‹ Bibliothèque étrangère d'histoire et de littérature, ancienne et moderne; ou, Choix d'ouvrages remarquables et curieux, traduits ou extraits de diverses langues, avec des notices et des remarques;Chapitre 86 sur 126 · FIN DES ROMANCES DES DOUZE PAIRS DE FRANCE · texte numérisé non relu

FIN DES ROMANCES DES DOUZE PAIRS DE FRANCE

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(1) ON sait combien la caverne de Montésinos est célèbre dans le Don Quichotte. Cette romance-ci n’est relative qu’à l’enfançe du jeune héros. Il n'y est point parlé de la caverne, et il est fort remarquable que, soit ici, soit dans aucune des autres romances, il ne soit question ni de fées ni d’enchanteurs. |

(2) Charlemagne joue ici le rôle d’un imbécllle despote d'Orient, ordonnant ou révoquant au hasard les supplices.

(3) Ce trait est fort remarquable, et change un peu Les idées. répandues généralement, du désintéressement des vieux chevaliers.

(4) Les romanciers ne $e sont pas fait scrupule de conduire Charlemagne et ses drmées jusqu’en Palestine. Itiln est question que d’un de ses lieutenans.

(5) Les veneurs du comte n'étaient pas ses serfs, puisqu'il les payait ; c’étaient des francs-tenanciers ; des hommes libres, qui lui prêtaient momentanément leur service, moyenvant une rétribution.

(6) À cause de la grande jeunesse de Célinos.

(7) Ceci ne s'accorde pas avec ce qui a été dit plus haut, que le nouveau mariage déplut beaucoup à Gayferos. Ces vieux poëmes populaires, dont plusieurs ont pu être composés de pièces rapportéés, renferment quelquefois de semblables contradictions.

(8) Phrase proverbiale pour exprimer beaucoup de fatigue et de misère. Le proverbe actuel est : « Un pied chaussé et l’autre pu, »

(9) Voilà cette fameuse romance du marquis de Mantoue, que conuoissent de réputation tous les lecteurs de Don Quichotte. Qui ne se souvient des plaintes douloüreuses du triste chevalier renversé | de cheval, ‘et qui, se croyant Baudouin blessé à mort par son rival,

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prend pour le marquis’ son oncle, un paysan de son village, et lui débite toutes les belles choses qu'on va lire? Cette romance est une petite épopée par son étendue, et aussi par son intérêt. Elle attriste l’âme par les événemens tragiques, et la récrée par la douceur et l'élévation des sentimens.

(10) Il paraît par ce qui suit, que le marquis n’a entendu qu'imparfaitement les plaintes de Baudouin, car ïl ne le reconnait pas encore. ‘.

(11) Don Quichotte, après son combat avec le Biscayen, jure de mener la vie que mena le marquis de Mantoue, attendant vengeance ; et lorsqu’ensuite le pauvre chevalier éprouve diverses mésaventures, Sancho ne manque pas de les attribuer au peu d’exactitude qu’il a mis à garder son serment.

(12) Parce quil ignorait encore le sujet de leur message.

(13) On voit qu’a l’époque où cette romance a été composée, les petits plaids avaient déjà succédé aux grands. Ces hommes choisis qui font serment, sont de véritables jurés, auxquels il ne manquait que d’être élus par la sotiété elle-même, qui, seule, a toujours intérêt d’être juste.

(14) Voilà instruction contre un coupable en crédit , autorisée par le conseil même du roi; on ne connaissait donc pas alors la maxime préconisée depuis : ‘Que les puissans ne doivent jamais avoir tort publiquement.

(15) Ces trois états étaient l’administration civile, la guerre, la justice. |

(16) Cette formule d’arrêt est fort curieuse ; l’auteur l’a empruntée des anciens jugemens du pays.

* (17) Je connais plusieurs jugemens du dix-neuvième siècle, où l'on n'aurait pas pu, sans imposture et sans scandäle, insérer une formule pareille. ‘

(18) On voit que Pusage de faire crier les jugemens des condamnés date de très loin.

(19) D'après la Chronique de Turpin, Olivier et Roland ont péri avec Renaud à la bataille de Roncevaux ; ici on représente ce dernier Comme mort long-temps avant eux.

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