Ecclésiastique, ch. xxm, v
HEBRÆO-ÆGYPTIACA
autres, la formule la plus parfaite : A7on jurare omnino' .
Chez les Egyptiens, l’usage des formules d’anathème et de malédiction, l’emploi blasphématoire des noms divins et des formules sacrées, les jurements habituels, étaient également interdits par la loi religieuse. Ces sortes d’abus forment deux articles dans la Confession négative , dont nous avons parlé au paragraphe premier de ce mémoire1 2. Il y a d’abord la malédiction simple, sans circonstance aggravante, désignée par le mot ^ shenti.''; c’est le vingthuitième péché '; puis la malédiction par le roi, qui constitue le trente-cinquième péché. L’édition de Turin y ajoute la malédiction par le père 3 4 5 6.
Nous pouvons donc conclure de ces faits qu’il existait entre les deux peuples une grande similitude d’idées sur l’objet qui nous occupe; mais, encore ici, la ressemblance s’accentue d’une manière bien extraordinaire par l’identité d’expression que m’a fournie un texte hiératique appartenant au Musée Britannique.
Ce texte fait partie du recueil d’inscriptions sur matières dures, la dernière en date des excellentes et magnifiques publications de ce musée8. Il est inscrit au revers d’un fragment de pierre calcaire dont la face principale porte une inscription de quatorze lignes, où se lisent les restes d’une correspondance d’affaires officielles entre fonctionnaires. Aucune connexion n’existe entre le sujet de cette correspondance et l’écriture du revers, qui seule doit nous occuper ici, et qui comprend seulement une pensée pliilo-