HELIX GLUTINOSA
HELIX GLUTINOSA. Linn. Trans., VI, p. 222. :
Depuis la publication des Testacea britannica nous avons eu le bonheur de decouvrir cette espèce toute locale dans un cours d'eau près de Reading, dans le Berkshire, qui communique avec la Kennet; et, ayant gardé pendant très-longtemps dans un verre d'eau plusieurs de ces animaux, nous sommes à mème d'en faire la description. L'animal est grand en proportion de la coquille, comme beaucoup d'espèces de la tribu des Bulla, et serait mieux placé dans ce genre que beaucoup d'autres. Il est recouvert d'une glaire tenace, et sa couleur est d'un pâle terne avec de brillantes taches jaunes; tentacules tiès-larges à la base et plats: veux petits, placés à la base des tentacules en dedans ;
front large ; sustentaculum dilaté et d’une longueur modérée. Lorsque les membranes qui recouvrent ordinairement la coquille sont flétries, la couleur de l’animal sous la coquille transparente lui donne une apparence d’écaille de tortue bien polie.
C'est la coquille la plus pellucide et la plus fragile que nous connaissions. On peut à peine la toucher.
HELIX LÆVIGATA.
BuLLA VELUTINA. Mull., zool. Dan., nr, t. 101.
HELIX LÆVIGATA. Linn. trans., vin, p. 222. — Pult., Hutch. Dorset., t. 18, f. 9.
Comme il y a quelque doute que cette coquille soit la Bulla velutina de Muller, il y a aussi de fortes raisons de croire que c’est l'Helix haliotoidea de Linné et de Fabricius ; Gmelin et Muller semblent être tous deux d'accord sur ce point.
Rien ne diffère autant en apparence que cette coquille lorsqu'elle est parfaite et dépouillée de son épiderme strié et velu.
HELIX VIVIPARA.
HeLrx viviparA. Linn. Trans., vur, p. 205. — Pult., Hutch. Dorset., t. A7, f. 2.
Dans le mois de mai, tous les grands individus que l’on trouve portent huit à douze petits recouverts de leur enveloppe testacée : preuve qu'ils sont non-seulement vivipares, mais qu'ils différent de la conformation générale des autres limaces aquatiques en ce qu'ils sont hermaphrodites ; circonstance mentionnée par la notice de notre compatriote Lister.
L'animal est d'un noir foncé, fortement marqué de jaune orangé; la bouche est proéminente : les tentacules coniques, projetés en avant et inclinés un peu vers la pointe : yeux petits, placés à la base extérieure des tentacules, et un peu proéminents.
HELIX POLITA.
Turgo ALBUs. Don., Br. shells, v, t. 177.
STROMBIFORMIS. Da Costa, p. 116.
HeLix poLITA. Linn. Trans., vin, p. 210. — Pult., hutch., Dorset., t. 19, f. 15?
Cette espèce est figurée dans les British shells avec un renvoi au Strombiformis de Da Costa.
Nous confessons que cette coquille nous a causé quelque hésitation pour savoir laquelle des deux était réellement l'espèce décrite par cet auteur, et il faut avouer que l'opinion penche pour le renvoi au S. glaber au lieu de l'Albus de Da Costa ; tels étaient du moins les sentiments de nos amis les conchyliologistes qui ont recueilli les coquilles d'Angleterre et se sont parliculièrement occupés de leur étude. Il faut cependant reconnaître que M. Donovan a donné sous le nom de Turbo subulatus, et avec un renvoi à la coquille en question, une coquille qui se rapporte mieux à la description du Strombiformis glaber de Da Costa, et nous partageons son opinion; nous prions donc qu'on veuille bien effacer le synonyme du Sfrombiformis albus prêté à l'Helix labiosa dans les Testacea Britannica p. 400, et qu'on le transpose à cette espèce-ci à la place du Strombiformis glaber, qui est maintenant rapporté à l’Helix subulala.
HELIX SUBULATA.
TURBO SUBULATUS. Don., Br. shells., v, t. 172.
STROMBIFORMIS GLABER. Da Costa, p. 447.
HELIX SUBULATA. Linn. Trans., vux, p. 210. — Pult., hutch. Dorset, t. 19, Ê. 14.
Coquille subulée, extrêmement unie et polie, étant dépourvue de stries ou rides et se terminant en une pointe aiguë, avec environ dix tours à peine définis: sa couleur est blanche, marquée de deux petites lignes jaunâtres, qui suivent la spire de la coquille mais qui deviennent obsolètes et s’effacent vers le sommet; ouverture rétrécie et contractée à l'angle intérieur ; longueur, environ trois quarts de pouce.
Comme M. Donovan a donné un bon dessin de cette coquille peu connue et que nous croyons qu'il l’a rapportée à juste titre au S. glaber de Da Costa, nous avons adopté le nom de Subulata. Cet auteur la décrit ainsi : « C’est une coquille élégante de forme pyramidale, mince et semi-transparente; lorsqu'elle est parfaite, elle est de couleur chair pâle, marquée en spirale de lignes blanchâtres et d’autres de couleur ocracée ou brune : les raies ne sont pas disposées uniformément dans tous les specimens. »
M. Donovan a reçu son échantillon de Weymouth.
C’est aussi une coquille d’Ecosse, M. Laskey l'ayant trouvée sur le sable de la côte près de Dunbar; mais il dit que la taille indiquée est très-rare; nous en avons découvert plusieurs beaucoup plus petites dans une boîte de petites coquilles de cette côte. Tous ces specimens avaient invariablement deux lignes jaunâtres ou d'une couleur pâle de rouille, tandis que le dessin dansles British shells ne leur accorde pas moins de six lignes sur le corps, et elles paraissent être de même couleur que les nôtres.