DEUXIÈME PIÈCE
Grande porte d’entrée extrêmement épaisse, grande colonnade au milieu. A droite et à gauche, deux portiques symétriques moins élevés. C’est entre la colonnade du milieu et chaque portique latéral qu’on trouve les fenêtres placées sur la première rangée du portique moins élevé. La porte d’entrée n’a point de dessus; il est détruit. Le portique élevé du milieu était couvert; il est détruit. Quelques-uns des chapiteaux sont entiers, plusieurs sont détruits ou brisés en partie par les pierres du toit qui sont tombées. Il y a debout six colonnes de chaque côté, il n’y en a pas eu davantage. Les cadres dont nous avons parlé subsistent pour la plupart; la colonnade du milieu était autrefois cou-
NOTES DE VOYAGE EN ÉGYPTE
verte de cette manière. D’une colonne à l’autre dans le sens de la longueur, c’est-à-dire de la porte d’entrée à celle par laquelle on sort, est une pièce dont l’extrémité porte sur le milieu du dé du chapiteau de l’une et l’autre extrémité sur le milieu du dé du chapiteau de l’autre. Ces sophites portent en travers des dalles de pierre très considérables; les dalles qui couronnaient les colonnes du milieu sont toutes tombées.
Chaque portique à droite et à gauche était couvert de la même manière; toutes les dalles sont tombées, les sophites subsistent; les douze grandes colonnes subsistent. Il reste dans chaque portique, à droite et à gauche, cinquante-quatre colonnes environ; ainsi, il y a dans cette salle cent vingt colonnes. Dans la première pièce qui n’était pas couverte, on peut en compter de subsistantes vingt-neuf. Il y a dans le temple vingt cariatides environ adossées à des piliers qui soutiennent le temple. La vingt-neuvième de celles que nous avons déjà comptées est au milieu de la première cour. Il y en avait cinq autres, à ce qu’il paraît. On peut compter trente-quatre colonnes qu’il y avait et vingt piliers garnis de cariatides; il y a donc, dans cette première cour, cinquante colonnes subsistantes. Ces colonnes placées dans la cour sont toutes brisées, excepté une. Le chapiteau de celle qui subsiste est entier; le dé est très bien conservé. Il ne reste aucune pierre ou dalle supérieure; elles eussent été immenses; on n’en voit aucune trace; ainsi il n’y en a jamais eu. Tout annonce que ces colonnes portaient des statues.
Sur le mur d’entrée de la seconde pièce, dont la première porte est extrêmement épaisse, on voit de très grandes sculptures, dans lesquelles il y a deux traits différents en plusieurs endroits, et qui se réunissent en d’autres. Cela indique évidemment une correction et contribue à faire voir qu’ils ne se servaient point de patrons. D’ailleurs, les figures, qui sembleraient devoir être en tout semblables, ont souvent un caractère de tête très différent. Cette pièce, qui contient cent vingt colonnes, est fermée des quatre côtés par les murs,
et ne parait avoir été éclairée que par les portes et les fenêtres dont nous avons parlé. Les cadres subsistent et un seul présente encore le treillage en pierre que chacune avait.
A droite, une porte conduisait dans une construction à peu près placée de la même manière que le temple adroite, dans la première cour. A gauche est une seconde porte; en face est la porte d’issue.