V. Ms. Bib. d*Angers, 875, t. I, p
8. V. Marbode (éd. Beaugendre, Vie de 5. Magnobode; — Bodin, Recherches historiques sur VAnjou^ t. I, p. 90 et note 3 de D. Chamard, 1. 1, p. 33o, Vies des Saints de l'Anjou).
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Evesque y (ut enterré après sa mort qui arriva selon quelques auteurs vers l'an 654. Mais les autres n'ont osé fixer le temps de sa mort.
Il y a des scavants qui croyent que la vie de S. Maurille écrite par S. Maimbeuf est celle qui se trouve dans Surius au i3 de septembre, mais qu'elle est corrompue par les additions de Rainon Evesque d'Angers, qui vivoit dans le dixième siècle, et que l'ouvrage de S. Maimbeuf dans sa pureté se conserve Manuscrit dans la Bibliothèque de S. Victor de Paris, où le Père le Cointe dit qu'il l'a lu avec d'autant plus de plaisir qu'il luy a paru plus simple S Launoy a publié le Manuscrit de Claude Menard, mais on y avoit fait quelque retranchement*.
S. Maimbeuf est honoré dans le diocèse d'Angers le 16 d'octobre. Il eut pour successeur Niulfe, qu*on doit vraisemblablement distinguer de Niuife, abbé de S. Aubin. Mais quelques auteurs mettent U mort de ce Saint Evesque le 5 de novembre l'an 655.
ANONYME d'Angers, Autbur db la vis de S. Maimbœop
Ann. 700. — On trouve une vie manuscrite de S. Maimbeuf, Evesque d'Angers dans la Bibliothèque du Roy. Je ne scay si c'est l'exemplaire qui a appartenu à Claude Menard, Lieutenant de la Prévosté d'Angers. Bollandus en a donné des fragments dans ses remarques sur la vie de S. Lezin ' : Le Père le Cointe et le P. Mabillon en ont aussi publié divers extraits*. Elle est citée par M. du Cange dans son Glossaire latin. Enfin l'an 1708, le P. Beaugendre la donna au public avec les ouvrages de Marbodus, Evesque de Rennes *, qui l'abrégea et la polit dans le XI« siècle.
L'Auteur de cet ouvrage est inconnu. Il est ancien à la vérité, mais il ne paroist pas qu'il ait écrit avant le VIII* siècle, quoiqu'on ne puisse douter qu'il n'ait eu de bons mémoires, particulièrement pour les miracles de S. Maimbeuf, sur lesquels il entre dans un grand détail. Il ne fait aucune mention de la vie de S. Maurille. Il ne dit point non plus si Niulfe, abbé de S. Aubin, que S. Maimbeuf guérit de la goutte, fut son successeur dans le siège d'Angers, ou si c'est un autre Niulfe, comme il y a beaucoup d'apparence. On prétend qu'en ces temps-ci, Assuerus ou Asser estoit comte d'Anjou ; et qu'ayant quitté le siècle, il fut le premier abbé de Prum. Il donna de grands biens à ce Monastère dans l'Anjou et le Maine sous le Roy Thierry, l'an 721, avec quelques seigneurs qui le suivirent dans sa retraite. Si cette datte est certaine, il faut corriger la note que j'ay mise sous l'Anonyme •.
FLODÉGAIRE, Evesque d'Angers
Ann. 888. — Rien n'est plus stérile que l'Anjou pendant les VI I«, VIII* et IX« siècles. Car depuis S. Maimbeuf jusqu'à Dodon on compte douze Evesques,et pendant un si long espace de temps, je ne vois aucun ouvrage d'eux, ni des Ecclésiastiques et des Moines de cette Eglise. On ne trouve pas mesme ce que les Evesques ont fait, ni le temps de leur gouvernement, ni les années de leur mort.
t. Annal Francor. {T. II, p. 688).
a. V. note 6. V« Rainon, (ci-après, p. 9) et Ma. Claude Ménard ; (Bib. d'Angers, n« 876, p. 38, t. I).
3. Vita S. Magnobodi n« 5, (BolL Acta S, 5., t. VU, Octob. p. 940 et 941, n« 7).
4. Annal Francor., ad. ann. 654, n« 32, 199, p. 406 et Mabillon, Annal Bened. (T. I, liv, VII, p. 389).
5. A la suite des œuvres d'Hildebert, in-f^j réimprimées dans la Patrologie de Migne, t. 171 ; Paris, 1864, in-4» et Hist. littér, de la France. <T. XV, p. 6a8).
6. V. ci-devant note a, p. 4, (Prum, monastère religieux dépendant de Tarchevôché de Trêves, en Allemagne) ; d'autres la datent de 765.)
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MaurîoUus ou Maurole, 37« Evesque, a vescu sous Pépin et Charlemagne. L'an 770, il obtint du dernier un Diplôme qui fut donné dans le Palais d'Haristal au mois de Mars, en faveur de son Eglise et du Monastère de S. Etienne, qu'on ne connoist pas aujourd'huy *.
L'an 798, S. Benoist, Evesque d'Angers', à ce qu'on croit, assista à la Dédicace de l'Eglise de la célèbre abbaye de Centule fondée par S. Angilbert, qu*on nomme aujourd'huy S. Riquier '•
Jean Hiret n'a point fait mention de Flodegaire, trentième Evesque d'Angers, successeur de S. Benoist. Ce Prélat fut ordonné sous Louis le Débonnaire, mais on ne dit point en quelle année. Il n'est presque connu que par une petite pièce particulière. C'est un échange qu'il fit de quelques esclaves avec Winnerade, noble Angevin. Cet acte fut fait l'an quinze de l'Empereur Louis le Débonnaire et le septième, ^ou peut estre le douzième), de son fils Lothaire, c'est-à-dire l'an 829 de Jésus Christ, dans la VII* Indiction. Je ne trouve point l'année de sa mort qui arriva le 14 de juillet, et il eut pour sucesseur Argleaire, qui ne vescut pas long-temps car Dodon lui succéda l'an 837.
DODON, Evesque d'Angers
Ann. 880. — La Gaule chrétienne marque l'ordination de Dodon, Evesque d'Angers, l'an 889 ; mais c'est une faute qui est rectifiée dans le Catalogue de M. Arnauld qui l'a bien placée en 887^. Car il souscrivit en cette année à une charte d'Aldric, Evesque du Mans, et au Testament ou Donation que ce Prélat fit en faveur de l'Eglise ou monastère de S. Sauveur qu'il avoit fondé sous la Règle de S* Benoist.
L'an 839, Aldric donna à l'Evesque Dodon par son Testament deux de ses meilleurs chevaux bien enharnachez et ornez, afin qu'il assistast à ses funérailles et priast pour luy.
La mesme année Dodon, par la grâce de Dieu, Evesque d'Angers, confirma une donation que le comte Roricon et sa femme Adeltrude firent au monastère de Glanfeuil ou de S. Maur sur Loire, où Gauzbert frère de Roricon estoit moine, et où il avoit offert à Dieu son fils Gauziin. Cela se fit le premier jour de Mars, un samedy dans l'Indiction onzième. Cet acte fut aussi confirmé par Ebroin, Evesque de Poitiers, cousin de Roricon. Dodon ordonna prestre dans la suite Gauziin qui estoit abbé de S. Maur*.
Dodon assista au Concile de Tours ou de Paris, l'an 849, auquel présida Landramne, Métropolitain de Tours, et il souscrivit après luy à la Lettre Synodale qui fut envoyée à Nominoé Prince de Bretagne ; au second Concile de Soissons, l'an 853; à celuy de Toul, l'an 860, et à celuy de Pistes deux ans après. Il est fait mention de luy dans plusieurs monuments de ce temps-là. L'an 868, il bénit Gauziin, Abbé de S. Maur sur Loire.
Dodon obtint du Roy, Charles le Chauve, la confirmation des biens et possessions de son Eglise * ;
I. Privilège accordé par Charlemagne, sous son épiscopat, (ann. 770), à Téglise Cathédrale d'Angers, (Tresvaux
3. V. Privilège accordé, sur sa demande, ann. 816, par Louis le Débonnaire, à Téglise Cathédrale d'Angers, (Tresvaux t. I, p. 422} ; D. Bouquet, t. VI, p. 497).
3. Cf. Hariulf. (Chronique de S, Riquier, lib. Il, cap. VIII, éd. Lot., p. 58) ; D. Mabillon, {Ann. bened,^ lib. XXVI,
4. Statuts du Diocèse d'Angers, (680, Table chronologique des Evesques, p. 1 34) ; 838, d'après la chronique de Vendôme, (Chroniques des églises d'Anjou, p. i58); mais il figure déjà à la Charte confirmative, (ann. 837), par Pépin, d'immunités au profit de l'Eglise Cathédrale d'Angers, {Tresvaux pièces justificatives, IV, t. I, p. 434O
5. Chronique de S* Maixent, {Chroniques des églises d'Anjou, pp. 368 et 369}.
6. Charte par Charles le Chauve, (ann. 871), {Tresvaux, t. I, p. 435).
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et ce Prince donnaà PEglise d'Angers une terre de son Domaine *. Dodon mourut le 9 de Novembre Tan 880.
Ce prélat fit un échange de certains biens avec Salacon, noble François : ce qui fut autorisé par Charles le Chauve.
L'an 85 1, Dodon donna à Odon, Comte ou Gouverneur d'Anjou, une certaine portion de terre près les murs de la ville, pour y bastir un chasteau *.
Charles le Chauve estant à Angers fit transférer le corps de S. Maurille dans l'Eglise Cathédrale de S. Maurice.
Ann. 906. — RAINON, Evesque d'Angers
ARCHANALD, Diacre
Rainon, trente-troisième Evesque d'Angers selon les Catalogues les plus exacts ', commença l'an 880, cela est évident par le prologue d'Archanald, qui dit que ce Prélat luy commanda de rechercher et d'écrire la vie de S. Maurille, l'an 905, qui estoit le vingt-cinquième de son ordination.
Rainon natif d'Orléans frère d'Adaland, Archevesque de Tours *, avoit esté chanoine de l'Eglise de S. Martin de Tours *. Quelques-uns disent aussi qu'il estoit abbé de S. Serge près d'Angers lorsqu'il en fut fait Evesque. On trouve que l'an 905, Rainon, Evesque d'Angers, qui estoit dans la vingt-cinquième année de son épiscopat, fit rechercher et écrire la vie de S* Maurille un de ses prédécesseurs ; et que Archanald, Diacre, Disciple de S. Martin, c'est-à-dire, clerc de son Eglise, l'écrivit et la chercha par ordre de l'Evesque Rainon. C'est ce qu'on lit dans la Chronique de Vendôme*. Ce qui peut signifier que le Diacre Archanald rechercha ce qu'on en avoit écrit et qu'il en fit une nouvelle, qui fut publiée par l'Evesque Rainon.
Cette action de Rainon a donné lieu à une grande dispute au milieu du dernier siècle ''; car Jean de Launoy par des Ecrits publics accusa Rainon d'avoir corrompu par ses additions l'ouvrage de S. Maimbeuf et après avoir inventé tout ce qu'il a jugé à propos, d'avoir tâché de faire passer cette vie pour un ouvrage de S. Grégoire de Tours, avec Archanald l'associé de ses entreprises. On dit qu'il n'y a point d'auteur plus ancien que Rainon qui ait fait mention de tous ces faits ; que son ouvrage est la source de tout ce qu'on a dit de S. René dans la suite des temps ; cette vie de S. Maurille, qui est dans Surius sur le i3 de Septembre ayant esté suivie par Marbodus, Evesque de Rennes, Ulger Evesque d'Angers, Pierre de Cluni, Pierre le Chantre, Vincent de Beauvais, S. Antonin et d'autres.
j. Charte confirmative, (ann. 872), tirée des anciennes Archives du Chapitre d'Angers ; {Tresvaux, VI, t. I, p. 43o), de celle donnée (ann. 871), à TEglise d'Angers pour les biens qu'elle possède, {Tresvaux^ V, p. 436).
2. Gallia Christ, nov. (Preuves, p. 145) ; Revue d'Anjou, (le Palais épiscopat par de Beauregard, pp. 246 à 256) ; de Farcy, T. XXX, 1895, pp. i35 et 143 à 145.
3. Cf. Statuts du Diocèse d* Angers, (Tableau chronologique des éyêques, p. 122, éd. 1680).