‹ Bibliothèque d'AnjouChapitre 46 sur 89 · Gall. christ, nov., t. XIV, col. 670, et note précédente · texte numérisé non relu

Gall. christ, nov., t. XIV, col. 670, et note précédente

BIBLIOTHÈQUE d'aNJOU 5i

Grecia fit encore une Donation à l'Abbaye de S. Nicolas, Pan 1062,' [après la mort du Comte Geoffroy. On lit dans VHistoire deVAbbayedeS. Nicolas^p. 4S^, Tan 1092, mais c^est une faute de rimprimeur qui est évidente.

Grecia avoit un frère nommé Renauld, qui donna son nom à son neveu, Tarchevesque de Reims, dont j'ay parlé. Il est temps de revenir à Berlay III, petit-fils de Grecia. Il fonda, Tan iio5, le Prieuré de S. Pierre de Monstreûil. Il luy donna plusieurs biens et pria Lambert, Abbé de S, Nicolas d'Angers, d'y mettre douze de ses Moines, dont l'un seroit Prieur, pour y vivre régulièrement. Il en fit une Donation authentique, dont l'acte se trouve dans VHistoire de VAbbajre de S. Nicolas ; il y prend la qualité de Serviteur des Serviteurs de Dieu *.

Berlay III fit cette fondation pour le salut de son ftme et de sa femme, Agnès, surnommée Orgueilleuse, de son père et de sa mère, de son ayeul et de son ayeule, de Rainauld, Archevesque de Reims, et de Hugue, ses oncles. Giiduin, Seigneur de DoQay, son neveu, consentit à la Donation qui se fit le 6 de février, mais l'acte fut lu et confirmé le 20 du mesme mois. L'Abbé Lambert estoit présent, et il semble que Berlay l'investit avec sa crosse. Il laissa un fils nommé Girauld II de ce nom *.

Girauld, père de Berlay III, avoit fait une Donation considérable à l'Abbaye de l'Absie, qui donna lieu à la Fondation de l'Abbaye de PAbsie en Brignon \

Girauld II, fils ou petit fils de Berlay III, fut assiégé par .Geoffroy le Bel, fils de Foulque, Roy de Jérusalem. Le Siège dura un an entier, d'autres disent trois; Girauld fut enfin obligé de se rendre, l'an 11 5 1, et Geoffroy fit raser la forteresse*.

Anonyme d'Anjou, Historien

Ann. 1110. — On trouve dans le second tome du Trésor des Anecdotes*^ que Dom Edmond Martenne a donné depuis peu au public, un morceau de VHistoire de la Bretagne Armorique, qu'il a tiré de la Chartreuse du Val-Dieu. L'Éditeur croit que l'Auteur a écrit dans le douzième siècle au plus tard. Il y a tout lieu de croire qu'il estoit Angevin, car il est parfaitement instruit de ce qui regarde l'Église d'Angers.

Il est remarquable, qu'il a compté les années du monde tant selon le texte hébreu, que selon les 70. Il marque la naissance de Jésus-Christ, l'an du monde, 3952, selon l'Hébreu, en quoy il a suivi le calcul du Vénérable Bède, et l'an 5320 selon les 70.

Le Baud, Historien de Bretagne, avoit lu cet ancien auteur; car voici ce qu'il écrit ': « Lambert « s'enfuit à Craon, une ville qui lors estoit du territoire de Nantes, y appartenant par le droit de

I. Par Laurent Lepelletier; — Hauréau dans le GalU christ, noif,^ col. 670. dit. Il des Calendes de juin ou de juillet. 3. V. note 7 de la page précédente.

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