguerait guëre de celle de l'A. ephippium, si on la trouvait détachée de l’autre, car elle est toujours dépourvue de stries. Il est donc évident que les auteurs qui ont décrit la valve plate doivent avoir pris par erreur pour elle les plus aplaties des valves concaves qui ont été un peu usées, ainsi que l’exprime Da Costa. « Le travail extérieur est généralement plus obsolète, » Dernièrement nous avons pris en vie, sur la côte sud de Devon, quelques exemplaires plus grands et plus forts, adhérents à de vieilles bivalves (environ un pouce et quart de diamètre), ce qui confirme notre opinion.
Toutes les anomies sont sujettes à une telle variation dans l'accroissement, qu’il est impossible de donner à beaucoup d’entre elles des caractères spécifiques permanents, et nous soupconnons que les espèces exoliques sont multipliées au delà de ce qui est naturel.
Lorsque nous donnâmes l'A. squamula comme distincte, ce fut plutôt d'après l'opinion générale, qui semble remonter à Linné : nous devons cependant reconnaître que si la squamula reste établie comme espèce distincte, nous ne trouverons jamais, suivant toute probabilité, la jeune del Ephippium ; si donc les synonymes de la squamula et ae la Cepa étaient joints à ceux de l'Ephippium, cela semblerait plus naturel, car il n y a réellement aucun caractère de distinction.
® MYTILUS.
MYTILUS EDULIS. P. 69.
Myrius EpuLis. Don., br. shells, 1V, t. 128, F. 1-1.
MYTILUS UNGULNUS.
Myrius uNGuLINUS. Don. br. shells., 1v, t.1928, Ê. 2-2. — Gmel., syst., p. 3354-19. — Chemn. conch., vin, t. 84, Ê. 747. — Id., t. 85, f. 756.
Nous donnons cette coquille comme espèce Britannique, sur l'autorité de M. Donovan, qui dit que « miss Pocock prit plusieurs coquilles de cette espèce sur la côte de Cor- « nouailles. »
Elle ressemble beaucoup au 7. edulis, mais on reconnaît généralement qu'elle est plus pointue et courbée au crochet, au-dessous duquel elle se renfle et se projette plus sur le bord postérieur : suivant différents auteurs la charnière semble garnie de deux à six dents en haut, et la rainure aurait de nombreuses crénelures : valves très-convexes, de couleur verdâtre ou noir-bleuâtre. Longueur, quatre ou cinq pouces : largeur, deux pouces à deux pouces et demi,
Elle habite la Nouvelle-Zélande, le cap de Bonne-Espérance et la Méditerranée.
Il faut beaucoup d'attention pour déterminer les espèces de ce genre, si semblables les unes aux autres, et sujettes à tant de variation individuelle provenant du climat ou d’autres circonstances : nous Craignons que ces causes n'aient déjà fourni l’occasion de multiplier les espèces au delà de leurs limites naturelles.
MYTILUS ANATINUS. P. 74.
MyrTiLus ANATINUS. Don., br. shells, 1v, t. 443.
PINNA