V. ci-dessus, note i
(a). Le Père Mabillon la met Tan 1009. — Gallia christ, nov,, t. XIV, col. 558*.
6. Histoire de Tabbaye de S* Florent, (Mm. Archives de Maine-^^Loire ; Bibi. d'Angers, n* 769 ; Bibl. Nat., n* 19862, et t. II, des Archives d'Anjou, p. 99, fragment); — Cf. Ménage, Histoire de Sablé> i** partie, pp. 8, 9, i52. — Bodin, Recherches, t. I, p. i38 et t. II, p. i3o.
7. Cartul de 5« Maur-sur-^Loire, (n* XXXIII, Archives d'Anjou, 1. 1, p. 329).
8. V. Bulletins de la Société de statistique des Deux-Sèvres, t. I, pp. 52, 162, 292 et 5 12.
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céda PEglise et la Seigneurie de Mazé* à Foulque Nerra, Comte d'Anjou, pour rEvesché d'Angers que ce Comte donna à son fils Hubert, Tan 1006^ selon les Chroniques de S. Aubin et de S. Florent *. Hubert, est un des Evesques d'Angers qui a esté le plus aimé et qui a esté le plus regretté après sa mort. En effet, il etoit honneste, charitable, bienfaisant, et il procura à tous les corps tout le bien qu'il put. On ne luy sçauroit reprocher que l'affaire suivante. S'estant joint à Foulque Nerra, Comte d'Anjou, contre Odon, Comte de Tours, et ayant fait de grands ravages en Touraine *, Hugue Archevesque de Tours excommunia Foulque et interdit TEvesque Hubert. Ce prélat méprisa cette excommunication, il écrivit à Hugue qu'il avoit passé son pouvoir, qu'il n*avoit rien fait qu'en conséquence des ordres du Roy ; et, il ne cessa point de célébrer les divins mystères. C'est ce qu*il marquoit dans la lettre qu'il écrivit à l' Archevesque qui récrivit à Hubert une grande Lettre pour justifier ce qu'il avoit fait, et prouver que l'Evesque d'Angers devoit se soumettre à la sentence de son supérieur. Nous n'avons pas la Lettre de Hubert.
Pendant son pontificat Foulque Nerra fonda à Angers l'Abbaye de S. Nicolas et celle du Ronceray *. Hubert consacra l'Eglise de la première l'an 1020 *, et l'autre huit ans après*.
On trouve dans les Archives de l'Eglise d'Angers un Ecrit de Hubert, fait dans le temps qu'il fit la Dédicace de son Eglise, où il nous apprend qu'avec le secours de son père et de sa religieuse mère, il avoit entrepris de rebastir dès les fondements son Eglise Cathédrale de S. Maurice, qui estoit preste de tomber en ruine, tant à cause de l'ancienneté de sa structure, que pour les incendies qu'elle avoit soufferts autrefois, et de la rétablir dans son ancienne solidité et beauté autant que son pouvoir et ses forces le luy avoient pu permettre '. Il parle avec un grand sentiment de piété et de reconnoissance envers Dieu qui luy avoit fait la grâce d'achever cette entreprise, et de l'avoir conservé en santé jusqu'au jour de la Dédicace qu'il avoit tant désirée, ce qu'il fit le 21 d'aoust l'an 1025, comme nous croyons, et cette époque nous paroist s'accorder très-bien avec la lettre d'Isembert, Evesque de Poitiers, qui s'excusa de se trouver à cette feste à cause des affaires du Duc Guillaume qui pensoit au Royaume d'Italie. Cette lettre qui est fort honneste nous apprend que Hubert l'avoit invité à sa Dédicace. Hubert dans cette cérémonie suivit les rites de l'Eglise Romaine, et il fit une (•) donation de quelques-uns de ses biens. L'an 102 1, il bénit Frédéric, Abbé de S^ Florent de Saumur, homme d'un grand mérite qui avoit esté tiré de l'Abbaye de Marmoulier*. Et, vingt ans après, il dédia l'Eglise de ce Monastère avec Arnoul, Archevesque de Tours **, Isembert de Poitiers et Gautier de Nantes. Cette dédicace fut très-solennelle, Geoffroy Martel y assista avec sa femme et sa mère. Hubert assista à la Dédicace de l'Eglise de S. Léonard de Bellème dans le Perche, et à celle de la S*« Trinité deVandôme, l'an 1040, qui fut très-célèbre".
I. CartuL de Vendâme (1049)9 (f^ 48ct f iSg; — siège d'une viguerie. Archives d*AnJ4}Uy t. I, p. 326). a. V. note i qui précède, p. 23.