‹ Bibliothèque historique et littéraire du DauphinéChapitre 1 sur 213 · DICTIONNAIRE · texte numérisé non relu

DICTIONNAIRE

DU

LABISGON est le lieu des Échelles dans l'ancienne géographie.

Le comte de Savoie^ Humbertl«r, en donna l'église de la paroisse au prieur de Saint-Laurent de Grenoble, par un acte de Fan 1042. L'itinéraire d'Antonin met Labiscon dans un chemin de llilan à Vienne, et on veut que ce soit le Pont-de-BeauYoisin.

IaABOREL est une paroisse des Baronnies. au diocèse de Vaison, au bailliage du Buis et en l'élection de Montélimar, faisant deux feux trois quarts.

LACS. Il y en a plusieurs en cette province : celui de Paladru, dont le nom est grec venant de nÙotç Sjsinuv qui signifie auprès des chênes, parce qu'autrefois il était tout environné de roréts. U est long d'une lieue et demie, mais sa largeur est peu considérable, il est souvent agité de certains vents qui lui sont particuliers. Sa profondeur est telle en de certains endroits, qu'on n'a pu encore la découvrir. Des restes de oâtiments et de masures qu'on y ▼oit en quelques endroits ont fait dire qu'il y a eu autrefois ime ville submergée. Ceux du pays l'appellent Ars et j'en ai déjà parle. Ce lac produit quantité de poissons, la dorade et

l'homble (8ic\ lui sont singuliers. Les eaux ayant été converties en écume par son agitation et cette écume ayant été portée en des lacs ou étangs sans poissons, elle en produit abondamment étant considérée comme une semence.

Celui de Pelotiers^ au diocèse de Gap , est à deux lieues de cette ville, dans la vicomte de Tallard, au piea de la montagne de Sauze. On ne lui a point encore trouvé défends, mais ce qu'on y admire de merveilleux, c'est que la surface est couverte d'une mousse liée par des filets imperceptibles, qui Im font une espèce de terre ferme au milieu de ses ondes et soutenue par ses eaux, de telle manière que le bétail y va paître sans danger ; on considère cette terre comme île flottante. Gervais de Tilbury, qui écrivit il y a plus de quatre cent soixante ans^ en a parlé dans un ouvrage manuscrit que nous avons de lui, intitulé Otia imperialia , où il est dit que de son temps , on pouvait traîner cette terre mobile avec des cordes

Jusqu'au bord du lac, pour faciliter au détail d'y passer dessus, et puis natu- Tellement elle voguait à son gré comme un bateau.

LACS — LANGELIN

Gelai des Eigaox est entre Asi»res •t Veynes , dans le Gapençais, mais il ne produit que des sangsues.

Ceux de Laffirey , au diocèse de Grenoble, sont trois en nombre; le plus grand est fort long. Tous produisent de gros et excellents poissons , mais le brochet s'y trouve (quelquefois si monstrueux, que les filets ne peuvent résister à ses secousses.

Geluide Saint-Gyr, au mandement de Glermont^ dans le diocëse de Vienne, est aussi fertile en gros et bons poissons , mais particulièrement en carpes.

Geux de la i)arois8e de Laval et de quelques paroisses voisines sont sur des montagnes; il y a presque toute l'année de la neige aux environs et plus de six mois de glaces, mais jamais leurs eaux ne sont gelées ; ils produisent d'excellentes truites et on y voit souvent de certains oiseaux qu'on ne voit point ailleurs.

Geux de la Matésine ne sont pas éloignés de la Mure , et il en sort des eaux qui font des marais dans le voisinage , qui servent d'excellents pâturages ; celui qui est le plus près de la paroisse de la Motte-dAveillansestle plus considérable.

Geux que forme la rivière de Drdme reposent leurs eaux dans un endroit où était l'ancienne et célèbre ville de Luc, dans le Diois.

J'ai décrit celui de Notre-Dame-dela-Balme, en parlant des grottes.

LAQIER. AHNOUX LAGI£R LA BATIK, trésorier général du Dauphiné et du marquisat de Saluces, l'an 1584, ne labsa que deux filles, nommées Madeleine, épouse de Marc-Antoine de Viennois, et Marguerite, femme de Léonard Vinay , receveur du taillon. 11 portait d'argent au chevron de gœules accompagné de trois moih ehetures dhermme de eahle.

LA(K>PODES. Les perdrix blanches qui sont en grand nombre dans les montagnes du Dauphiné, sont ainsi appelées par les Grecs et les Latins.

Cin les nomme en cette province des Jalabres^ elles sont plus familières que les autres, car, après qu'on leur a tiré, elles ne se cachent point si on les a manquées et regardent avec quelque stupidité l'endroit d'où le bruit est Tenu.

laïque était une ancienne fa- Hiille noble du Viennois, de laquelle le chef y mort depuis peu, n'était pas

marié ; il était connu à Paris parmi les gens de qualité, ayant été capitaine des gardes fran^ses et des gardes da corps du duc d'Orléans, frère unique du Koi. Rosalie, sa nièce, a été mariée à Etienne Rigaud de Gerésin, et Reine, son autre sœur, au marquis de Leuville. De gueules semé de gouttes d'eauy d'argent onde demèmCy ou bien chargé d'une rivière d'argent,

iJLlNES. Il y en a abondamment en Dauphiné, particulièrement dans la Valoire et dans le Valentinois, qui sont fort fines et dont il se £sdt des draps de quelque réputation. Geux de ilomans, de Beaurepaire^ sont estimés, même par les nations étrangères, et les chapeaux de Valence ne le sont pas moins.

laAPFRET est une paroisse du diocèse et de l'élection de Grenoble , et du bailliage du Graisivaudan , faisant un feu trois quarts , huitième et soixante-douzième .

L'ALBENG est un bourg du diocèse de Grenoble, du bailliage de Saint- Marcellin et de l'élection de Romans, faisant onze feux un quart, compris la paroisse de Ghâteauneuf. L'église de l'Albenc est dédiée à la sainte Vierge; celle des Mereins, qui est auprès, est sous le vocable de saint Ëusèbe , et toutes deux de la nomination de l'évoque de Grenoble.

LAMBERT a été une famille noble et ancienne du Viennois, qui portait d'argent à trois bandes de sable, Louis Lambert, chevalier de l'ordre de Saint- Jean-de- Jérusalem, qui vivait l'an 1513, en a été le dernier. Septéme, Fallavier et Saint-Symphorien, dans le diocèse de Vienne, entendes brandies de cette famille, laquelle était originaire de Gondrieux, dans le Lyonnais, où vivait Jean Lambert, l'an 1299.

LAMES D'ÉPÉES. U s'en fait dans Vienne^ dont la trempe est admirable et dans une grande estime , même depuis longtemps, comme le témoignent ces vers du roman de Girard de Rossillon :

Fors Ml renier li cbenlier ooortoii Qui l'en arma oootre U DemajkOii Et laine corre U dexter Nerbonnoii El lea feri de l'eapie Viennois Nel ganmti ne arme ne conrois Mort rabtMti dsl bon dexter norois.

LANGXÎLIN , famille du Valen* tinois, anoblie jMur le roi Henri IV,

LANCELDf — LANGON

pour dsa serriceB conBidénbles en 1591. Ella porte de gueule» àtroù

ercùstm» montant iTargent.

Nicolas Lancelin, lieutenant au gouvernement de Valence, puis gouverneur de Montélimar, Euivit les catholiques lorsqu'il ae s'agit cnie de la rdigion; mais ayant connu les pemicieui desseins de la Ligue, il joignit ses armes sybc celles des fidèles sujets de Heiiri-I&-Grand.

Jacques, son neveu, fut gentilhomme de la chambre du même Roi, et brigadier de ses gardes du corps.

Aymar, Ois de celui-ci, fut capitaine, combattit contre les huguenots rebelles du Languedoc, et fut fait gouverneur de Cnias.

Jean-Antoine, fils d'Aimar, a servi lon^mps en qiialilé de capitaine et «laissé de braves enfants, qui sont dans le service et dans l'emploi. Il est mort jeune, regretté de tous ceux qui l'ont connu, car c'était un fort honnête homme.

LANÇON. On appelle ainsi dans cette province la commission des tailles qu'on envoie sur chaque paroisse , par od elle apprend la somme qu'elle doit péréqner; autrefois, il n'était signé que des élus, mais depuis que les intendants pr^ident dans tes impositions et que les trésoriers y assietent, ils le signent aussi avec les élus, et le greffier de l'élection le contresigne.

XiANDALENE, archevêque de "Vienne , assista au concile de ChAlons l'an 593.

LAHFRET, &miUe de UCdti-

Saint-André, au diocèse de Vienne, anoblie l'an 1638, en la personne de Pierre-François de Lanfi^y. EUle port* tCaxurà la lamproye d'or en pat, la tite en haut.

LANGAGE. Celui des Allobroget était celui des autres Celtes, mais! la suite il Alt corrompu par un mélange de celui des Grecs et de celui des Latins ; il reste quelques mots celtiques parmi ceux dont se servent les paysans eu Dauphiné , car les autres parlent français, surtout dans Grenoble où on le parle fort poliment. 'Nicolas Chorier, dans son Histoire du Dauphiné, lom. i", liv. n, a ramassé quelques mots celtiques, dont il fait voir l'usage encore aujourd'hui dans celle province; j'en ai remarqué quelques-uns BOUS le titre de Jlfota.

LANOES est uneiamille d'Orange et de Dauphiné, anoblie par le prince d'Orange l'an 1583. La branche que nous avons en cette province, fait son séjour à Grenoble et porte de gueule* ou cerf volant d'or.

XiANOON est une famiUe noble de Saint-Marcellin, qui porte de yuevUt

à la tour d'argent maçonnée et erinelie de quatre crénaux de sable, la porte ouverte (1).

Jean de Langon périt à la bataille deVemeuil,ranl^.

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