Le Baud, Histoire de Bretagne, p. io
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c S. Clément, un Monastère de la Cité^ auquel la sœur d'iceluy Lambert^ nommée Doda « présidoit. » Le Baud a traduit assez bien nostre Auteur qui parle ainsi : c Dimittens autem Comitatumj (Lambertus), fugit usque Credonem, tune temporis Nannetici territorii, vicum Jure S. démentis Civitatis Nanneticœ Monasterio pertinentem; cui Alba tissa, Soror hujus Lambertif nomine Doda, prœsidebat, »
Il dit, que Ingrande s'appelloit autrefois, Quiriacia aula,
II fait un portrait affreux des mœurs des Bretons, qui convient fort bien à ce que Marbodus, Evesque de Rennes, et Baudri» Evesque de Dol, en ont écrit*.
Enfin ce qu^on lit ici, (Col. 83 1 c. Mense Junii), Normanorum ferox natio..., se trouve en propres termes dans un ancien monument de l'Abbaye de S. Serge, qui est publié*, d'où nous apprenons qu'il y a ici une faute i/erox natio universa classe advecti; car on lit dans le Manuscrit de S. Serge : numerosa classe advecti, ce qui est la vraie leçon et qui donne lieu de croire que nostre Historien estoit Angevin.
MARBODUS, EvESQUB de Rennes, de l'ordre de S. Benoist
Ann. 1128. — Marbodus, prélat célèbre par son esprit, sa science, et sa grande piété, naquit à Angers, l'an io36 ou io35 *. Ceux qui l'ont fait Manceau n'avoient aucune connoissance de sa vie ^. On a aussi beaucoup altéré son nom car il est nommé dans quelques livres manuscrits et imprimez : Merbodus, Merbolde, Marbodée, Meraubode, Meraubaud, noms que Comarius a trouvez dans divers Manuscrits", Le dernier Editeur de Marbodus et d'Hildebert dit, que Marbodus estoit fils de Robert surnommé Pellicier et Paramentier, et qu'il eut deux frères, Hugue et Salomon. D'autres produisent» je ne scay quel titre, où Marbodus, fils de Roben Pellicier, a eu un frère nommé Parganel*. Tout cela ne paroistpas fondé et ne mérite aucune attention. Le dernier Editeur de Marbodus, qui trouve ce Prélat dans plusieurs Le^re^ d'Hildebert, sans aucune apparence de raison s*est imaginé particulièrement, que la Lettre 3 du Livre 2 est adressée à Marbodus, qui n'estoit pas encore Evesque de Rennes ; néanmoins elle est écrite à un Evesque ; mais ce qui ne peut venir que d'une inadvertence inconcevable, il dit : que cette Lettre a esté écrite, vers l'an 1098, et que cet Evesque est Raynauld de Martigney, quoique Raynauld n'ait esté élu et sacré Evesque qu'en i loi '.
I. Marbode, satire sur Rennes,'^^ Urhs Redonis, » (Beaugendre, col. iSjb etRopartc S. p. loa, IV; — Baudri, Vita Roberti de Arbrisello), 3. Chroniq. des EgU d'Anj., (S* Serge), p. 1 3o.
3. Cf. Hist. littéraire, t. X, p. 243; — D. Chamard, Vie des S^personnag, de VAnj., t. II, p. i3o, (ann. 1040); — Rangeard, Hist. de VUnivers, d'Ang,^ t. II, p. 60 et t. I, p. 34, ch. XVII; — V. L. Ernault, Marbode, sa vie et ses ouvres, p. 5; — S. Ropartz, Poèmes de Marbode^ introd»^ p. 4; — Hauréau, Gallia. chr,^ t. XIV, col. 746.
4. Non plus que ceux qui le disent anglais, comme le font les auteurs de cette nation : J. Balée, script, illust. maj. Britan. catal, p. 164; Pitseus, de illust. Angl. script., t. I, pp. i85, 186; et après eux, P. Leyser, Hist. des Poètes et des Poèmes du moyen-âge; — Fabricius, Bibliothec. latina mediœ et infimœ œtatxs et Moréri lui-môme ; — V. B. Roger, Hist, d'Anj. p. 234.