A la librairie Klincksieck
2. Spoliation of tonibs; — Inscriptions on the statues of Bak-cn- Khonsou, dans les Records of the Past, t. XII, p. 101-122.
3. Hypocephalus in the Louvre, dans les Proceedings Soc. Bihl. Archœol., t. VI, p. 126-129, année 1884;— Note on the d’Orbiney Papyrus , Proceedings, année 1889; — On the phonetic value of the sign i t, Proceedings, année 1894.
4. Nous avons personnellement éprouvé cette bienveillance, toutes les fois que nous sommes allé le voir pour causer avec lui de questions égyptologiques, et notamment lorsque nous avons eu recours à ses souvenirs pour écrire la notice biographique de Chabas. Et lorsqu’il eut appris que les suites d’un accident nous condamnaient pour quelque temps à l’immobilité, il prit la peine, âgé alors déplus de 80 ans, de gravir les quatre étages qui conduisaient à notre appartement, pour nous distraire de notre ennui en s'entretenant avec nous de nos études.
1ÎIBL. ÉGYPT., T. XVII.
NOTICE BIOGRAPHIQUE
feuilles, etc.; il aimait, dit Mme de Horrack, chaque plante de son jardin1. Peu à peu, il s’était déchargé des affaires de la maison Tiffany et Cie, tout en gardant la signature de la maison pour pouvoir rendre service en cas de besoin, ce qui arriva souvent. La liberté dont il disposait alors lui permit de réaliser en 1891 le rêve de toute sa vie, un voyage en Égypte. Il partit avec Mme de Horrack et sa sœur, et M. et Mme Binney, ses amis. Ils louèrent la dahabiyèh Ida, et passèrent trois mois sur le Nil, dont ils visitèrent les rives du Caire à Pliilæ, en prenant pour guide le livre de Miss Amelia B. Edwards2, A thousand miles up the Nile. Ils rencontrèrent M. Wilbour et sa famille sur leur dahabiyèh Les Sept Hathors, et M. Grébaut, alors directeur du Service des Antiquités de l’Égypte. Ils devaient conserver de ce voyage « un souvenir inoubliable et des plus délicieux », suivant l’expression de Mme de Horrack ; on comprend, en effet, combien M. de Horrack était bien préparé pour jouir de ce séjour de trois mois sur le Nil, et pour en faire jouir ses compagnons. Les voyageurs repartirent pour l’Europe à la fin de février 1892, passèrent deux semaines en Italie, et rentrèrent à Paris le 17 mars 1892, après une absence de quatre mois, jour pour jour. M. de Horrack avait alors près de 72 ans, mais devait longtemps conserver ses forces, grâce à sa sobriété et à la régularité de sa vie. Ses matinées à Paris étaient consacrées au Dictionnaire qu’il avait composé d’après les principes de Chabas, et auquel il ne cessa de travailler que lorsque ses forces l’abandonnèrent; à la campagne, il se contentait de lire les publications de ses confrères. Chaque jour, quelle que fût la température, il marchait pendant deux heures. Il se couvrait peu, mangeait modérément, ne buvait presque pas de vin. Il vivait beau-
1. Ces dernières pages sont écrites presque textuellement d’après les récits de Mm' de Horrack.
2. M. de Horrack était en correspondance avec Miss Amelia B. Edwards.
DE PHILIPPE-JACQUES DE HORRACK
LXYII
coup à la campagne, non seulement à Maisons-Laffitte, mais encore à Lichtental, où il retournait presque tous les ans, et occupait toujours le même appartement. Il allait aussi très fidèlement à Bayreutli applaudir les œuvres de Wagner ' .
En 1902, il sentit que ses forces déclinaient; alors il mit tous ses livres et tout ce qu’il possédait dans un ordre parfait, afin qu’aucune complication ne se produisît quand il aurait disparu. Au mois d’août, une crise de palpitations l’obligea à se mettre au lit. Nous venions alors de lui adresser une de nos petites études; il nous fit répondre qu’il pensait souvent à nous avec affection, et qu’il venait justement d’y penser, au moment où notre envoi allait lui parvenir. Pendant ces dernières semaines, dit Mmede Horrack, « il souffrait de grande faiblesse et fatigue, sentant ses » forces s’épuiser lentement. 11 en parlait à nous tous, en- » semble ou séparément, nous exhortant à ne rien changer » dans notre vie, surtout à ne pas porter le deuil, et nous » priant de continuer à vivre comme d’habitude quand il ne » serait plus visiblement avec nous. Sa croyance dans la » vie future lui faisait considérer cette séparation comme » temporaire, et il -renonçait à tout avec le même amour, » la même constance, la même fidélité et le même courage » qui ont toujours caractérisé sa vie. . . Pour lui-même, il » demandait que son corps fût incinéré, et qu’aucune lettre » ne fût envoyée après son décès. . . Le 5 octobre 1902, il » a passé doucement à la vie plus élevée, sans souffrance, » au milieu de tous les siens. » M'ne de Horrack ajoute combien il fut toujours dans sa vie d’accord avec ses principes, ne disant de mal de personne, aidant tout le monde de son mieux, et donnant un exemple que sa famille n’oubliera jamais.
La belle bibliothèque égyptologique constituée par M. de
1. Il aimait beaucoup la musique, etétait heureux d’enteudre souvent ses filles, toutes deux musiciennes, et la belle voix de son gendre.