Titre sacerdotal
Bibi.. égypt., t. iv.
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dans son Histoire d’Égypte, ainsi que l’a déjà fait M. Lesueur, n’hésite pas à l’assimiler à Séthénès (SE0ivr(c), cinquième roi de la II0 dynastie des listes de Manéthon. Cette assimilation paraît d’autant plus admissible que le nom du roi Sent (ou Send, suivant la transcription de M. Brugsch) figure sous une autre forme, dont on connaît plusieurs exemples, dans le fragment n° 19 du canon hiératique de Turin, au-dessus du prince Ke... qui peut parfaitement répondre à Chairès (Xalp^ç), son successeur dans les autres listes.
Quoi qu’il en soit, il ne faut pas croire que notre bas-relief puisse être contemporain de ce roi, car les Pharaons ne recevaient un culte, et des prêtres n’étaient chargés d’honorer leur nom qu'après leur mort. Mais le style remarquable de cette sculpture, les proportions un peu massives des personnages, comparativement à l’art des époques plus récentes, et enfin l’indication des muscles avec la vérité des contours, ne permettent pas de lui attribuer un âge postérieur à la VIe dynastie, c’est-à-dire au temps de la construction des grandes pyramides, qui précéda de beaucoup la venue d’ Abraham en Égypte.
Un bas-relief analogue à celui qui nous occupe se fait remarquer par un art de même style et nous fournit le nom d'un autre prophète du même roi; il est conservé à Oxford' et représente un parent royal (petit-fils de roi, suivant M. Brugsch), prophète du roi Sent, et appelé Chera {S'ra) \ ce personnage est assis devant une femme dont la légende hiéroglyphique présente quelque difficulté, et séparé d’elle par une table chargée de mets au-dessus de laquelle on lit une liste d’offrandes.
Les monuments de ce genre faisaient partie de la décoration des tombeaux- de l’ancienne nécropole de Memphis. Celui du musée d’Aix a été dessiné et gravé au siècle dernier (?), mais d’une manière peu exacte; la Bibliothèque Nationale en possède s, outre un trait à l’eau-forte, deux dessins à l’encre de Chine, et un de la seconde pierre seule-
1. Ce monument a été gravé dans les Marmora Oxoniensia , pl. I, 2“ partie, et dans Y Ausicahl der icichtiysten Urhunden de Lepsius, pl. IX.
2. Bibl. Nat., dép' des estampes, portefeuille G. a, 68, Antiquités égyptiennes.
ment, aux deux crayons sur papier bleu. Toutes ces reproductions sans nom d’auteur proviennent de la collection Millin. Le plus grand des dessins porte l’annotation suivante : « En marbre blanc un peu tendre. Ils furrent achettés par M. te présidl de pointers des héritiers de M. de bonnecorse placés à sa campagne de S‘ Marcel, ce dernier les avait apories degispte dans le siècle dernier il avait été consul au Caire '. »
(Fonds Saint-Vincens, 1821).
Millin, Voyage, t. III, p. 347-348. Atlas, pl. XLV) nos 2-3; Saint-Vincens, après Millin, en a aussi parlé dans la Description des Antiquités d’Aix, p. 46.
3, 4. — Deux bas-reliefs peints 5 de style memphite très ancien, représentant chacun un personnage en adoration, et, auprès de lui, diverses offrandes.
Calcaire compacte. H. 0,630. L. 0,370.
On lit devant le premier ; Le dévot U-hen-ma justifié et devant le second : le dévot Teheu justifié. Une autre légende hiéroglyphique qui occupe sur les deux pierres une ligne horizontale dans le haut et une colonne verticale derrière le personnage, se traduit ainsi : Prosternation à Chent- Ament (Osiris), contemplation des grâces d’Ap-her-u par
(Fonds Sallier, 1832).