Chron.y ibid., pp. 87 et
9. Fragmentum Historiœ Andegavensis (Chron, des Comtes d'Anjou, p. 376).
10. Mars 966 ; c . . . Novimus curtim Maironis, sitaxn in pago Pictavensi totum ad integrum Sancti Albinl juris » (aujourd'hui Méron, canton de Montreuil-Bellaj, Maine-et-Loire). — Cartul, S. Aubin, fol. 75 recto; éd. de M. Bertrand de Broussillon, n* CCXXIV;— aa* dissertation de Grandet (Ms. n« 617, Bibl. d'Angers).
i6 bibliothAqdb d^amjou
s. Aubin^ Albert, dans le dessein de contribuer au renouvellement de ce Monastère et à son agrandissement, à condition néanmoins queles Moines Tagréeroient. Et, il leur donna pouvoir de choisir après la mort de cet abbé celuy qu'ils voudroient. Il leur accorda en mesme temps que la puis* sance du Vicaire n'auroit point lieu dans leurs terres, si ce n'est pour l'homicide, le vol et Fincendie. Enfin il leur restitua tout leur domaine*.
Geoffroy fit cette bonne œuvre pour la gloire de Dieu en présence de Néfing[ue, Evesque d'Angers et des Seigneurs ses vassaux, pour le repos de son père Foulque, de sa mère Gerberge et de ses autres parents. L'Evesque Nefingue ajouta des peines ecclésiastiques contre ceux qui usurperoient les biens ou qui feroient injure aux Religieux de S. Aubin. Cette charte de Geoffroy a esté publiée par le Père Martene *.
Adèle dite Blanche d'Anjou, sœur de Geoffroy épousa Guillaume I, Comte de Provence et d'Arles % et fut mère de Constance, femme du Roy Robert. Ainsi, elle fut unte de Foulque Nerra, à la mode de Bretagne, c'est-à-dire sa cousine germaine ; ou plutost : Arsinde fille de Geoffroy et sœur de Foulque Nerra, épousa Guillaume Taillefer, comte de Toulouse, et eut de son mariage, la Reine Constance ; ainsi cette princesse fut nièce de Foulque Nerra. C'est le sentiment des Historiens de Languedoc, qui paroist fort bien appuyé *.
GUI D'ANJOU, EvESQUB du Put £n Vbllat.
Ann. 1000. — Gui, fils de Foulque le Bon Comte d'Anjou et de Gerberge, firère du Comte Geoffroy, dont nous venons de parler, renonça au monde et prit l'habit monastique dans l'abbaye de Cormeri en Touraine, de l'Ordre de S. Benoist, dont il fut ensuite Abbé, et de Ville-loin dans la mesme Province, de Ferrières en Gastinois, et de S. Aubin d'Angers*. — L'an gôS, il renonça à l'Abbaye de Villeloinet permit aux Moines d'élire un autre abbé.
L'an 966, il permit qu'on chassast les Chanoines du Monastère de S. Aubin, et qu'on y mist des Moines et un Abbé nommé Widbold*, qui, trois ans après, eut pour successeur Albert'. D'autres, comme nous avons remarqué disent qu'Albert en fut le premier Abbé, Tan 966.
Lorsqu'il fut fait Evesque, il se démit encore de l'Abbaye de Cormeri.
En 963, ayant regret des fautes qu'il avoit commises dans le gouvernement des Monastères dont il s'estoit chargé, et pour réparer les dommages qu'il leur avoit causez, il pria ceux à qui il avoit donné des Terres en fief, de les restituer aux lieux dont elles dépendoient, et il restitua celles qu'il en avoient séparées. Le P. Mabillon a publié la Lettre circulaire que Gui avoit rendue pu-
I. Tresvaiix, appcnd. IV (p. 443), citée suprà; — Mabillon, Ann. Benedict. III, p. 524; — d'Achéry, Spicil. III, p. 377.
a. Amplissima colleetio, t. IV, col.
3. La chronique du Puy dit Etienne !•' de Gévaudan (Mabillc, Introd. auxChrwiq, des Comtes d'Anjou, p. LXVIL
4. Hist. du Languedoc, de D. Vaissète |V. t. IV de la nouvelle édit. des additions de Mabille aux note» a6 et 29 et ta lavante dissertation sur cette parenté dans Y Introd, aux Chron. des Comtes d'Anjou^ p. LXXII et LXXIII à LXXVII; ainsi que Y ancienne édit, ^ t. II (pp. 601 à 606).
5. Chroniq. des Eglises d'Anjou (StMaixent, p. 408).— Gallia christ.^ nov., t. XIX, col. 606.
6. Ou Guibaud (charte du 10 juin 966. — D'Achery, Spicil, t. IH, p. 377).— Introduction aux ehoniq, des Comtes d'AnjoUf p. LXIX.
7. Charte de St Aubin, Tresvaux. App, /K, p. 413. — Roger (.Histoire d'Anjou^ p. 118).
blique sur ce sujet *• Il dit qu'il avoit fait cela par le conseil de son oncle Gui, Evesque de Soissons et de FAbbé Hyncmar.
Enfin, Tan 975, il fut ordonné Evesque du Puy malgré luy, par la volonté du Roy Lothaire. Il y fut reçeupar ses neveux^ Ponce et Bertrand fils de sa sœur Adèle ou Adelals, femme de Guillaume Comte de Provence. Il prit grand soin dMtablir la paix ou la Trêve de Dieu, et de reprimer les ravisseurs des biens d'Eglise. On trouve une pièce dressée, Tan 996, où on voit une partie de ses actions. On voit aussi les Statuts qu'il dressa dans une assemblée d'Evesques et de Seigneurs pour la Trêve de Dieu. Mais M. de Marca révoque en doute l'authenticité de cette pièce sur une raison qui est fort considérable *•
Ce bon Evesque fit bastir une Eglise à Dieu sous l'invocation de S. Michel ' sur la croupe d'une haute montagne et il fonda un Monastère dans la Ville sous le nom de S. Pierre, où il fut enterré après sa mort. L'auteur des Gestes des Comtes d'Anjou écrit que Drogon son frère luy succéda dans l'Evesché du Puy ^. Mais cela ne paroist pas vrai, puisque Estienne son neveu fut déposé par Grégoire V dans un concile tenu à Rome parce que son oncle Gui l'avoit élu Evesque sans la volonté du Clergé et du peuple, et qu'il avoit esté ordonné après sa mort par deux Evesques'. Ce concile fut tenu Pan 998, en présence de l'empereur Othon III, et cette sentence fut reçeuë en France car Théotard, Moine d'Aurillac ayant esté élu, Silvestrell confirma l'élection, et sacra luy-mesme Theotard, comme le Concile l'avoit réglé. Il défendit aussi à tout autre Evesque d'entreprendre de l'excommunier ; ce qu'il fit sagement» parce que l'Archevesque de Bourges qui avoit sacré Estienne, eut pu excommunier Théotard comme un intrus, car le Puy estoit dans la Métropole de Bourges.
Gui mourut au commencement de 998, au plus tard, et Théotard n'a pas passé Tan looi.
RAINAIÎLD I, Evesque d'Angers.
Ann. 1006. — Après la mort de Nefingue, Rainauld fut mis en sa place, et fut ordonné Evesque d'Angers, l'an 973, par Hardoûin Archevesque de Tours*. Il estoit fils de Rainauld et de Richild, nobles François. Il eut un frère, nommé Hugue. L'an 1 001, il rendit aux chanoines de son Eglise, deux Eglises qui avoient esté possédées par ses ancestres ', et qui luy appartenoient par cette raison. Il fit cette restitution par un acte authentique, qui est un monument illustre de sa piété. C'est pourquoy le pape Jean l'en loOa par une lettre qui est aussi conservée dans les archives de l'Eglise d'Angers. Il fit aussi quelques restitutions à l'Abbaye de S. Serge dont il estoit abbé ; ce qui fut confirmé par le Roy Robert*.
L'an ioo3, il fit bastir et il dédia l'Eglise du Pont de Sée*. Enfin, il donna ses biens par son testament à son Eglise Cathédrale de S. Maurice **.
t. AtnuU. Bentd, (t* III, p. 534). — Ckroniq. det Comtes d'Anjou (introduction, p. LXVIII). a. Pierre de Marca {Hispanica Marca, p. 418). — Gallia Christ., t. Il, vet. col. 696.
3. St Michel l'Aiguille, dédicace du 8 juillet 973 ; C. Port, Dict. de Maine-et-Loire (t. II. p. 337) et Thomas de Loches, — Chroniq, des Comtes d'Anjou, p. 3aa.
4. Gesta Cons. Andeg.; d'Achery Spicil, t. X, p. 434-444. — Cf. Chroniq. de Touraine, p. 144.
5. Cf. Mabille, Introduction aux chroniq. des Comtes d'Anjou (p. LXVI).
6. Chroniq. des Eglises d'Anjou (St Florent, en 975, et St Aubin, en 974, Vendôme, 973 (pp. 22, i63 et 186).