‹ Bibliothèque historique et littéraire du DauphinéChapitre 138 sur 213 · ALLIÀ1ICI8 DE LA FAMILLE DE SAVOIE AVEC CELLE DES DAUPHINS · texte numérisé non relu

ALLIÀ1ICI8 DE LA FAMILLE DE SAVOIE AVEC CELLE DES DAUPHINS

Amé m , comte de Savoie , épousa Mathilde , tille de Goigues VII , comte duGraisivaudan, et d'Agnès de Catalogne.

Amé IV, comte de Savoie, épousa Anne, daupfaine, fille de Guigues André, dauphm du Viennois, et de Béatrix de Montferrat.

Béatrix de Savoie, dame de Fancigny, fille de Pierre^ comte de Savoie, et d'Agnès de Faucigny, fîit la femme de Guignes Xn, dauphin du Viennois; eue se remaria, Tan 1273, avec Gaston , vicomte de Béam.

^nne de Savoie, fille d'Ame V, comte de Savoie^ et de Sibille de Beaugé , sa première femme, fut promise à Jean W, dauphin du Viennois, mais le mariage ne se consomma pas.

Amé V, comte de Savoie, épousa Alix, dauphine, fille de Humbert I«^ dauphin au Viennois, et d*Anne, sa femme.

Marie de Savoie, fille d'Ame V, comte de Savoie, et de Marie de Brabant, sa seconde femme, fut mariée à Hugues, dauphin, baron de Faucigny.

Gnarlotte de Savoie , fille de Louis, duc de Savoie, et d'Anne de Chypre, fût la femme de Louis XI, roi de France, n'étant que Dauphin.

Après ces alliances qui regardent nos Dauphins, je passe à d'autres matières qui concernent la maison de Savoie en cette province. Et je trouve dans le monastère de Saint-Ândré-le- Haut de la ville de Vienne , une Julienne de Savoie, fille du comte Amédée in et de Mathilde d'Albon, qui y Alt abbesse. L'épitaphe qui est sur son tombeau en ces termes :

PIUDB XAL. AUGOSTl OBIIT DOMIMA iUUAMA AB- BAtlMA SAHCTl-ANDMiB QVM BABBBAT M PRO-

nuo nuTRU sut Humbbrti gomitis Sabaudui bt

DB PIIOPRIO AOHBTIB 80B0RU WM GBBBMBNfllB GOMITlMiB BaimiA AlflMAUA VIGINTl TRIA QUiB OBDIT OOMVBirnJI BUJUS BGCLBSLB UT Qf DIB OBI- TUS 0UI BABBAT GONVBNTUfl BÎMOL» AMNIS Vt- GBNTI 0OLIDO8 AD RBTBCTIONBM MONACHARUB. A.

M. CB!fTBStHO LXXXXIV.

Cette Royale maison a donné trois évêques à 1 église de Valence, savoir :

Guillaume, l'an 1228; Boni&ce, l'an 1240 , et Philippe , Tan 1245 , et un gouverneur au Dauphine , nommé Phi-

lippe de Savoie, seigneur de Bresee, l'an 1484 , qui fut après duc de Savoie.

On a pu lire, en quelques endroils de l'histoire, que la maison de Savok avait eu quelques prétentions sur les comtés (lu Valentinois et du Dkxs; mais ceux <}ui l'ont écrit n'ont pas assez éclairci les choses pour en juger véritablement. J'en parlerai donc sommairement afin qu'il n'en reste aucun doute, n est vrai que Louis de Poitiers, comte de ces comtés, par son testament de l'an 1419, avait appelé le duc de Savoie à la succession de son État, au cas que le I>aLuphin,qui avait été nommé son héritier, ne satisfit pas aux conditions qu'il lui avait imposées. U est encore vrai gue le Dauphin en ayant trouvé qm étaient irritantes et même contre les bonnes mœurs, ne les avait pas voulu suivre scrupuleusement « ce qui donna lieu au comte de Savoie de prétendre en ces comtés et d'en ordonner la saisie.

Il envoya même des procureurs pour en prendre possession, et par un acte du o juillet de 1422, ils firent, au nom de leur maître, des conventions avec les exécuteurs testamentaires du dernier comte, par lesquelles ils l'engagèrent à toutes les conditions sous lesquelles il était appelé à cette succession ; comme j'ai vu l'acte en original , voici le détail de ces conditions :

lo Que la dot et les avantages de Guillemette de Gruères, veuve du comte, lui seraient conservés ;

2o Qu'il donnerait aide et secours aux exécuteurs testamentaires et les défendrait contre tous ;

3« Qu'il observerait et ferait observer les franchises et les libertés de la patrie;

4o Qu'il donnerait toutes lettres nécessaires pour la conservation du patrimoine des comtés ;

5o Qu'il empêcherait que le seigneur de Saint- Vallier n'entrât dans la possession d'aucune terre qui en dépendît , et qu'il lui ferait restituer celles qu'il détenait ;

6o Qu'il donnerait tout secours et aide à ceux qui se mettraient dans ses intérêts;

7o Qu'il donnerait main-forte pour êter au Roi de France ou au Dauphin les terres qu'ils occuperaient dépen* dantes de ces comtés.

Toutes ces conditions furent coDfi^

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