‹ Bibliothèque des écrivains de la Congrégation de Saint-Maur, ordre de Saint-Benoît en France. Ouvrage publié avec le concours d'un Bénédictin de la Congrégation de France de l'abbaye de Solesmes;Chapitre 83 sur 85 · ADDITIONS ET CORRECTIONS · texte numérisé non relu

ADDITIONS ET CORRECTIONS

N° 10, note, d'après un ms., ajouter : d'Aniane et de deux de ses lettres.

Après le n° ig, ajouter :

19 bis. Ruperti, abbaiis Tuitiensis, opéra omnia, édita cura Gregorii Tarissii. Paris, 1648, 2 in-fol. (simple réimpression de redit, de Mayence de i63r.)

A la note du n'^ 1 24, ajouter :

Au XVIII<^ s.,D. Loyau, (~ en 1748), auteur des Catalogues de S. -Germain, de S.-Nicaise, de S.-Vincent du Mans, de S.-Martin de Pontoise, fit présent à la Bibliothèque du Roi de i5 in-fol. jnss. intitulés : Catalogus materiarum quce in libris impressis continentur, ordine alphabetico dispositus, ad usum Bibliothecae regiae.

Après le n° 14 t, ajouter : Cet ouvrage et le précédent se relient avec une Règle de S. Benoit, imp. chez L. Billaine. Dans notre exemplaire, les 2 prem. ouv. sont de 1680, et le 3e de 1Ô81.

Après le n^ i5o, ajouter :

i5o bis. Histoire du royal monastère de Sainct-Lomer de Blois, de TO. de S.-B. Manuscrit de la Bibliothèque publique de Blois, publié textuellement par A. Dupré bibliothécaire, Blois, 1869, gr. in-80

Au n» i58, renvoyer à /'Appendice.

N^ 2iq, ajouter : Paris, Billaine et Dupuys, 1675.

Après le no 2^9, ajouter :

lig bis. Défense des Censures du pape Innocent XI et de la Sorbonne contre... le P. Moya jésuite, sous le nom d'Amadaeus Guimenius, par le sieur Oger Liban Erberg. In-i2 de 176 pages. Cologne, P. Marteau, iGgo. Oest peut' être la traduction de La Morale des Jésuites justement condamnée dans le livre du P. Moya jésuite, 1681, in-12, traduction attribuée à Gerberon.

Au no 2g4 ajouter : Le même ouvrage, edidit Stieren, Leipsig, 1848-53, 2 in-8.

Au n» 4fjo, ajouter le nom de D. Colomb.

On a imprimé au Mans, en iSScf, sous le nom de D. Colomb, un in-8 intitulé Histoire des évéques du Mans, qui est du prêtre janséniste Guyard de la Fosse.

Les lettres de D. Colomb ont été publiées par M. Louis Brière, en 1876, in-8.

La seconde partie de notre préface, avec sa nomenclature de libraires et d'imprimeurs, et la Bibliographie de nos Bénédictins donnée aussi dans Tordre chronologique, nous ont fait parcourir une longue route, pendant laquelle nous avons dû forcément révéler au lecteur que Fhistoire littéraire de la Congrégation de Saint- Maur ne se maintenait pas constamment sur les sommets où nous avions placé ses débuts. A côté de tant d'ouvrages dignes jusqu'à la fin d'hommes d'études savants et érudits, de religieux fidèles à la mission que l'Eglise leur avait donnée depuis des siècles, il a pu reconnaître à certains titres quelques-uns de ces livres, indice trop certain du mouvement qui, au cours du xviii*' siècle, s'opérait universellement autour des cloîtres et pouvait parfois y pénétrer. De rhérésie janséniste et de la fausse philosophie.

la Société française devait ctrc jetée dans des bouleversements, dont elle n'est pas encore remise aujourd'hui.

Quand la Révolution éclata, les Bénédictins travaillaient encore dans ces bibliothèques que nous les avons vus réorganiser au xvii" siècle, et qui étaient devenues si riches avec les années. Elle interrompit, ainsi que nous Pavons constaté, le tirage du deuxième volume des Conciles de D. Labat, elle ne permit pas de donner le second in-fol. de S. Grégoire de Na\ian:[e : les Histoires des Provijices^ entreprises presque toutes à la fois, restèrent inachevées.

Il nous a semblé nécessaire de donner, à la fin de cet opuscule, quelques indications très brèves sur les travaux que la Congrégation de Saint-Maur a laissés manuscrits. Nous avons noté dans le cours de l'ouvrage les publications posthumes qui en ont été faites : nous aurions aimé à terminer par Tindication de tous les écrits, catalogues et inventaires dont ces documents ont été l'objet [i), nous montrerons seulement sommairement ce que sont ces épaves de nos mo-

(i) M. Ulysse Robert, de la Bibliothèque Nationale, a publié un Supplément à l'Histoire littéraire de la Cong. de S.'Maur^ (Paris, Champion), oij, comme D. Tassin, il donne tous les travaux des Bénédictins, imprimés et manuscrits

nastères, recueillies après la Révolution, centralisées la plupart à Paris, quelques-unes confiées aux bibliothèques publiques de nos villes ou aux archives de nos départements. C'était déjà dans leurs deux monastères de la capitale que les travailleurs de la Congrégation étaient réunis de préférence; la bibliothèque de la maison-mère recevait en double les manuscrits de la province soumis à l'approbation des supérieurs : la Bibliothèque Nationale possède presque tout ce qui subsiste encore des travaux préparés par les Bénédictins. Les Blancs-Manteaux ont fourni à son Département des manuscrits, cent trente-six volumes; Saint-Germain-des-Prés lui a donné, dit M. Dclisle, le plus beau des fonds qu'il doit aux mesures révolutionnaires, et à côté de ses manuscrits antiques, ce Résidu S. Germain où se trouvent surtout les papiers et portefeuilles de nos moines érudits (numéros anciens i à 1474}. Les matériaux pour la continuation des Acta Sauctorum forment huit volumes (B. N. 11780-86 et i3o66). Pour les Annales et le Gallia^ ils sont moins considérables. Il y a quatorze volumes pour les Lettres des Papes {les Anaîecta juris pontificii y ont puisé plusieurs fois et édité un certain nombre de Décrétales avec les notes,

lettres et billets qui les accompagnent). C'est à l'abbaye de Saint-Vincent du .Mans que Ton continuait, au moment de la Révolution, de travailler à Y Histoire littéraire^ jusqu'en 1811, la ville du Mans conserva, avec les neuf premiers volumes formant cent cahiers qu'elle possède encore, les cinquante-deux cahiers qui n'avaient pas été publiés : D. Brial vint les chercher alors et les emporta à Paris. Les manuscrits des Historiens des Croisades de D. Berthereau, fruit de trente ans de travail, et qui ne furent pas imprimés, parce que les caractères arabes de l'Imprimerie Royale ne furent retrouvés qu'au moment de la Révolution, sont au nombre de trente et un B. N. 9o5o-8o). Ils ont servi aussi à l'Institut pour les huit in-fol. qu'il a publiés de nos jours (i). Les Antiquités bénédictiîies de D. Estiennot, trente-sept volumes (B. N. 12739-776 , le Monasticon Gallicanum de D. Germain et le Monasticon Benedictijium^ cinquante-quatre volumes ^B. N. 11818-21, 12658-708, 12777-80) ne seront jamais sans doute mis au jour intégralement; mais quels services rendent ces collections aux travailleurs, et quelle idée elles donnent de l'infatigable éru-

(i) Dans la préface des Historiens orientaux on trouve une analyse de ces trente et un volumes.

dition de ceux qui los ont amassées! Et ces Histoires des Provinces ^qu^ nous avons déjà nommées, œuvre immense, assises colossales de monuments arrêtes, comme tant de constructions architecturales qu'élevaient aussi nos Bénédictins, quand la proscription, l'exil et la mort vinrent les frapper ! LaCollcctioJi dcBoitrgogne comprend cent onze numéros au Département des manuscrits de la Bibliothèque Nationale, celle de Bretagne cinquante et un, celle de Champagne cent cinquante, celle de Languedoc cent quatre-vingt-onze, celle de Picardie ou Collection Grenier deux cent soixante-dixneuf fi), celle de Touraine ou Collection Noussean^ trente, celle de Poitou ou Collection Fonteneau quatre-vingt-dix ; cette dernière appartient à la ville de Poitiers, la Bibliothèque Nationale a fait faire des copies d'une trentaine de volumes. Les Histoires littéraires des Provinces (Touraine, Anjou, Maine, Orléanais,) forment des manuscrits beaucoup moins considérables : la Bibliothèque des Ecrivains Orléanais est conservée à Orléans, avec des lettres

(i) On en trouve le catalogue dans la 164e livraison des Analecta juris pontificii, qui ont édité du même auteur plusieurs monographies. La Collection Housscau a aussi été analysée en partie par M. Mabille. (Voir p. i83.)

2 3o APPENDICE

de son auteur, D. Gérou(i). La correspondance des Bénédictins forme à la Bibliothèque Nationale soixante-dix volumes, et un certain nombre de ces lettres ont été publiées par MM. Valéry, Dantier, Tamisey de la Roque, Brière, etc.

Nous pourrions indiquer aussi à la Bibliothèque Nationale les portefeuilles de Mabillon (i vol.), Martène (7 vol.), Montfaucon (22 vol.), Carpentier pour le Ducange [2 vol.), Dousset pour une édition de Rufin et une d'Eusèbe ^6 vol.) etc. ; à la bibliothèque du séminaire de Blois une version de S. Denys Taréopagite, préparée pour une édition de ce Père par D. David, et dont le cardinal Pitra a relevé quelque part le mérite.

Mais revenons aux derniers travaux et aux derniers religieux de la Congrégation de Saint- Maur. D. Lenoir, mort à Saint-Germain-des- Prés, le 18 mars 1792, quand il subsistait encore une ombre de communauté (2% enterré dans la grande chapelle de la Vierge, bâtie sous saint Louis et où reposaient Mabillon et Montfaucon,

(i) Quelques-unes ont été insérées dans une biographie qu'a publiée M. Jarry. M. le chanoine Desnoyers donnait presque en même temps les lettres de D. Fabre.

(2) V. sa notice nécrologique par D. Poirier {Ayicien Bulletin de la Société de l'Histoire de France i835, t. II, 2^ partie, p. 253,.

laissait des copies ou analyses de plus de cent mille titres relatifs à la Normandie. Un certain nombre de manuscrits furent emportés par les religieux quittant leurs monastères et s'en allant tra^^ailler et prier dans quelque retraite inconnue aux persécuteurs. La Collection de Languedoc fut cédée, en i823, par D. Malherbe à la Bibliothèque Nationale, celles de Bourgogne et de Touraine, en i8ii,par D. VillevieiUe, avec les cent quarante-neuf volumes de son Trésor généalogique, et quatre-vingt-sept autres volumes, dont plusieurs lui venaient de l'héritage de D. Caffiaux.

Les cinquante volumes in-fol. de D. Lièble sur la Géographie des Gaules et de la France ont péri dans Fincendie qui éclata, la nuit du 2 1 août 1794, à Tabbaye de Saint-Germain, dans le beau réfectoire du xiii^ siècle, dont on avait fait un magasin de salpêtre, et s'étendit aux autres bâtiments et à une partie de la bibliothèque. On sait que, plusieurs mois après ce désastre, D. Poirier, bibliothécaire, fut retrouve par deux académiciens de ses amis dans les ruines de son monastère, auprès de ses livres et de ses manuscrits, trésors qu'il avait disputes

au feu.

Nous voulons clore tout ce que nous avons

ditdes Bénédictins de Saint-Maur parune appréciation de l'illustre Benjamin Guérard. « La France, dit-il, a été déshéritée d'une foule d'ouvrages du premier ordre, par la destruction de cette congrégation de religieux à jamais célèbres. Ils se livraient avec un zèle infatigable à leur tâche laborieuse, lorsque la Révolution éclata et mit fin subitement à cette prodigieuse activité littéraire^ dont il n y avait jamais eu d'exemple, w {Polyptyque d'Irminon, Préface, p. 8.)

Nous aurions à nous excuser de la manière imparfaite, dont nous nous sommes acquitté de notre tâche, de réviser et compléter cet ouvrage. Les circonstances, au milieu desquelles nous avons fait notre travail, lui vaudront, croyons-nous, l'indulgence de tous, amis et ennemis.

Bénédictin expulse, 12 Avril jSS2.

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