‹ Bibliothèque conchyliologiqueChapitre 483 sur 500 · HELIX FUSCA · texte numérisé non relu

HELIX FUSCA

M. H. Boys nous à envoyé d'Écosse une coquille semblable en tout, sauf la couleur, à

cette espèce-ci. Elle est d'un beau blanc pellucide et bien Iustrée, et ne ressemble pas à une coquille blanchie à l'air, qui le plus souvent devient terne et opaque. Il se pourrait qu'on prouvât plus tard que c'est une espèce distincte ; mais ne la connaissant pas assez, il ne serait pas à propos de la séparer à cause de sa couleur, tandis qu'il n'y a pas de différence sous les autres rapports.

NERITA.

NERITA CANRENA.

NERITA CANRENA. Gmel., syst., p. 3669. — Chem., conch., v, t. 186 et t. 487. — Gualt., t. 67,0, R,S. — Linn. Trans., Vur, p. 223.

NERITA INTRICATA. Don., Br. shells, v. t. 167. — Lister, conch., t. 560, 3-564, 41, et 566, 16.

M. Donovan est certainement dans la vérité lorsqu'il suppose que sa Nerila intricata est une variété de la N. canrena, qui, suivant l'opinion des testacéologues, présente d'innombrables variations sous le rapport des taches.

Le spécimen dont nous sommes redevable à Donovan diffère très-peu du dessin qu’il a donné, et ressemble beaucoup à quelques spécimens de N. glaucina; et ces coquilles se ressemblent tellement qu'une description séparée en est inutile, puisqu'elles se distinguent principalement par la forme différente de l'ombilic. La coquille que nous avons devant les yeux est de couleur livide ou de chair pourprée, avec des bandes en chaînette ou mèêlées de couleur blanche et rouille. L'ombilic est pourvu de deux arêtes ou sillons en spirale avec deux rainures, ce qui correspond au caractère de Gmelin «umbilico gibbo, bifido ». Le diamètre des exemplaires d'Angleterre ne dépasse pas de

beaucoup un demi-pouce. On dit qu'on la trouve à Weymouth, mais nous pensons qu'elle est très-rare.

NERITA NITIDA.

NERITA, pes elephantis. Chem., conch., v, t. 189, f. 1922-23. — Lister, conch., t. 571, f. 22. — Linn. trans., vi, p. 225.

NERITA NITIDA. Don., brit. shells, Iv, t. 144.

C'est une autre espèce de Nerila, ressemblant beaucoup par son extérieur à la Glaucina, mais les tours supérieurs ne sont pas aussi latéraux, et elle en diffère un peu en ce que l'ombilic est à demi fermé ou lunaire ; sa couleur est d’un blanc pur et trèslustré. Diamètre d'un demi-pouce à peine.

M. Donovan nous a assuré qu'on l’a trouvée non-seulement parmi les coquilles de Da Costa, avec une note affirmant qu'elle était d'Angleterre, mais encore que M. Leay l’a découverte dernièrement près de Caithness, en Écosse. Nous avons également trouvé la même espèce dans le détroit de Forth.

Elle n'est pas rare parmi les coquilles de l’ouest, et quelques personnes l'ont prise pour la Mammilla de Linné, mais elle paraît en être distincte.

NERITA TUBEROSISSIMA. PI. xn, fig. 7.

Coquille pellucide, blanche, avec trois ou quatre tours; sur le plus grand, il y a trois

ou quatre élévations tuberculées ; les tours supérieurs sont très-petits, l'apex grêle, l'ombilic large. Diamètre, un huitième de pouce ou plutôt plus.

Le dessin de cette coquille a été fait d'après un échantillon du cabinet de M. Laskey, qui le prit en pêchant dans l'eau profonde du détroit de Forth. On n’en a encore ren: contré qu'un seul individu vivant.

NERITA RUFA. PI. xu, fig. 9.

NeRiTA RUFA. Gmel., syst., p. 3672. — Chem., conch., v,t. 187, f. 1874-75.

NERITA SPADICEA. Gmel., syst., p. 3672.— Chem., conch., v, t. 187, f. 1872-73?

Coquille unie, lustrée et de couleur pourpre livide, avec une bande blanche autour du sommet des tours et deux autres sur le plus grand. Son diamètre dépasse un demi-pouce.

C’est une autre espèce de Nerita qui ressemble quelque peu à la N. glaucina, mais elle en diffère essentiellement par l'ombilic. La lèvre interne et réfléchie forme une large projection qui rétrécit la perforation ombilicale et occasionne un rapprochement de chacun des côtés; les tours sont à peu près en nombre égal, plutôt plus latéraux, et les seconds plus renflés.

Prise sur la côte près de Dunbar, en Écosse, par M. Laskey.

On rencontre quelquefois sur la côte de Devon une coquille qui ressemble beaucoup à celle-ci, mais de moindre grandeur, la plus grande qu’on ait trouvée jusqu'ici n'atteignant pas un quart de pouce en diamètre. L’ombilie, dans celle-ci, forme un canal à l'extrémité de la lèvre interne, comme dans l’Helix lacuna, et pourrait la faire prendre pour cette coquille, si ce n'était la grande différence qui existe dans leur texture, celle-ci étant épaisse et forte, l'autre mince et fragile. Ces coquilles, que nous avons prises pour de jeunes individus de la N. rufa, sont quelquefois d'un blanc pur ; d’autres, couleur de chair, et quelques-unes ont différentes nuances du châtain au pourpré: les échantillons les plus foncés possèdent tous la bande blanche autour du sommet du plus grand tour, et quelquefois d’autres au-dessous. Le spécimen le plus élégant a legrand tour châtain avec une bande blanche et les régions ombilicales pareilles, les autres tours sont d'un beau pourpré pàle. La grande disproportion qui existe entre le second et le troisième tour dans ces coquilles plus petites est très-considérable, et rend le second extrêmement rond et renflé.

Nous sommes très-porté à croire que ce sont des jeunes AN. rufa, parce que nous en avons rencontré de semblables parmi quelques petites coquilles prises sur la même partie de la côte d'Écosse, quoique nous ayons renvoyé, tout en hésitant, à la N. spadicea, comme en étant une variété, et venant toutes deux de l'ile Maurice, en Afrique. Cependant Chemnitz fait remarquer surtout les différences de l’ombilic, et dit qu'il ne faut pas les confondre.

Ayant envoyé un des plus petits échantillons à notre ami le conchyliologiste M. Rackett, 1l nous à assuré, après l'avoir comparé avec la Cochlea parva de Da Costa, dans la collection Pulteney, que c'était cette espèce-là ; ainsi le renvoi qu'a fait cet auteur de notre Turbo quadrifasciatus au Cochlea parva indique la place de cette coquille.

I n’y a pas le moindre doute que dans un àge avancé ce ne soit la Nerita rufa de Gmelin, d'après la description qu'il en a faite, et surtout parce que pour le dessin il renvoie à la figure de Chemnitz, qui est tellement semblable à un spécimen en notre possession qu'elle peut très-bien passer pour en être la copie. C'est aussi une espèce des Indes occidentales.

[3] et

PATELLA.

PATELLA CÆRULEA.

PATELLA CÆRULEA. Gmel., syst., p. 3697. — Pull., Hutch. Dorset, t. 23, f. 6.

Toujours désireux de rectifier les erreurs dans lesquelles nous avons pu tomber parce que nous n'avions pas eu assez d'occasions de déterminer entièrement toutes les espèces dont nous avons été forcé de parler, il est à propos de remarquer ici qu'une circonstance récente nous à conduit à croire aujourd'hui que les coquilles que nous avions d’abord considérées comme de vieilles Patella pellucida, sont distinctes; c’est pourquoi nous prions de les séparer, et de rétablir les synonymes de cœrulea donnés à la Pellucida dans les Testacea Britannica. H faut ajouter que la principale différence de la Pellucida est son apparence d’ovale régulier et convexe avec un sommet à peine sensible; mais quelque petit qu'il soit, il est toujours près du bord; cette espèce est en outre toujours transparente et a rarement plus de quatre ou cinq lignes bleues, La forme de la Cœrulea, au contraire, varie extrêmement à tous les âges : quelques-unes sont très-déprimées; d’autres très-élevées, et l'apex n'est jamais si bas qu'il soit privé de bord. Elle est aussi ordinairement rayée, à partir du sommet sur tous les côtés, de quelques lignes bleues peu nombreuses sur un fond brun; le sommet est généralement décortiqué, mème dans les exemplaires les plus petits, etsouvent abrupt; quelquefois on y observe une ou deux marques noires, surtout lorsque l'individu est âgé. Quelquefois il ne reste que cette partie de la coquille, soit qu'elle ait été séparée par accident, soit qu'étant plus épaisse elle résiste tandis que l’autre partie s’use. Une observation récente nous porte à croire que c’est cet état que nous avons considéré comme constituant une espèce distincte que nous avons décrite dans la première partie de cet ouvrage, sous le nom de bimaculata. Ce qui nous fait tenir à cette opinion, c’est l’observation de M. Laskey, qui a eu de fréquentes occasions de l’examiner sur les côtes d'Écosse, Cela admis, la Patella bimaculata doit être rejetée du catalogue des coquilles d'Angleterre.

PATELLA INTORTA.

PATELLA INTORTA. Br. zo0l., t. 90, f. 448. — Don., br. shells, v, t.146. — Linn. trans., VII, p. 231.

Le graveur de M. Pennant n'ayant pas été très-exact dans la copie de cette coquille, nous avions été porté à croire que ce n'était qu'une variété de la Patella pellucida ; cependant, ayant eu récemment occasion d'examiner une coquille découverte par M. Laskey, dans la baie de Bideford, sur la côte nord du Devon, et ensuite sur la côte d'Ecosse, coquille qu'il considère comme l'Intorta de la British zoology, nous sommes obligé de prier qu'on veuille bien rayer le renvoi de cette coquille au nom de P. pellucida.

Coquille ovale, avec plus de vingt rides équidistantes, tuberculées, et quelques-unes plus petites et obsolètes. Sommet situé à une extrémité et incliné en bas; couleur d'un rouge brun: quelques-uns des tubercules sont toujours noirs; intérieur plus pâle; le bord est légèrement dentelé par les rides. Longueur, trois quarts de pouce; largeur, plutôt plus d'un demi-pouce; hauteur, plutôt moins. À distance, elle à la couleur et quelque peu l'apparence d'une noix muscade,

M. Donovan a donné une très-bonne figure de cette coquille, et remarque avec beaucoup de justesse qu'elle est tout à fait distincte de la Mamillaris de Gmelin.

PATELLA PARVA. Z

PATELLA VIRGINEA. (mel. syst, p. 3711.— Mull., zool. Dan., 1, t. 12, f. 4, 5. — Linn. trans., vur, p. 235. — Pult., Hutch. Dorset, t. 14, £. A1.

PATELLA APERTURA.

PATELLA FISSURELLA. Mull., zool. Dan., 1, t. 24, f. 4, 6. — Id. Prod., n° 2865.

PATELLA APERTURA. Linn. (rans., VIN, P. 236.

C'est sans aucun doute la Fissurella de Muller, mais son dessin ne semble pas fortement ridé ou tuberculé comme nos coquilles, et il est marqné de deux bandes d'un rougebrun. Cet auteur en parle comme étant rare sur les Fucus. Fabricius l'a trouvée dans les mers d'Islande, adhérente aux pierres.

DENTALIUM.

DENTALIUM STRIATULUM.

DENTALIUM STRIATULUM. Linn. trans., VIN, p. 258.

DENTALIUM OCTANGULATUM. Don., br. shells, v, t. 162.

Il est fort peu douteux que ce ne soit le D. striatulum de Gmelin, p. 5738, et figuré par Martini, vol. 4, tab. 1, f. 5, B, comme aussi par Lister, Lab. 547, fig. 4, 6.

On dit qu'on a trouvé plusieurs de ces coquilles sur les sables, près de Lelant, dans le Cornouailles. Longueur, environ deux pouces.

La coquille est décrite comme étant blanche, quelque peu courbée, avec huit côtes ou angles, et trois stries intermédiaires.

La seule différence qui existe entre ce Striatulum et celui de Gmelin est dans la couleur, qui est verte dans cette coquille, avec une pointe blanche, et quelquefois tachée de marques accidentelles.

STRIATUM.

Dentalium dentalis. Lin. trans., vx, p. 237.

Il est possible que ce soit le Dentalis de Linné.

SERPULA ET VERMICULUM.

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