SAINT-ANDRÉ — SAINT-ANTOINE
Jeandalftftel, 1M0;
Gnichard de Martel, 1544 ;
Charles de Martel , 1571 ;
Aunet de Biaugiron , 1620 ;
Thomas de Coquille, 1630 ;
Hugues de Puymares de Bar;
Pierre d'Ësparra, 1668.
SAINT-ANDRÉ a été une famille noble de Vourey, au diocèse de Grenoble, qui portait d'argent à un aigle d'axur ongle et hecquè de gueules. Elle a flni par daudme de Saint- André, qui de nos jours a eu deux mans , le premier, nommé Antoine Marnais, le second, Antoine d'Estin- ▼ille, comte de Govonges.
SAINT- ANDRÉ est encore une abbaye de filles, de Tordre de Saint- Benoît, dans la même ville de Vienne, fondée par saint Léonien, Tan 510, et où Emilie- Eugénie, fille du duc Ancelmon , fondateur de la précédente ,
5 rit rhabit de religieuse. Le roi Roolphe en fit rebâtir le monastère, et relever l'église telle qu'elle est encore aujourd'hui et lui donna plusieurs fonds. Julienne, fille d'Ame II , comte de Savoie , y fut religieuse et mourut abbesse l'an 1194. Je parle d'elle et donne son épitaphe en son rang. Autrefois les religieuses de ce monastère assistaient aux processions publiques, suivant le témoignage de Nicolas Chonerdainsles Antiquités de Vienne, contre ceux qui soutiennent si hardiment que les religieuses doivent être cloîtrées et grillées, et que les saints canons répugnent aux honnêtes libertés que peuvent avoir les vierges voilées
SAINT - ANDRÉ - DE - RO- SANS est une paroisse du diocèse, du bailliage et de Télection de Gap , à neuf lieues de cette ville , faisant un feu trois quarts et huitième, et appartenant au prieur du lieu.
SAINT-ANDRÉ -EN-BEAU- GHESNE est une paroisse de quatre feux et demi , du diocèse , du bailliase et de l'élection de Gap, à six lieues de cette ville. Par transaction faite le 4 de îuillet 1593, entre les seigneurs de ce lieu et les habitants, il fiit dit que chaque habitant chef de famille leur paierait en commun une émine firoment de censé, pourvu qu'il eût deux bœufs, plus deux corvées de leurs bœufs , et deux autres de leurs personnes , ensemble une geline pour droit de gelinage ; plus en général une taille appe-
lée la roate» m<mtant annueUenient 40 florins ; pluE une rente annuelle pour le ban, montant 13 florina 6 sols ; plus le mbut de messagerie sur chaoue chef de maison , c'est-à-dire que les seigneurs pourront les envoyer où bon leur semblera, pourvu qa ils puissent revenir le même jour; et les seigneurs seront obligés de leur donner un quartier de nain et un liard. Et lors des corvées, us nourriront aussi les gens et les bœufs ; et la directe universelle est reconnue, Elaymond, notaire, a reçu l'acte. Cette terre est limitée par celles de Montbran, de la BeaumcHles-Arnauds, d'Âspres, d'Agnelles et de La Rochette.
SAINT - ANDRÉ - EN - RO- YANS est une farcisse du diocèse de Grenoble, du bailliage de Saint-llarcellin et de l'élection de Valence, disant sept feux et trente-deuxième.
SAnrr- andré-la -freib-
SINOUSE est une paroisse d'un feu, à deux lieux de Gap^ du diocèse, du bailliage et de l'élection de cette ville, appartenant en partie au commandeur de Gap, de l'ordre de Saint-Jean-de- Jérusalem.
SAINT-ANDRÉ-LAPALUD.
Voir LAPALUD.
SAINT- ANDRÉ-LËS-EM- RRTJN est une paroisse du diocèse et du bailliage d'Embrun, à demi-lieue de cette ville et de l'élection de Gap, à
sept lieues de celle-ci, faisant ,
appartenant au Roi et à l'archevêque.
Elle est abondante en fruits, et on a tiré souvent des mâts pour la marine de sa forêt de Saluées.
SAINT-ANTOINE est un bourg qui a pris son nom du grand saint Antoine, ermite, parce que ses reliques y reposent dans l'abbaye oui est, sous son vocable, au diocèse de Vienne, au bailliage de Saint -Marcellin et en l'élection de Romans ; et tout le territoire est composé de vingt-huit feux et quatre-vingt-seizième. On l'appelait autrefois La Motte et appartenait à la maison de Chftteauneuf , oui la donna aux religieux de cet ordre. Néanmoins, Odobert, seigneur de Châteauneuf,
{prétendit que la juridiction, la ville, e château , le mandement et la chàtellenie lui appartenaient, et il en fit procès à Pierre Lobet , qui en était alors abbé. Mais , par sentence arbitrale du 5 de janvier 1353 , faite par Henri de Villara, archevêque de Lyon,
SÂlNT-ANTOINE
fouvernenr du Daaphiné. Amédée de LoussiUon , coseigneur au Bouchage et de Brangues , et Aynard de Bellecombe, chevaliers, dont ils avaient convenu par acte de compromis du.
jour précédent, Ghâteauneuf fut débouté de ses prétentions, et néanmoins Tahbé fut condamné de lui payer pour une fois tant seulement 1,000 florins d'or, ce qu'il exécuta en présence de ses religieux nommés :
Ghabert de Bérenger, commandeur de Liège;
Oddon Alleman, commandeur de Limoges;
Girard de Mont&ucon, commandeur de Flandre;
Guillaume de Bocsozel, commandeur de Ghambéry ;
Humbert de Loras^ commandeur de Ghâlon;
Pierre de la Balme ou de la Baume, commandeur PresHni;
Alleman de Murinais, commandeur de Constance ;
Et de Robert Mancel^ sacristain de Saint- Antoine.
Outre ces religieux ou comman* deurs, comme cet acte était très considérable , on y appela pour témoins :
Jean de Grolée , seigneur de Neyrieu;
Falcon , seigneur de Montchenu;
Amédée de noussillon^ seigneur du Bouchage ;
Jeffrey de Moirans, chanoine de Ghâteauneuf-de-Galaure ;
Aynard de Bellecombe :
Gilles d'Arloc;
Humbert de Bellecombe , dit Gatipon;
Gilles de Montchenu, chanoine de Romans ;
Humbert de Dortans;
François de Montrigaud ;
Guy Copier ;
Hugues Lobet ;
Henry Lobet ;
Jean borel ;
Guichard de Varey ;
Hugues de Gommiers ;
Jean de Gommiers ;
Guillaume de Surron ;
Bernardin de Plaisance ;
Guélix de La Balme ;
François Gilbert.
Le bourg de Saint-Antoine est fort peuplé et on y ûdt du drap qui est assez Don. L'abbé en est seigneur temporel et spirituel. Toute la communauté Ait
reconnue mouvante du Dauphiné par les abbés , le 22 de février 1B29, le 18 de juillet 1345, le 3 de mars 1413. Il y a eu un grand procès au Parlement de Grenoble entre l'archevêque de Vienne et l'abbé de Saint-Antoine, concernant la visite des paroisses de Saint-Jean, de Fromental^ de Saint- Martin, de Yinay et de Notre->Dame de Montagne, qui sont des annexes de celle de Saint-Antoine: et par deux arrêtés des 15 d'août 1663 et 5 d'août 1664, elles en furent déclarées exemptes. Mais le Conseil du Roi , par un autre du 12 d'avril 1668, les a réformés et a assujéti ces paroisses à la visite de l'archevêaue , conformément à une transaction au mois de septembre 1314. Il y a dans le territoure de Saint- Antoine des eaux salutaires.
Quant à l'ordre de Saint-Antoine, dont cet abbaye est le chef, il fut commencé pour des hospitaliers par un nommé uaste, ouiétaitd'Anneyron, au mandementd'Albon, environ ranl090, et fut approuvé au concile de Glermont, Tan 1095. Son église avait été commencée en 1070; mais elle ne fut achevée qu'après cette confirmation.
L'an 1242, le dauphin Guides André la visita et la mit , son abbe et ses religieux, sons sa protection, comme le dit Aymar Falcoz, l'un de ses religieux en son Histoire Antoniane , part. 3.
Par arrêt du Conseil delphinal du 4 de septembre 1449, cette abbaye fut déclarée exempte de payer le droit de vingtain dans les paroisses où elle a des domaines, en vertu des concessions apostolic[ues.
Le roi Louis XI donna pour fondation à rhôpital de Saint-Antoine , en juillet 1478, 83 livres, 8 sols, 4 deniers de rente annuelle pour la nourriture d'un pauvre tous les mercredis de Tannée, à prendre sur les émoluments de la notairerie, scriberie et scel de la grande Cour du Viennois, parce que le pape l'avait affranchi d'un vœu qu'il avait fait de ne point manger de la viande les mercredis. Il fonda encore, le mois de mai 1482, une messe pour tous les jours à perpétuité , dans l'église de l'abbaye, pour être dite à huit heures du matin en la chapelle de Notre-Dame de Grâce, et une grande les mercredis, à haute voix, au grand autel, moyennant une censé annuelle de 1 ,500 écus valant 2,406 livres 5 sols à prendre :
SAINT-AliTOINE
iOO Ihnres, sur le péage de Baix-«ar>
1,035 Imres, sarla mnde gabelle de Romass. outre 1,075 livres cni'il lui avait déjà données sur cette ganelle et snr le péage de Ghabenil ;
11 i livres^ sur le péage de Montmeyran;
80 livres, sar celui de Charpey;
100 livres, sur celui de Sauzet.
n amplifia la même pension jusqu'à la somme de 4,900 livres par lettre du 16 de juin suivant. Le surplus à percevoir :
143 livres 15 sols, sur les terres de Saint-Nazaire et de Saint-Lattier;
150 livres sur celle de Pierrelate ;
100 livres, sur la leyde et autres droits de la ville de Grest, à la charge oue les messes basses dont il est parlé aans la première fondation seront dites en chantant, cpie les religieux diront leurs heures canoniales devant l'autel de la chapelle de Notre -Dame -de - Grâce, où assisteront douze religieux prêtres et deux novices, et que le Roi et ses successeurs pourront nommer un religieux pour être leur procureur, dont la collation leur appartiendra et à qui il sera donné double paie. Mais toutes les prétentions de cette abbaye au moyen de ces fondations, furent réduites en 15^ , par les commissaires à Taliénation du domaine du Roi ea oette province, de la manière que s'en suit, à prendre sur différentes terres et chÂtellenies :
300 livres, sur la Tour-du-Pin ;
68 livres 15 sols, sur la pension de Romans ;
78 livres, sur 8aint-Pierre-do-Barry et le Pouzin;
70 livres, sur Beauvoir-en-Royans;
f 30 livres, sur Ghabeuil ;
70 livres, sur la châtellenie de Rot* tier;
150 livres, sur Serres ;
100 livres, sur Quirieu et La Bal»
me y
408 livres , sur Bourgoin ;
60 livres, sur Rives et Beaumont;
20 livres , sur la châtellenie de Gre« noble ;
60 livres , sur le péage de cette ville;
90 livres, sur la châtellenie de Briançon ;
70 livres , sur la cour commune de cette ville ;
48 livres, sur le port de la Roche, vers Seyssins;
380 livres 5 sols 6 deniers, «nrli ferme de la grande cour du Vieaiioii et du Valentinois ;
341 livres 10 sols, sur celle de k grande cour du Briançonnais ;
50 livres, sur la cour du palais d'Embrun ;
40 livres, sur la châtellenie de Jfiribel;
40 livres, sur celle de MevouiDon;
40 livres, sur celle de MontauhsB;
15 livres, sur celle de Sainfes-Eaphémie ;
60 livres, surla garderie de Viemie;
20 livres, sur la châtellenie de Beaumont ;
Faisant en tout 2,619 livres 10 sols, dont aujourd'hui ces religieux ne jouissent point.
Pour ce qui concerne les reliques de saint Antome , elles forent apportées de Gonstantinople en Dauphiné rar Josselin, fils de saint Guillaume, doc d'Aquitaine, qui avait plusieurs terres en cette province et particulièreiDeal à Ghâteauneuf-de-l'Aibenc, où il déposa premièrement ce trésor , oô il t demeuré près de deux cents ans. Didier, l'un de ses successeurs, les fit transporter à la Motte et leur éleva na mausolée et commença une église en 1070, qui fut achevée en 1099 et consi* crée par Guy de Bourgogne, archevê-
Se de Vienne , qui fut en après pue lixte II. Gertaine maladie, que lel Latins nomment sacrée et sidération et les Grecs sphaoele et estionieM, affligeant alors plusieurs personnes, leur guérison suivait iniaillibleménf les approches de ce précieux tombeav.
Mais, comme les malades qui ooea* paient tous les jours les environs de cette église, ne trouvaient pas où eè loger et se mettre à couvert , Gaston ou Gaste, gentilhomme d'Ânneyron,aa mandement d'Albon, etGirin, son fils, y bâtirent un hôpital à leurs fivs.
Dans la suite il s'en trouva qui enrent le même zèle et s'attachèrent à serrir les malades dans cet hôpital, tellement qu'il se fit une petite congrégation, qui, augmentant tous les jours, donna lieu à l'établissement de cet ord^e sons la règle de saint Augustin. Au commencement de son institution, les so- Sérieurs ne furent appelés que maîtres e l'hôpiUl Saint-Antoine. Mais Tan 1297 , Aymon de Montany, ayant pris la qualité d'abbé, ses successeurs en ont autant MU Ge f^t le pape Boni-
SAINT-ANTOm E — SÂINT-BARNARD
SM
laoe Tin qinlftliiâdonM, {MrMlle^e celte année-là, et qoi en même tempe TaBsiqettit immédiatement au Saint- ^éf e. François Marc, ir« part., ouest.
SiSj dit qne par induit du pape Sixte, il est permis a Tabbé de nommer aoz bénéfices qui dépendent de luises religieux de son ordre, et M. ËxpiUy, dbap. 70, de ses Arrêts, qu'il a ses causes commises en première instance par-devant le Parlement.
MAinUBB DE L'HOPITAL DE SAINT- ANTOINE.
Etienne, mourut l'an 1131; Nantelme SoiErey, 1150; Guillaume Roux, 1179; Pierre Soffrey, 1199; Bruno, mort 1204; Falques , mort 1220 ; Etienne II, mort 1233:
FalmiesMathion, 1238^ Guillaume Soffrey, 1255; Ponce Roux, 1260; Josselin de La Tour, 1261 ; Guillaume de Peman, 1263; Guillaume de Bens , 1268; Guillaume Daniel , 1271 ; Etienne, 1275.