‹ Bibliothèque historique et littéraire du DauphinéChapitre 131 sur 213 · TO · texte numérisé non relu

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noble da diocèse de Grenoble & qui la terre du Savel appartenait. Jean de SAint-Savin la rendit à Pierre Aynard l'an 1360, et il a été le dernier de sa race.

SAINT-SAUVEUR est une paroisse de trois quarts de feu, du diocèse de Vienne, du bailliage de Saint- Marcellin et de Télection de Romans, appartenant au commandeur de Saint- Paul auprès de Romans, de Tordre de Saint^Jean-de-Jérusalem de la collation duquel est Téglise.

Il y a une autre paroisse de ce nom dans les baronnies, au diocèse de Sisteron. au bailliage du Buis et en l'élection de Montélimar, faisant un feu un quart et huitième.

Il j en a une autre au diocèse et »u bailliage d'Embrun et en l'élection de Gap , appartenant au Roi et à l'arche- Téque , étant à demi-lieue d'Embrun , on y trouve du beau bois.

Il y en a encore une autre d'un quart de feu au diocèse de Die, en l'élection de Valence et en la sénéchaussée de Grest.

SAXNT-SÉBASTIEN-DE CORDÉ A G est une paroisse du mandement de Morges en Trièves, au diocèse de Die, au bailliage du Graisivaudan et en l'élection de Grenoble , faisant six feux deux tiers et sixième , étant jointe au hameau de Sainte-Gatherine. Elle était du mandement de Beaumont, mais elle en fut détachée en 1521 . Il y a ici des hommes delphinaux.

Le curé est de la nomination au prieur du lieu.

SAINT-SEVERIN, famille illustre de Milan, originaire néanmoins du royaume de France, a donné à l'Église de Vienne un de ses archevêques, nommé Frédéric. Il avait été évêqne de Maillezais et fut ensuite cardinal. Quoiqu'il fût nommé à cette archevêché en 1498, néanmoins Antoine de Glermont qui le fut en même temps que lui retarda sa mise en possession jusqu'en 1508 par les disputes et les contestations qui arrivèrent entre eux et qui furent agitées pardevant le Parlement de Grenoble et qui font la matière de plusieurs questions du Recueil d'ar^ rets de François Marc.

Alexandre de Saint-Severin , son parent, fut son successeur en cette archevêché.

SAINT «SEYEST est une pa-

roisse de deux feux un tiers en Téleetion de Romans.

SAINT-STMPHORIEN (6ny Allard écrit SainUSaphorin \ est an mandement du diocèse de Lyon, dn bailliage et de l'élection de Vienne , lequel étant joint à Solaize et à Bron, dans lepéréquaire fait vingt-trois feux deux tiers et vingt-quatrième; on l'aopelait autrefois Saint-Simphorien-d'ôzon à cause que la petite rivière d'Ozon la traverse , et Samt-Saphorin est an nom corrompu de Saint-Simphorien.

Il a été longtemps au comte de Savoie , et l'an 12381e comte Pierre en fît clore le bourg de murailles. L'an 1252 Jean de Boumin , archevêque de Vienne, y fit bâtir un pont sur le Rhône, qui n'est plus. Voici les paroisses qui sont de ce mandement :

Saint-Saphorin ;

Serezin;

Solaize ;

Bron;

Feyzin ;

Malatrait;

Venissieux ;

Simandre ;

Temay.

François Biarc, dans la dèdtùm ilO de la ire partie , dit qu'on avait planté des limites entre ce mandement et celui de Gommunav ; que du côté de Saint -Symphorien etaien t les armes du Dauphiné , relevées sur une pierre, et de l'autre une inscription pour marquer que Gommunay appartient au chapitre de Saint-Maurice de Vienne.

Il y a ici un péage considérable et la forêt delphinale de Veillin.

Saint-Symphorien est la même chose que Saint-Saphorin.

Il y a eu une famille noble et ancienne de ce nom à qui cette terre appartenait. Elle portait d'osur au chef d'or chargé d'un lion issant de gueules. Bertrand en a été le dernier. Il fut chanoine à Saint-Jean de Lyon, l'an 1500, sa famille était alors en Forez, où elle avait passé environ l'on

SAINT-THÉOFFRET est une paroisse du mandement de la More, au diocèse et en l'élection de Grenoble et au bailliage du Graisivaudan , &isant un feu deux quarts, douzième et dix-huitième. Son église est de la nomination du chapitre de l'église cathédrale de Gr enoble^ qu i y tire les dîmes.

SAZNT-TBXERS est une abbaye

SAINT-THIERS — SAIX

de la commanauté.de Saou, au diocèse de Die, de Tordre et sous la règle de Saint - Augustin , dont les religieux nommaient autrefois l'abbé, comme il fut pratioué , en 1498, au rapport de François Marc, \f^ partie de son RecueU d^arrêtSy décis. i305. Elle dénend immédiatement du Saint-Siège.

mM. de Saint-Marthe en leur GcUlia Christiana disent qu'elle a été fondée par un roi de Bourgogne et ils donnent les noms de quel(|ues-un8 de leurs abbés en cette manière : Ademar, 1158 ; Pierre de Gomps, 1300; Jean. 1309;

Philibert de Glermont-Montoison , 1470; Jules Alvarot , italien ; César Trivulse, 1520; Philibert de Monts; Guillaume Rostaing ; Giraud Picon ; Honnorat de Baccio ;

cardinal de Sainte-Groix ;

Gabriel Castagne; Virgile Blanc ; Aymar Berger ; Marc- Antoine Vincent ; Guillaume Vincent^ 1650.

SAINT-THOMAS est une paroisse du Royannais, de l'élection de Valence , du diocèse de Die et du bailliage de Saint-Marcellin, faisant deux feux deux tiers et trente-deuxième.

SAINT -UZE est une paroisse nimommée Bertude dans le péréquaire de l'élection de Romans dont elle dépend. Elle est au mandement de Val , au diocèse de Vienne et au bailliage de Saint-Marcellin. Son église est dédiée à saint Ëusèbe, de la nomination du prieur de Val. Il y a pour le moins dix torrents qui, se jetant dans la rivière de Galaure, font de cruels désordres dans son territoire , qui est de quatre feux.

SAINT-VALUER est un bourg auprès du Rhône sur la rivière de Galaure , sur laquelle il y a un pont, dans le diocèse de Vienne , au bailliage de de Saint-Marcellin et en l'élection de Romans , faisant huit feux. Il y a yn prieuré de Tordre de Saint-Ruf et un couvent de Picpus fondé par Jean de la Croix de Ghevrières. président au Parlement de Grenoble, Tan 1642.

L'église paroissiale est de la collation du prieur. La judicature de Saint* Valher, celles de Clérieux, de Serves ,

de Val , de Chantemerle et de Groze, dont les terres appartiennent i la ûimille de la Croix ae Chevrières , sont exercées par un même juge dans le bourg de Saint-Vallier. Il y a un grenier à sel^ un marché le jeudi de chaque semame et une foire le jour de baint-Nicolas et les deux jours suivants.

Lorsque Philippe -Auguste, roi de France , et Richard , roi d'Angleterre , se croisèrent en 1189, Hugues de Bourgogne qui devait conduire les troupes qui avaient été levées en Dau- {»hiné et dans les provinces voisines , es assembla en ce bourg qui lui ap- Sartenait et qui ne passa à la maison e Poitiers qu'alors qu'Hippolyte. fille d'un autre Hugues, comte de Bourgpi^ne, la porta en dot à Aymar de

Poitiers, comte de Valentinois

du nom, son mari^ Tan 1270, selon le rapport de Louis Gollut, en ses Mémoires de la comté de Bourgogne , liv. 7, chap. XI.

Il y a eu une famille noble de ce nom finie il y a trois cents ans. Jean de Saint-Vallier^ conseiller au Conseil delphinal , Tan 1337, en était.

SAINT-VËRAN est une paroisse du diocèse de Vienne^ du bailliage de Saint-Marcellin et de l'élection de Romans, faisant sept feux douzième et Tingt-quatrième. Son église est dédiée à ce samt, de la nomination du prieur de Varacieu. Elle est au mandement de Serve.

SAINT-VINGENT-DU-PLAS- TRE est une paroisse du mandement de Cornillon, au diocèse de Grenoble , en l'élection de la même ville et au bailliage du Graisivaudan faisant un feu trois quarts et huitième. Les inondations de l'Isère y sont fréquentes et y ont fait plusieurs fies relaissées et atterrissements. Son église est de la collation du prieuré de Saint- Robert.

SAINT-VINGENT-DE-liER- GUZE est une paroisse dans la vallée et au bailliage du Graisivaudan, du diocèse et de l'élection de Grenoble, faisant quatre feux trois quarts. Son église est de la collation du chapitre de l'église de Grenoble.

SAINTS ou SAINTES a été une famille noble de la vallée du Graisivaudan j finie par Laurent de Saints, qui vivait l'an ld50, et mourut sans enrants.

SAIZ (le) est une paroisse du diocèse et de r élection de Gap, à six

SAEL — SALETTES

lieaes de cette viUe^ fiûsant deux feux.

SiJLAONON est une paroisse du diocèse, du bailliage et de l'électioii de Vienne , faisant trois feux et appartenant au chapitre de Saint-Chef.

8ALBERTRAND en est une autre du Briançonnais , au diocèse de Turin, au bailliage de Briançon et en Télection de Gap, à six lieues de Briançon et à vingt de Gap , laquelle étant jointe à la taiUabilité d'ËxUles, elle fait onze feux. Il n'y croit point de irin.

SAXiÉON est une paroisse du diocèse , du bailliage et de l'élection de Gap , à six lieues de cette ville , faisant deux feux deux quarts. On y trouve des fontaines dont les eaux sont salées.

8ALERAN8 est une paroisse du diocèse , du bailliage et de l'élection de Gap, fidsant un feu un ^uart.

8 ALETTE est une paroisse de la sénéchaussée et élection de Montélimar, fiûsant un sixième et quarantehuitième de feu, dont Téglise est de la nomination du commandeur du Poët- Laval. __^

8AXjETTE (la) est une paroisse du mandement ae Corps, au diocèse de Gap , au bailliage du Graisivaudan et en l'élection de Grenoble, faisant trois feux un ouart et vingt-quatrième.

8AI£TTE8 est un monastère de filles, de l'ordre des Chartreux, au mandement de Quirieu , au diocèse de Lyon , dans le Viennois. Il fut fondé , l'an 1299, au mois d'octobre, par Humbert, dauphin 1er du nom, en présence d'Anne, sa femme et de Jean, son fils, comte du Gapençais, dans un territoire appelé lesÉermondières, en la paroisse delaBalme, le lotkf du rivage du Rhône. On lui donna le titre de Salettes ou de la Gour-de- Notre-Dame; ils y établirent trente religieuses et six religieux , celles-là sous l'administration d'une prieure, et ceux-ci sous le gouvernement d'un vicaire. Humbert II y lûouta vingtdeux-religieuses, l'Kfî 1338^ et encore trente-deux et seize religieux, l'an 1348, et leur donna le lac de Lancin, un vingtain qu'il avait dans Quirieu,

Sour les tenir à foi et hommage du fief elphinal et d'autres possessions.

Cette libéralité avait été faite le 19 de décembre 1334, avant ces augmentations de religieuses. Outre l'étang de Lancin, elles en ont encore fût nire

un autre au lieu dit de la Roche, arast 1450, comme le dit Guy Pape, décision 9i , et dans la 8«, il dit <pie te Dauphin qui les a fondées, leur avait donné 10 liv. de pension annuelle sur le four de la Tour-du-Pin. M. deBoissieu^ en son Traité de Vusaoe da fiefs j chap. 70, rapporte qu'elles ont aussi un péage sur le Rhène; j'en ai parlé sur l'artide des Péages. Void un détail de ce que le fondateur doniui à ce monastère lors de rétablissement; e Tai tiré d'un manuscrit contenant es chartreuses du Dauphiné, qui ^ parmi plusieurs autres curieux, dans le cabmet du père Meney, de l'ordre des frères Prêcheurs :

1,532 liv. à prendre sur les terres delphinales de Briançon, d'Ouli et d'Exilles , dans le Briançonnais ;

Quarante-deux setiers de blé froment et 18 livres, ou bien six vingts livres pour semblable valeur sur h Tour-du-Pin ;

Trente setiers firoment et quiniede seigle et d'avoine, ou pour semblable valeur 135 livres sur (>émieu;

Deux cents setiers froment, vingtquatre de seigle et d'avoine et 150 Ut.

en argent ou pour semblable valeur, 1,500 liv. sur laBalme et sur Quirleo;

Quarante-deux setiers de froment, ou bien 158 liv. sur les terres que le Dauphin avait au-delà du Rhône, dn côté de l'ancienne Savoie;

La somme de 770 liv. sur les forêts de Sarvesin, de Bamaud, de Lavaresse et de Lavers;

100 liv. sur les granges de la Grej;

La terre et les prés de Lyrole avec les eaux et leurs canaux, et les moulins de Travers avec leurs canaux et la pèche, ou bien 67 liv. ;

Des pensions jusqu'à la somme de 70 hvres;

Le pouvoir de pécher dans le Rhône et par les autres eaux qui passent dans les ten-es du domaine delphinal , pour la subsistance du monastère;

Il est ordonné que les habitants de la Balme et ceux de la Brochain iront moudre aux moulins du monastère;

Les religieux et les religieuses francs du scellé;

Défenses de chasser dans l'enclos du monastère à toutes sortes de pei^ sonnes, ^ue de leur consentement; ni d'y bâtir maisons ou granges;

Défenses à toutes personnes d'j passer à cheval.

Wt

SALEITES — aALHORANC

piusuR» DB susrm.

AgnèB, 1299; Marie, da ' leur, 1^; Lacipes, 1348;

Marie, dauphine, fille du fondk-

Catherine de Tarey, 1417 : Catherine de la Poype, 1h7 ; . Marie de Bron, 1463;

Avnarde de Bt^evenl, 1409;

CUaudinedu Saix, 1520;

Charlotte, 1560;

ClauJine de Grolée, 1564;

Anne de Cordon, 1579;

Aune de Virieu, 1596 ;

Ijouise de la Vénerie, 1598;

Hichelle de LempE, 1629 ;

Jeanne de la Poype de Saint-Julien, 1647;

Jeanne de Noir de Lancin , 1654.

8 ALICE (Jeu4) fut auditeur en la Chambre des comptes du Dauphine , l'an 1373 , il eut pour &Ie Jean et Antoine de Salice, qui moururent sans enfants.

SAUENS, ancien peuple qui habitait le pavs ^ui est entre la Durance, les Alpes-Maritimes et la mer. On lea a appelés autrement LigurienB. Voir UGURIENS.

SAUGNON a été une famiUe noble de la Côte-Saint- André, au diocèse devienne, de latjuelle j'ai dressé la généalogie et l'ai fait imprimer l'an \m>i. Elle portait d'azur au cheoron

porlt d'or et cFargmt, Jean et Thomas de SaUgnon. frères, qui vivaient r«n 1593, n'ont laissa qae des filles.

Le premier, Claudine , mariée à Btf trand de Fassion ; l'autre, Françoise, épouse de François de Chaboud, et Andrée , qui a eu pour mari Antoine de Lattier.

SAUNES a été une famille noble du Pont-de-Beauvoisin , au diocèse de Vienne , tombée en quenouille de nos

ftAT.T.B (la) est une paroisse du mandement de Beaumont, au diocèse de Gap, au bailliage du Cfraisivaudaa

et en l'élection de Grenoble, ^sant deuï feui trois quarts et seiiièrae. La terre y est infertile et porte peu , maie ce qu elle produit est bon. Son église est sous le vocable de l'Assomption de la Sainte- Vierge, de la nomination du prieur do Beaumont.

Il,

e paroisse

de ce nom

dansle Briançonnais, au diocèse d'Embrun, du bailliage de Briançon et de l'élection de Gap, à huit lieues de celte première ville , A une de l'autre et à seize de la troisième. Les babilants commercent eu marchandises par tout l'Europe, et la communauté e^t fort bonne.

SAIXEUAHT est une famille noble et ancienne du Beaujolais , que je mets dans le rang de celles du Dauphine, parce qu'elle a des domaines dans le Viennois. Jean de Salleroart vivait l'an 1270. J'ai la généalogie depuis lui. Coupé d'argetit sur sable a ta bande dentelée de l'un en Vautre.

Bertrand de Sallemart fut chevalier de l'ordre du Roi, l'an 1480, et épousa Jeanne de Bourbon, fille naturelle da Pierre de Bourbon, seigneur de Garency. Il y aenaussidesailiancesdans Varennes, Sarron, Tenay, Foudres, Guillen, Virieu, Simiane et ChStilton.

SAXiMORAHC était autrefois un bourg auprès de Voirou , où il ne reste que réglise paroissiale de Voiron même, qui porte encore son nom.

C'était une ancienne comté , qui était composée de vingt-trois châteaux, n en est fait mention dans le partage &ût l'an 870 , entre Charles et Louis , en- &nts du roi Lotbaire. Hugues, évéque de Grenoble, en prétendait la propriété, mais Guy, archevéoue de Vienne en avait la possession eiTectiva et réelle. D y eut quelques différends entre eux pour cela. Mais le pape Pascal U les ayant eibortés par une bulle de les finir , ils partagèrent cette comté parun traité de l'tn 11(3, de .la ma-

SALMORâNG — SÂLUGES

Bière qui s'en sait , confirmée par une bulle du pape Pas^ II.

L*archeTéque de Vienne eut les paroisses nommées :

Saint-Georges;

Bocsosel ou la G6te ;

Bresdeu;

Lemps;

Planëse ;

Viriville;

Qennont ;

Saint-Geoire;

Omacieu ;

Paladru;

Et Virieu.

L*évéque de Grenoble eut pour sa portion ces paroisses :

Vinay-

Nerpol y

Châteauneuf-de-l'Albenc ;

Tullins;

Rives;

Moirans;

Voiron;

ToWon;

Miribel;

Minuet ;

Les Échelles;

Voreppe.

Mais à la suite les dauphins ou les comtes de Savoie', B*en rendirent maîtres pour le temporel et il ne resta à ces prélats que le spirituel , et en effet ces paroisses sont encore aujourd'hui dans leurs diocèses à la forme de leur partage.

8ALONZN, ûls de Tempereur Galion, ftit tué dans la ville de Vienne, où il avait été élevé sous la conduite de Posthu me.

SALONIUS a été archevêque de Vienne, Tan 428. Genebrard fait mention de lui comme d'un savant homme. Salvanius, évéque de Marseille, lui dédia ses livres. Il a fait une explication mystique sur les Pro^ verbes et sur VEccléauistey en forme de dialogue entre lui et Veranus, son frère.

Il y a eu un archevêque d'Embrun du môme nom , qui assista au quatrième concile de Paris, Tan 573.

SAIjPÊTRE. Il y en a en divers lieux de cette province, mais il vient abondamment dans une grotte de la montagne de Rochecourbe , au diocèse de Die, qu'on appelle la Baume-Nibaud.

SALUGES est un marquisat, an« cien fief du Dauphiné , qui a les États j

de Savoie et le Dauphiné pour hmitei.

Guillaume en était souverain l'an 910.

Aleran fut son fils, l'an 967.

Anselme a été le fils d' Aleran.

Thetes eut Anselme pour père et Hélène , comtesse de Vintemille pour femme.

Boni£aice, marquis de Saluées, provint de cette alliance; il vivait Fan 1130 , et épousa Alix de Savoie ; il eut pour fils :

Mainfroy, marquis de Saluces, l'an 1173; celui-ci eut :

Mainfroy D], marquis de Salaces, mort 1196; Alix de Montferrat fat sa femme.

Boniface , marquis de Saluces, fiit son fils ; Marie de la Tour d'Àrboho de Sardaigne fut la femme de celoi-d ; elle lui procréa :

Mainfroy III, marquis de Salaces, qui de Béatrix de Savoie, sa femme, eut Thomas, marquis de Saluces, mort 1299. Alix de Gève, fut sa femme;

Mainfroy IV, marquis de Salaces,

Ê revint de ce mariage; celui-ci époosa éatrix de Sicile , de laquelle il eut:

Frédéric, qui mourut avant son père , après avoir été marié à Margoerite , dauphiné de Viennois ;

Thomas II , marquis de Saluœs , fat fils de Frédéric. U tesU Tan 1^7; Richarde deCravesonne fut lafeamie de celui-ci ;

Frédéric H, marquis de Saluces, fiit fils de Thomas, l'an 1360; Béatrix de Genève fut sa femme, il en eut :

Thomas III, marquis de Salaces, mort 1416. Gelui-ci épousa Margaerite de Roucy;

Louis, marquis de Saluces, iiit leur fils , il mourut Tan 1475. Isid>elle de Montferrat fut sa femme , il en eut :

Louis II, marquis de Saluces, mort 1504; il épousa Marguerite de Foix, d'où vint entre autres en£uits :

François, marquis de Saluces, qui mourut Tan 1525, sans enfants légitimes, et Gabriel, son frère, de même, en 1549.

Je laisse à part les collatéraux de tous ceux dont je viens de parler, n*ayant pas cru d'en devoir donner plus que la ligne directe.

J'ajouterai néanmoins que Frédéric Il eut encore de Béatrix de Genève . sa femme , Pieire , archevêque de Vienne, et Amédée, évéqae de Valence et cardinal.

SÂLUGES

Rreuves que ScUuces était un fief mouvant du Dauphiné et dépens dont du Parlement de Grenoble.

Alix de Montferrat, femme de fiiainfiroy I, marquis de Saluées, lui ayant survécu et à Boniface II, son ûls, fut déclarée régente du marquisat, et tutrice de Mainfroy III, son petit-fils.

Le comte de Toulouse et le comte de Savoie voulurent s'emparer de son État, et se voyant trop faible, elle ap-

{>ela le Dauphin à son secours , qui ni aida heureusement à repousser ses ennemis; de quoi elle se sentit si redevable , que pour le reconnaître , elle soumit le marquisat de Saluces au fief du Dauphiné et en rendit hommage au dauphin Guigues , au nom de Mainfiroy, son petit-fils, qui, par ce moyen, devint vassal du Dauphm. Ce fut en

Thomas II , marquis de Saluces, fit aussi hommage, le 16 de septenibre 1343. U y en eut un autre , le 11 d'avril 1375, par Frédéric, entre les mains du gouverneur du Dauphiné. Les Rois- Dauphins Charles V et Charles VI déclarèlrent, par leurs lettres-patentes des années 1376 et 1390, que cette soumission et dépendance serait à perpétuité inaliénable du Dauphiné. Par arrêt du Parlement de Paris, de Fan 1387, il a aussi été jugé que le Dauphin était seigneur féodal de Saluces, et que Thommage-lige du marquisat lui était dû. L'an 1400 il y eut un autre hommage. L'an 1401 il y eut un autre arrêt du Parlement de Paris, qui déclara le précédent exécutoire.

Par ces preuves il est constant

gu'après la mort de François et de tabriel, frères, derniers marauis de Saluces, sans enfants, le roi Henri II put justement, comme il fit, joindre et unir ce marquisat à la province du Dauphiné. û y a demeiu*é jusqu'en 1601 , qu'il fut donné au duc de Savoie, par échange contre la Bresse, le Bugey et le Valromey.

Dans cet intervalle^ voici les actes de souveraineté que les rois Henri H, François H, Charles IX, Henri III et Henri IV y ont exercés en qualité de Dauphins, par où l'on verra que ce marquisat était du ressort du Parlement de Grenoble.

D'abord après l'union^ le Roi commit des officiers de ce Parlement pour aller s'informer des choses qui regar-

daient le bien et l'administration de la iustice; et sur leurs procès- verbaux , le Roi fit un règlement municipal et local pour ce marquisat , au mois de juillet 1549; y établit trois juges particuliers, l'un à Saluces, l'autre à Carmagnole , l'autre à Pronier; créa dans Saluces un siège sénéchal et présidial, appelable au même Parlement; et depuis ce temps-là jusqu'à l'échange, tout ce qui a concerné ce marquisat , soit réception et installation d'ofliciers, soit règlement pour la pohce ou soulagement des vassaux, soit lettres-patentes, édits et déclarations , lui a été renvoyé, et tous les procès en dernier ressort y ont été jugés; en voici les preuves :

Les provisions du 18 de juillet 1549 pour la charge de lieutenant général , au siège sénéchal de Saluces, lui furent renvoyées; Guillaume de Portes, {^résident, Severin Odoard, conseiler et Jean de la Croix, avocat général de ce Parlement, furent commis pour faire un règlement sur la police , sur la justice et sur les finances du marquisat. Ce règlement fut confirmé par lettres-patentes du roi Charles IX, données à Orléans , le 26 de décembre 1560, où Sa Majesté confirma au Parlement les appellations dudit sénéchal.

Le roi Henri III , par ses lettres-patentes, du 5 de juillet 1578, confirma deux arrêts du même Parlement, rendus sur le droit du retrait lignager de la ville de Saluces et ordonna qu'il ne se pourrait exercer que dans un an , à compter dès le iour de Taliénation des fonds et voulut que ces arrêts fussent définitifs à l'avenir. Ces lettres furent registrées et vérifiées par arrêt de la Chambre des vacations du même Parlement, du 13 de septembre 1578, à la requête des svndics de la ville de Saluces. Il y eut des lettres de naturalité et autres concernant l'ofûce de sénéchal au marauisat de Saluces, données par Henri III, le 25 de février et 17 d'avril 1581 , en faveur de Jean- François Purpurat; et une transaction faite entre ce Purpurat, sénéchal, et Antoine Bovier, vi-sénéchal, de l'avis de Jean du Vache et d'Octavian £mé de Saint-JuUien. conseillers au même Parlement, toucnant leurs charges, qui furent réglées à l'instar de celles des baillis et des sénéchaux, et des vi-baillis et sénéchaux du Dauphiné . qui furent registrées au greffe du même Parle-

SALUGES -* SALVAING

ment, à It requête de Purpurat, ensuite de rarrêt du 18 de novembre 15^. Le procureur général du môme Parlement ayant fait quelques remontrances au Roi, Tan 1574, parmi lesquelles il y avait des plaintes de ce que les habitants de Saluces demandaient un Parlement , le Roi, à la marge de cet article , répondit qu'il n'entendait ériger aucun Parlement en ce marquisat.

U est de même certain que le marquisat de Saluces n'a jamais tait qu'un corps avec la province du Daupniné, tant qu'il a été sous la domination de la Royale Maison de France, non seulement pour les affaires de justice, nuds encore pour celles des finances et du gouvernement ; n'ayant jamais composé qu'une généralité et le gouverneur du Dauphiné ayant aussi été le sien. En effet , lorsque le Piémont et la Savoie furent conquêtes et que l'on vit que la direction des finances était trop étendue en ces deux provinces et en celles du Dauphiné et de Saluces, qui n'étaient alors qu'une, le roi Henri II , par ses lettres de Tan 1555, démembra véritablement le Piémont et la Savoie. Mais il ne détacha jamais les finances de Saluces de celles du Dauphiné, comme faisant un même corps dans une liaison indissoluble.

Quant au gouvernement, il n'a jamais été exercé que par un seul , et François de Lorrame, ducd'Aumale, gouverneur du Dauphiné , fut fait gouverneur de Saluces, lors de l'union de ce marquisat à cette province, par lettres de provisions, du 7 de juillet 1549, où Sa Majesté déclare qu'ayant d-devant joint, uni et incorporé ledit marquisat au Dauphiné, comme un fief et un membre en dépendant, le faisant , quant à la justice et aux finances , ressortir au Parlement et à la Chambre des comptes de Grenoble, Sa Majesté voulait et ordonnait de même qu'il n'y eut qu'un gouverneur pour ces deux provinces : lesquelles lettres furent vérifiées par ce Parlement, le 25 de février 1550. François de Lorraine, duc de Guise, fut confirmé par le roi François II , dans ce même gouvernement, par lettres-patentes du 23 d'août 1559, où il est dit qu'il exerçait déjà du vivant de Henn n.

U est donc certain que lorsque ce

marquisat fut cédé au duc de Savde, par rechange de 1601 , que le fief du muphiné en a été dimmué, que le Parlement de Grenoble a perdu une grande partie de son ressort, que le gouvernement a été restreint à un pays plus limité, et c^e les finances et le domaine delphinal ont été retranchés. Cependant la Bresse, le Bugey et le Valromey, qui ont été donnés à la place de ce marquisat, sont du ressort du Parlement de Bourgogne, dépendant d'un autre gouverneur que celui du Dauphiné, et d'une autre généralité que ceUe de cette province contre la maxime que :

Subrogatum sapit naturam subrth gati. Cette privation ne se fit pourtant pas sans ae très hunoJbles remontrances faites au Roi, lors de cet échange. Mais on y eut pas égard, et on trouva le prétexte de cette aliénation sur ce que ,1e Parlement de Grenoble avait une Chambre de Tédit qui évoquait «i lui ceux de la religitm

S rétendue réformée de Bourgogne et e Provence , dont les procès équivalaient ceux des terres échangées. Mais aujourd'hui cette raison cessant parla suppression de cette Chambre, possible que si Sa Majesté en était mstruite, eUe rendrait au Dauphiné la Bresse, le Bugey et le Valromey, puisque cette province ne peut apparemment prétendre qu'on lui restitue le marquisat de Saluces.

Marguerite , daujphine du Viennois, qui épousa Frédéric, marquis de Saluces, était fille de Huim>ert de la Tour-du-Pin, dauphin de Vienne», et d'Anne, dauphiné.

SALVAING est une ancienne et noble famille de la vallée du Graisivaudan , qui avait autrefois une portion de la terre de la Buissière, par indivis avec le Dauphin , et où depuis

Quelques siècles, elle n'a plus que le ef de Boissieu. Feu M. le premier président de Boissieu en a composé la généalogie et l'a fait imprimer. Il l'a commencée à Aymon, seigneur d'AIinges, de Salvaing et de Bellerive, qui vivait dans les Etats de Savoie, l'an 1030. Raymond, l'un de ses descendants, commença une branche en Daophiné l'an 1169, pendant ^'Aimon IV, seigneur d'AUnges, qm fht son fils aîné , la continua au heu de son origine, n y a le marquis d'Alinges qui en est venu, et ceux que nous avons

SALVAING ~ SAMHinS

en Dauphiné sont venus deRaymond.

L«s armoirieB de Salvaiug sont d'or à l'aigle à deux têtes de ratile et une

bordure cCaxw semie de fleurs de lia cCor.

Guiffre; de SalvatD^ fut grand maître de l'ordre des Templiers, l'an 1285;

Pierre de Salvaing obtint, rBDl349, la bordure de France, par les Bervices qu'il avait rendus au roi Philippe de Valois;

AimoQ de Salvaing, dit Tartarin , fut l'un des compagnons d'Antoine d'Arces, qui coururent en divers royaumes pour faii'e des tournois et des emprises. Il est parlé de lui en l'Histoire du chevalier Bayard;

Pierre de Salvaing, lieutenant général d&as lea troupes commandées par la baron des Adrets, fut ambassadeur de Charles- Emmanuel, duc de Savoie, pour la négociation de son mariage avec Catherine de Navarre;

Guillaume de Salvaing, lieutenant de la compagnie d'ordonnance du chevalier Boutiéres, acquit beaucoup d'estime à la bataille de Cerisoles;

Charles de Salvaing était savant, et on trouve de lui des remarques grecques sur Aristophane et Lycophron;

Denis de Salvaing était son Dis. 11 a été premier président en la Chambre des comptes de Grenoble, et est mort eQl683,aTantquatre-vingl-quatreans et regretté de tous ceux qui le connaistaient, qui reetimaienl par sa vertu etpar son mérite, qui l'aimaient par sa bonté et qui l'admiraient par son savoir. Il a composé un Commentaire ntr Ibin, n'ayant que vingt-deux ans ; dei Silves en vers latins sur les mer-

veilles du Dsupbiné, plusieurt mêlants d'érudition et d'histoire, nno cuneuse Harangue qu'il prononça à Rome devant Urbain VIII, y étant orateur duducde Créqui, pour l'obédience filiale du roi Louis XllI; un Tyaité du plaid seigneurial et on autre de l'Usage des fiefs du Dauphiné. J'ai consacré quelques éloges à sa mémoire , mais il a laissé une si belle et si illustre réputation qae la postérité le reconnaîtra mieux par sea ouvrages, qu'elle ne pourra faire par cwi qui parleront de lui, bien quo M. Chorier ait écrit élégamment, doctement et avec beaucoup d'approbation l'Histoire de sa vie, en latin.

8A.LVTEN est une rivière du Viennois , qui entre dans le Rhdne auprès d'Ambérieu.

SAHBEIN (Hugues), de Vienne, était un excellent architecte. Il t.

composé un livre de termes, de bases, de corniches , de frises et des autres embellissements de son art. Il vivait l'an 1570 et a Bni ses jours à Dijon.

BAHHIU& a été un homme de considération dans la ville de Grenoble, puisqu'on luiéleva une inscription' latine ^i marque quelques-uns de ses emplois. Etienne Barlet dit qu'on l'avait trouvée avec bien d'autres parmi les pierres qui composaient la porte /ofid, qui fut abattue par les ordres du Roij diruta, dit-il, porta Jovia décréta régis ad ampliandum pomerium sequuntar inscriptiones tnventce. Voici celle de Sammius :

SEX. SAMMIO VOLT.

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