MYA PUBESCENS
MYA PUBESCENS. Pult., cat. Dorset., p. 27.
Mya pecLivis. Brit. zo0l., n° 45? — Turt., Lin., 1v, p. 175.— Don., br. shells, II, t. 82.
Mya. Coquille très-mince, fragile, ovale, blanche, tronquée à la plus petite extrémité. Vu au microscope, l'extérieur paraît, dans les plus grands exemplaires, chagriné, et il est rude au toucher; stries légères, concentriques; derrière l’échancrure du ligament, l’une des valves se tourne singulièrement, et embrasse le bord de l’autre valve ; le crochet est à peu près central, aigu et un peu oblique; charnière pourvue d’une surface large en forme de dent, dirigée en dedans de chaque valve, et à laquelle est fixé le ligament; intérieur blanc et brillant. Dans les jeunes coquilles, les dents ne sont pas très-visibles, et l'extérieur n’est pas aussi rugueux.
Cette espèce n'est pas rare; elle est petite, et a été prise dans le sable du port de Falmouth ; on la rencontre quelquefois sur la côte du Devonshire. Nous en avons reçu une qui fut prise au filet, et dont la largeur était de deux pouces et la longueur d’un pouce et quart. Le docteur Pulteney, qui dit que cette coquille fut indiquée pour la première fois par feu la duchesse douairière de Portland, rapporte qu'il a vu un exemplaire d'une longueur de deux pouces et demi, et d’une largeur de trois pouces trois quarts; il avait été pris à Weymouth.
Nous avons des motifs pour croire que la coquille adulte de cette espèce est la Mya declivis de M. Pennant, qu'il décrit comme se trouvant habituellement vers les Hébrides, et dont l'animal est recherché sur les meilleures tables. La figure que donne le même auteur, pour la Tellina fragilis, t. 47, f. 26, ressemble tellement par sa forme aux plus petits exemplaires de la M. pubescens, que nous n'eussions pas eu le moindre doute que ce ne füt la même espèce, s’il ne l'avait pas placée avec les tellines. La description répond si bien aussi à notre coquille, que nous sommes presque porté à croire qu'on n’a pas assez soigneusement examiné la charnière ; ce n’est certainement pas la T. fragilis de Linné.
Le docteur Pulteney confond la T. fragilis de la Zoologie britannique avec la M. prætenuis; mais cette coquille n’est jamais si tronquée que la figure donnée, tandis que la M. pubescens l’est toujours. La dent la plus large des exemplaires de cette coquille présente une petite saillie ou denticule qu’on n'observe pas dans les plus jeunes.