ANONYMES
Serpent contre serpent.
Un {:;ros serpent mordit Aurèle, Que croyez-vous qu'il arriva ?
Qu'Aurèle en mourut ? liajïatelle !
Ce fut le serpent qui creva.
Naïveté.
Un boucher moribond, voyant sa femme en pleurs,
Lui dit : Ma femme, si je meurs, Comme en notre métier un homme est nécessaire, Jacques, notre garçon, ferait bien ton aft'aire : C'est un fort bon enfant, sage et que tu connais. Épouse-le, crois-moi; tu ne saurais mieux faire.
Hélas ! dit-elle, j'y songeais.
Épitaphe rie Didon l.
Pauvre Didon, où t'a réduite De tes maris le triste sort - !
L'un en mourant cause ta fuite; L'autre en fuyant cause ta mort.
Un litre d'admission à l'Aeadémie française.
Quand Alcippe se présente.
Pourquoi tant crier haro?
Dans le nombre de quarante Ne faut-il pas un zéro ?
1 Traduclion de YEpitaphimn Didonis , par Ausone, poëte et rhéteur du quatrième siècle :
Infelix Dido, nuUi bene nupla marito, Eoc pereiinte fufçis, hoc fugiente péris.
3 Le triste sort ne convient tpi'au premier de ses maris.