‹ Bibliothèque égyptologique (volume 4)Chapitre 7 sur 35 · Amelin ou Hamelin, négociant français importateur · texte numérisé non relu

Amelin ou Hamelin, négociant français importateur

INTRODUCTION

Fèvre à Jollois

Caire, 4 pluviôse an IX.

« Martin1 a fait le tour de Berk el-Karoun avec cinquante Arabes. Il est très satisfait de son voyage et se propose d’aller dans une petite oasis voisine du Fayoum. On ne connaît point les détails de ses découvertes; on sait seulement qu’il a vu, sur une des îles présumées de l’ancien lac Mœri.s, les restes d’un grand monument construit en briques, dont la pâte est une espèce de craie blanche et de paille hachée. Caristie a levé la carte du Bahr Yousef, depuis Médine où il se trouve jusqu’à Illahou; il continuera ce travail. Quand donc les ingénieurs maçons feront-ils leur métier? Martin et Caristie ont reconnu l’emplacement du labyrinthe; ils ont parcouru les ruines. On remarque encore plusieurs fragments de colonnes de granit rouge, quelques chapiteaux de la même matière, ce qui est assez remarquable. Ils ont trouvé deux autres chapiteaux semblables à ceux-là, en marbre blanc. Les colonnes sont cannelées. Ils ont trouvé un obélisque, dont le sommet est bien différent de ceux des obélisques que nous connaissons. Les ruines du labyrinthe sont, comme Jomard l’a indiqué, près de la pyramide d’Haouara.

» Le général Andréossy a fait aussi un mémoire sur le lac Moeris, Il faut espérer que, lorsque ce pays sera entièrement levé, on n’en parlera plus.

» Rozière, en attendant son voyage sur les bords de la mer Rouge, ira bientôt avec Regnou aux lacs de Natron et de là au Fayoum par la vallée du fleuve sans eau.

» Les recherches et les fouilles aux pyramides de Memphis se feront bientôt. L’Institut, invité par le général en chef, a fait connaître ce que l’on devait faire. Le citoyen

1. Martin, 1771-1855, ingénieur, auteur d’une histotre de l’Expédition d’Égypte.

INTRODUCTION

Nouet a été invité à être du voyage et à mesurer les deux grandes pyramides de Saccara.

» Le citoyen Fourier n’a pas encore lu son mémoire sur les zodiaques; il attend, dit-il, le citoyen Girard. »

De Villiers à Jollois

8 pluviôse an IX.

« Costaz et Descostils sont actuellement en mer. Nous n’avons su qu’ils devaient partir qu’au moment de leur départ. Cette discrétion singulière ne peut être blâmée; elle leur a été sans doute d’une grande utilité, elle m’a pourtant affligé. Je n’ai pas même eu le temps de remettre à Descostils l’adresse de mon père. Ils promettent de beaucoup faire, mais une traversée de huit cents lieues fait oublier bien des choses. Fourier n’a pas été plus tôt instruit que nous de ce départ. Il l’a fait un peu penser à la France, et je ne m’étonnerais pas de le voir s’échapper un de ces jours. Arnollet1 2, Nectoux etRiegeP paraissent près d’obtenir leurs passeports. Le général Menou ayant fait un premier pas se trouvera, j’espère, engagé à satisfaire la majorité de la Commission. Grâce à Lepère, nous serons toujours les plus maltraités. »

Lancret à Jollois

Rosette, 10 pluviôse an IX.

« Je ne puis, mon cher, m’empêcher de t’entretenir de l’objet qui m’occupe tout entier, c’est le départ de Costaz et de Descostils. Qu’ils sont heureux! Dans vingt jours peutêtre, ils auront recouvré leur liberté! Quand notre tour viendra-t-il donc? Serons-nous condamnés à voir passer devant nous tous les autres membres de la Commission?

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