HISTOIRE DES COMTES
Thibaut de Léon ; Bertrand de Novesan ; Hugues Eustache; Guillaume de Salice ; Guillaume de Meuillon , seign
de Ribiers; Raymon Furon ; Rostaing Alaune ; Reynier Alaune; Raymon Raybaud; Pierre de Veronne ; Pierre Brayde ; Guillaume Raybaud ; Guillaume de Valserre ; Bonniase de Navaisse; Nicolas Constant; Garin de Pierre; Estandartde Sigoyer; Guillaume de Moustier ; Raymon Raybaud; Guillaume Barrière ; Jean Albanie ; Richard de Durfort ; Arnaud de Durfort ; Jean Grandis;
Bertrand Olivier, seign. de
Gouvernet ; Bertrand de la Roche; Guillaume de Merindol ; Pierre Raudi;
Alseart de Cournillon; Garin Girard; Berton de Cournillon ; Giron de Cournillon ; Richart de l'isle ; Pons Guillerme ; Bertrand de Sabran ; Guillaume de Vesc; Hugues de Carsan ; Pons de Pinchenier; Albert Reybaud ; Raymond de Beaux ; Marquis de l'Espine; Rambaud de l'Espine; Raymon de Meissonas ; Athenot de Montmirail ; Pierre de Baratier; Lagier de Pierre; Jacques Sauret ; Jordan de Rosans ; Guigues Rosset; Bartélemyde Moron; Pierre Eustache ; Pierre du Saix ; Guillaume de Rame; Lantelme de Valserre; Eynardde Rame; Jean de Bardonnéche ; Ferrand de Rosans.
Il receut aussy les hommages des seigneurs de Bardonnéche. Leur nombre m'oblige d'en donner leur nom par curiosité :
Lantelme Chambeyrac ; Amédée, son fils; Bermon Chaix ; Henry de Bardonnéche ; Jeand'Aiguebelle; Humbertd'Aiguebelle; Obert de Bardonnéche;
Hugues de Bardonnéche; Pierre de Navaisse; Pierre de Bardonnéche ; Constant de Bardonnéche; Pierre, son frère; Jacques de Bardonnéche ; Peyron de Bardonnéche;
Louys de Bardonnéche ; Antoine de Bardonnéche ; François Ambrois; Jean Valfrey ; Hugues de Chaslelar; Jean de Valserre; Un autre Louys de Bardonnéche; Boniface de Bardonnéche ; Guillon de Bardonnéche ; Perceval de Bardonnéche; Guillet de Bardonnéche ; Justet de Bardonnéche ; Un autre Boniface;
George de Bardonnéche ; Hugonet de Bardonnéche; Jordanet de Bardonnéche; Poncet île Bardonnéche ; Un autre Hugonet ; Poncet de Bardonnéche; Albert de Bardonnéche ; Claude de Bardonnéche ; Jean de Bardonnéche ; Claude de Bardonnéche ; Obert de Bardonnéche ; Hugues de Bardonnéche ; Pierre Ruffier.
De ce grand nombre de familles il ne reste que celles de :
Loras; La Poype ; Rivoire ; Bérenger ; Peloux ; Athenot ; Navaisse ; Alleman; Hyères ; BwTevant ; Lemps; Agout ; Bardonnéche ;
Gras; Grolée; Dupuy ; Chaste; Falcoz; Voyssanc; Lespine ; Noir ; M urinais; Sibeut ; Hostung ; Roux; Veronne.
R receut d'autres hommages dans les années suivantes, et comme il souhaitait ardemment la paix avec le comte de Savoye , elle fut ménagée par Amédée , comte de Genève , tellement que ces deux princes ayant nommé des arbitres, elle fut conclue le 7 de mars 1334, sur le pont de Chapareillan. Ces arbitres furent , de la part du Dauphin : le comte de Genève , Humbert de Cholay , seign. du Pont de Boringes, et Amblard de Beaumont; et, de la part du Comte, le mesme comte de Genève, Antoine de Clcrmont, seign. de laBastie d'Albanois, et Philipes de Provanes.
Il y avoit quelques difficultez pour l'observation de ce traité et ils en donnèrent l'examen et la décision à Philipes de Savoye ,
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prince d'Achaye, à Béatrix de Viennois, dame d'Arlay, à Guillaume, archevêque de Brindes, à Rodolphe, abbé de S. Michel de Cluse, à Antoine de Clermont , seign. de la Baslie d'AlbanoU, à Philipes de Provanes , à Humbert de Cholay, et à Amblard de Beaumont, par des lettres du 20 du mesme mois.
Et comme il y avoit quelques liquidations à faire , ils convinrent, le 7 de septembre suivant, qu'elles seroient faites par cet Antoine de Clermont, Guillaume de Castillon, Amédée de Rossillon et Amblard de Beaumont qui y procédèrent à Chatonay.
Et cette paix fut affermie par un autre traité du 7 de novembre suivant, fait en une grange de Moiranc qui apartenoit aux chartreux de la Sylve-Bénite.
Ils firent un autre traité de paix, le 7 de novembre 1335, où le Dauphin promet de restituer la dot de Marie de Savoye, dame de Foucigny; que le Comte remettroit au dauphin Meximieu, le bourg S. Christophle, les fiefs et hommages qui en dépendoient; que les châteaux de Balon, de Grandfort et de Moteanne seroient mis en dépost entre les mains de Humbert Alleman, seign. d'Albonne, pour estre rendus au Dauphin lorsqu'il aurait rendu cette dot, que la BastiedeS. Jean de Vieux, auprès du château de Varey, construite par le Comte, serait démolie et les fossez comblez, que le Comte rendrait au Dauphin Corlere et S. Martin du Fray et le fief de Bisonnes , comme aussy la Bastie de Peladou de Suze, le chasteau des Alenceres, que Amblard de Beaumont et Antoine de Clermont seroient les exécuteurs de cette paix et en jureraient l'observation ; et pour cautions du Dauphin :
Bertrand des Baux, comte de Montcayeu ;
Amédée , comte de Genève ;
Hugues de Genève , seign. d'An thon ;
Humbert, fils du seign. de Villars;
Et Girard de Rossillon, seign. d'Anjou.
Cet acte m'apprend que cette Marie de Savoye avoit esté la femme de Hugues, dauphin , seign. de Foucigny, fils de Humbert de la Tour , et d'Anne , dauphine , ignorée par Chorier.
Ces deux traités confirmèrent celuy de 1344 fait avec Jean, dauphin et le comte Amédée. Il y fut dit que le Comte renonceroit à tous les droits qu'il avoit sur la terre de Montluel , à la réserve du fief de Chastillon de Chautagne et sur celle de Girieu. Il
rendit à Montueil et à Guillaume du Saix ce qu'il leuravoit pris, et promit de faire raser la Bastie de S. Jean de Vieu ; de donner au Dauphin , pour le dégrever de la ruine du chasteau de Girieu , des fonds que les anciens seigneurs de Girieu avoient possédés dans la terre de Chandieu, dans le Viennois , membre de celle de
S. Symphorien d'Ozon ; de luy rendre le chasteau de Mo ,
appartenant au comte de Genève et celuy de Villars qui estoit au seign. de Villars qu'il occupoit , et de rendre généralement tout ce qui estoit en ses mains qui apartenoit au comte de Genève et à la famille de Villars ; renoncer au fief de Foucigny et à l'hommage qui luy estoit deub par le Dauphin , comme seigneur de ce pays , moyennant la somme de 25,000 liv. de petits tournois , bonne monnoye courante , et s'obligea de faire aussy renoncer , pour 5,000 liv. , Guichart, seign. de Beaujeu, à tous ses droits sur les chasteaux de Meximieu et du Bourg S. Christophle qui avoit esté donnez à Guigues , dauphin , après la bataille de Varey. Le Dauphin , de son costé , se départit de tout ce qu'il possèdent sur les terres de S. Germain d'Ambérieu et des Âlismes, despuis la rivière d'Âlbaron, en remontant vers ces deux chasteaux et les mandements d'Ambournay et de S. Rambert, à la reserve de celuy de S. Martin , sur les terres de Balon et de Grand Confort , à la charge que Humbert, seign. de Villars, qui en estoit le propriétaire , n'en feroit point hommage au Comte. Il promit de rendre au Comte la Bastie de Suze, et de payer 30,000 liv. , à quoy furent liquidez la dot et le douaire de Marie de Savoye , veufve de Hugues , dauphin , baron de Foucigny.
Cette Marie estoit morte et avoit institué ses héritiers Marie de Brabant , sa mère, et Aymon, comte de Savoye, son frère. Le Comte et le Dauphin firent ligue offensive et défiênsive. Le premier traité de paix fut fait en présence d'Amédée de Rossillon, conseign. du Bouchage, Hugues de Chastelart, Jean Mistral , seign. de Gressier, Girin de S. Saphorin, chevaliers. Le deuxième, en présence de :
Guillaume , abbé de S. Antoine ; Amédée Alleman, prieur de S. Laurent de Grenoble ; Joffrey de Comiers, prieur de S. Estienne de S. Juers; Albert, seign. de Sassenagc; Guy de Grolée, seign. de Neyrieu ; Lantelme Aynard ;
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Guillaume Artaud ;
Amédée de Rossillon, conseign. du Bouchage; Henry de Drenc ;
Lantelme de Grange* , chevaliers ;
Aynard de Bellecombe et Pierre d'Avallon, conseillers du Dauphin , domicelli domini dalphini.
Avant que de parvenir à ces traités, le Dauphin, par ses lettres du 27 d'avril, avoit commis Humbert de Cholay et Ambiant de Beaumont pour les négocier ; et, avant le traité du mois de novembre, il avoit receu une lettre du Roy qui l'exhortoit à vivre en paix avec le Comte. Die luy fut présentée , le 16 d'aoust , par Pierre de Gramiches, vicaire de S. André-lès-Avignon.
La terre de Geix étoit mouvante de la couronne delphinale. Le seign. , mort sans enfants , le Dauphin prétendit qu'elle luy revenoit par retour de fief, et le fit déclarer par un an-est de son conseil, du 3 de juillet de cette année, qui ordonna qu'on mettroit sous la main delphinale ce qu'il avoit laissé aux diocèses de Genève et de Lausane.
La mesme année, et le 8 de février, il passa une procuration pour faire hommage au roy Philipes et à Jean de Normandie, son fils.
La mesme année, il fit plusieurs ordonnances qui défendoient de transporter hors de la province des vivres ny des denrées ; pour le recouvrement du droit de plait; pour la garde et conservation des chasteaux ; pour la révision des feux , contre les possesseurs et détenteurs des biens de son domaine ; au sujet des hommages et des droits seigneuriaux ; deflenses du port des armes , concernant la guerre , deflend les martin . . . , de mettre tous les péages sous sa main , concernant le maistre des eaux et forest ; deflenses de la change (sic); création d'officiers , d'un premier huissier de sa porte, d'un crieur public à Grenoble; convocation du ban et arrière-ban. Le tout au livre cotté : Registrum mandatorum Dni. Humberti Delphini ab anno i833.
Ce prince ambitieux forma le désir de se faire desclarer roy d'Arles, c'est-à-dire de Bourgogne, parce qu'il possédoit une partie de ce royaume. Il négotia cette affaire auprès de l'empereur Louys à qui il envoya Amblard de Beaumont. Il y réussit, et l'Empereur lui en envoya la bulle par Louys, comte d'Orttingen, accompagné de Conrad de Massestains
et de Hébrard, archidiacre d'Hausbourg, qu'il luy présenta estant à la Balme, le 16 d'avril 4335. Ce fust à condition qu'il relèveroit de l'empire; luy donna pouvoir de réunir à ce royaume les villes et les provinces usurpées, luy promit des forces pour cela, des titres pour l'y maintenir, et de le faire couronner Roy.
Il commença d'abord d'en prendre la qualité, mais cela ne dura pas et il reprit celle de Dauphin, tellement que cette couronne fut par luy abandonnée. Il avoit eu un fils nommé André, de Béatrix des Baux , sa femme. Il estoit alors âgé de quelques mois. D ne laissa pas de contracter un mariage pour luy, le 3 d'aoust 1335, avec Blanche, fille du roy Philipes. Il se jouoit un jour avec luy, estant entre les bras de sa nourrice, proche d'une fenestre de son palaix à Grenoble, qui avoit veuë sur la rivière de l'Isère, où il le laissa tomber. On trouva son corps au dessoubs de la ville, à la rencontre duquel il voulut que les jeunes clercs de l'église de S. André allassent pour Je conduire en l'église des FF. Prescheurs de Grenoble, où il fust ensevely. Les protestants n'eurent aucun égard à son monument, non plus qu'à l'église qu'ils renversèrent. Le Parlement luy a fait élever ensuite, dans la nouvelle église, un petit mausolée peu digne de la dignité du prince. Il est vis-à-vis du grand hôtel avec une inscription qui marque les soins du Parlement. Le 13 mars de chacune année , les clercs de l'église de S. André renouvellent leur premier office , sortent de la ville et y rentrent en chantant quelques antiennes, et on sonne toutes les cloches de cette église.
Voicy l'épitaphe de ce tombeau :
DEO OPTIMO MAXIMO ET MEMORIAÎ /BTERNjE ANDR« DELPHINI, ILLUSTRISSIMI PRINCIPIS HUMBERTI DELPHINI UNICO FILIS INSTANTI ADHUC DE MEDIO SUBLATO MONUMENTUM A PATRE MiESTISSIMO CONFECTUM IN DOMINICORUM TEMPLO CIVITATIS HUIUS SEXTO NONAS JULII 1338 INIURIA TEM- PORIS BELLORUM CIVILIUM CALAMITATE DIRUTUM ANNO 1562, TANDEM IN HUNC LOCUM CUM CA- DAVERIS E1US RELIQUIIS SUPREMI SENATUS DE- CRETO TRANSLATUM ET RESTITUTUM ESTA PUS ET RELIGIOSIS CiENOBII HUIUS VOTIS 7 CALEND.