‹ Bibliothèque égyptologique (volume 3)Chapitre 118 sur 171 · LIVRE DES RESPIRATIONS · texte numérisé non relu

LIVRE DES RESPIRATIONS

d’après les manuscrits du MUSÉE DU LOUVRE

Concerning the conditions and pursuits of the next life, there opens a World of occupations, duties and enjoyments, as numerous and varied as we find them here ; a world wherein the life which now is, is supplemented by that which is to corne. He who has laboured long and patiently to control and discipline a wayward nature, may he not properly desire and rationally expect, that he will be allowed to prosecute the task, here so imperfectly commenced, there, where there is no flesh to be weak if the spirit be willing? Is this an unworthy conception of heaven? Is it a conception less salutary, less elevating than that, which speaks to us of joining the angelic hosts and sharing their changeless avocation? Nay, truly it is far more worthy of God and man.

Robert Dale Owen.

LE LIVRE DES RESPIRATIONS'

On sait que la plupart des rouleaux que les anciens Égyptiens avaient l’habitude d’ensevelir avec les momies contiennent des copies plus ou moins complètes de certains textes sacrés, considérés comme des talismans ayant la propriété d’opérer ou de faciliter la rentrée du défunt dans une vie nouvelle, et de le protéger dans ses pérégrinations d’outre-tombe. Le sujet de ces textes roule presque invariablement sur la destinée de l’homme après la mort. Parmi les compositions de ce genre parvenues jusqu’à nous, le Livre des Morts et le Livre des Respirations sont connus depuis longtemps. Tout récemment on en a signalé encore d’autres, à savoir : le Livre des Embaumements , le Livi'e du grand prêtre Amen-hotep et le Livre royal \

Le Shaï-en-sinsin ou Livre des Respirations, dont nous nous occupons ici, date de la basse époque, mais on considère généralement qu’il a été rédigé à l’aide de matériaux bien plus anciens. Les nombreux exemplaires qu’on en a trouvés sont tous en écriture hiératique. Si l’on peut juger d’après les titres des défunts auxquels ils furent consacrés, le Shaï-en-sinsin a été spécialement réservé aux prêtres et aux assistantes d’Amon-Ra.

1. Texte, traduction et analyse par P.- J. de Horrack, Paris, C. Klincksieck, 1877, — in-4\ 25 p. et 7 pl. de texte hiératique.

2. G. Maspero, Mémoire sur quelques papyrus du Louvre , p. 14 et 58.

LE LIVRE DES RESPIRATIONS

M. Brugsch, le premier, a appelé l’attention des égyptologues sur ce livre intéressant et en a publié, d’après un manuscrit du Musée de Berlin, une transcription en hiéroglyphes accompagnée d’une traduction latine'. Un facsimilé en écriture très cursive, qui se trouve dans l’ouvrage de Vivant-Denon1 2 3 4 5 6, est reproduit à la fin de la publication de M. Brugsch. C’est le seul texte du Shaï-en-sinsin qui ait été publié; encore est-il incomplet, car il y manque une partie du § 9, les §§ 10, 11% llb et 12 en entier, une partie du § 14, et enfin la prescription finale. Une bonne analyse du Livre est due à M. Birch, le savant conservateur du British Muséum".

En attendant qu’un fac-similé complet soit mis à la disposition des égyptologues % je reproduis sur les planches ci-jointes des copies (dont l’écriture se rapproche autant que possible de celle des originaux) de deux manuscrits que possède le Musée du Louvre :

1° Le n° 3284, c’est-à-dire la partie du texte hiératique qui contient le Livre des Respirations ’ .

2° Le n° 3291, portant au recto 48 lignes d’écriture hiératique et au verso 3 lignes d’écriture démotique %

1. Shaï-en-sinsin, sive liber inetempsijchosis veterum Aegyptiorum, etc. Berolinii, 1851,

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