‹ Bibliothèque conchyliologiqueChapitre 96 sur 500 · CARDIUM AMNICUM · texte numérisé non relu

CARDIUM AMNICUM

TELLINA AMNICA. Gmel., syst., p. 3242.—Turt., Lin., iv, 197. — Muller, verm. p. 205, n° 389.— Chem., conch., vi, t. 13, f. 134. — Gualt., t. 7, c, c. — Shræl., Flussconch., p. 193, n° 19, p. 194, n° 47, 48, t. 4, f. 7, a, b. },

TELLINA RIVALIS. Lin., trans., 11, p. #4, t. 13, Ê. 37, 38. — Turt., Lin., 1v, p. 187. — Don., br. shells, 11, t. 64, f. 2.

CarpitM. Coquille mince, subpellucide, subovale, convexe, sillonnée transversalement; umbo placé très-près d’un côté ; charnière munie d'une dent centrale et de deux dents latérales de chaque côté dans une valve, l’une parallèle à l'autre, la dernière très-petite ; il y a dans l’autre valve deux dents primaires rapprochées et placées obliquement, avec une dent latérale de chaque côté : couleur de l'espèce précédente ; taille de beaucoup inférieure. La longueur est rarement de trois huitièmes de pouce, la largeur d'un demi-pouce.

En Angleterre on s’est longtemps mépris sur cette coquille, jusqu'au moment où le docteur Maton en a établi la distinction dans les Transactions linnéennes. Le docteur dit qu'il la trouva en général sur les parties calcaires du lit de l'Avon et dans les ruisseaux qui communiquent avec cette rivière près de Salisbury.

Nous l'avons trouvée assez communément au nord de l'Avon, dans le Wiltshire, rivière différente de celle mentionnée plus haut, coulant au nord de ce comté, et se jetant dans le canal de Bristol, tandis que l'autre coule dans le Hampshire et se jette près de Christchurch.

Nous l'avons rencontrée aussi dans d’autres endroits, particulièrement dans les ruisseaux des prairies, près de Wareham, dans le Dorsetshire, mais elle ne s’y trouvait pas en si grande quantité que le C. Corneum.

I n'y a pas de doute que cette coquille ne soit la Tellina amnica de Muller, qu'il décrit très-bien ainsi qu'il suit: Testa subcordiformis transversim sulcata, umbone obluso. il est à regretter qu'on ait adopté dernièrement le nom de Tellina rivalis pour cette coquille, car il peut encore produire de la confusion, puisque Muller à donné déjà ce nom à la T. Cornea de Linné.

On la distingue promptement de cette coquille en ce qu'elle est d'une forme plus ovale, d’un aspect fortement silionné, et en ce que l’umbo n'est pas au centre : la charnière est aussi beaucoup plus forte, et les dents, quoiqu'un peu semblables, sont beaucoup plus grandes et plus visibles,

Notre digne ami, le docteur Pulteney, ne paraît pas avoir établi suffisamment la différence au sujet de son Cardium amnicum, pour nous faire considérer cette coquille comme n'étant pas une variété du C. Corneum.

Une petite coquille, qui n'a pas plus d'une ligne de longueur, semblable à celle-ci

MONTAGU. x)

dans son ensemble, mais un peu plus cordiforme et renflée, avec des dents fortes en proportion, est commune dans la plupart des eaux habitées par les deux espèces précédentes, et se trouve souvent en grande quantité dans la vase ou le fond des ruisseaux, des étangs et même des fossés, où l'on n'en trouve aucune de taille plus grande; mais nous ne pouvons décider si elle est réellement distincte, Néanmoins, il est nécessaire de remarquer que le Cardium amnicum jeune, est toujours plus comprimé, quoiqu'aussi

grand.

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