‹ Bibliothèque étrangère d'histoire et de littérature, ancienne et moderne; ou, Choix d'ouvrages remarquables et curieux, traduits ou extraits de diverses langues, avec des notices et des remarques;Chapitre 32 sur 126 · FIN DK L'ÉTAT CORROMPU DE L'ÉGLISE · texte numérisé non relu

FIN DK L'ÉTAT CORROMPU DE L'ÉGLISE

(#) Ici l'auteur s’ahandoune à son imaginetion poétique sax dépeus de la vérité, Les siècles qu'il décrit sont’les premiers de l’ère chrétienne pendant lesquels l’univers était loin de goûter le bonheur de l’âge d'or.

(2) Jigvore à quel trait fait allusion cet étrange reproche d’indolence, que je ne croyais pas possible d'adresser aux souverains pontifes.

(3) Les réserves furent imaginées par Clément v VI5 a, Jorsqu'on lui représentait. que ses prédécesseurs n’avsiant sien fait de pareil : « Mes prédécesseurs, répondait, ne sawnient pas être papes. »

© (4) Voici ane petite anecdote du quatorzième siècte qni se rapportg à ce mépris gériéral dans lequel les prêtres étaient alors tombés : Un hommie du peaple ayant appelé un incomnu M. l'abbé, celui-ci répondit qu’il n'était pas ecclésiastique. « Je vous demande pardop, reprit le brave homme, mais je ne voulais: pas vous offenser ; il ÿ a d’honnêtes gens partout. »

. (5) Le système religieux. du quatorzième siècle était de doter magnifiquement les évêques et de laisser mourir de faim les curés.

(6) Depuis, on les vit prendre le pas: sur les chanceliers et disputer ka prééminence, même aux électeurs de l'empire.

(7) On ne sera pas tenté d’accuser ceci d’exagération, si l’on se rappelle que sous Français 1°", le cardinal de Tournon possédait en bénéfices plus d’un million de rentes. Aussi, comme ù détestait et faisait brûler les huguenots ! {

(8) J1 devail e'en. écouler dixraept encore avant Fextinqtion du sehisme,

RS, Dé

(9) La profession de banquicr, justement honorée aujourd'hui, était fort décriée alors dans les états où l’on ignorait ce que c'était que finances. On confondait les banquiers avec les usuriers.

(10) Sans doute il est ici question de saint Cyrille d'Alexandrie, auteur d’un grand nombre de commentaires sur la Bible.

(11) On voit que la doctrine de Clamenges'est à ‘peu près la même que celle de Henri de Ceva, général des frères mineurs, ou spirituels, de Sicile , lequel enseignait qu’il y a deux églises : l’une charnelle, comblée de richesses et couverte de crimes, à la tête de laquelle était le pape ; l’autre spirituelle, ornée de vertus, frugale et pauvre, concentrée dans un petit nombre de fidèles chrétiens.

(12) « Alors, l’un des sept anges qui avaient les sept coupes, viut’me parler et me dit : « Venez, et je vous montrerai la condamnation de la grande prostituée qui est assise sur les grandes eaux; N

» Avec laquelle les rois de la-terre se sont corrompus et qui a enivré du vin de sa prosfitution les habitans de la terre. »

» Et lor squ il m’eut transporté en esprit dans le désert , je vis une femme assise sur une bête de’ couleur d’écarlate, pleine de noms de blasphèmes, qui avait sept têtes et dix cornes.

» Cette femine était vêtue de pourpre et’ d’écarlate ; elle était parée d'or, de pierres précieuses et de perles, et avait à la main un vase d'or plein des abominations et des impuretés de sa fornication.

» Et sur son front ce nom était écrit (Mystère!) : La grande Babylone, mère des fornications et des abominations de la terre.

» Et je vis cette femme enivrée du sang des saints, et du sang des martyrs de Jésus; et, en la voyant, je fus saisi d’un grand étonnement. |

» Alors l’ange me dit : « De quoi t’étonnes-tu? Je te diraï le mystère de la femme, et de la bête sur hquelle elle est assise , qui a sept têtes et dix cornes.

» La bête que tu as vue était et n’est plus; et elle doit monter de d’abfime et périr sans ressource ; et les habitans de la terre, dont les noms ne sont pas écrits dans le livre de vie depuis le commen-

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