D. M. SERGIUS OCTAVIUS M
MATRI SANCTISSIMAE.
est un oiseau dont il y en a de deux sortes en cette province, savoir : des gris qui ont la tête et le devant tout jaune, du moins les mâles, car les femelles sont grises, et ceux-là sont communs par tout le royaume.
L'autre sorte est singulière ot le serin est jpresque vert, il a un chant com-
Î^ose de celui des autres serins , de la inotte et du chardonneret, qu'il mêle agréablement. Nous ne savons d'où il vient, mais il est passager en Dauphiné et particulièrement à Grenoble, où les entants lui tendent des pièges en mars et en septembre, qui sont les mois de Tannée où ils paraissent, n*y en ayant point du tout pendant les autres mois, n ne s'arrête même pas en tous lieux, car on n'en trouve que sur la montagne de Ghalemont, qui est dans l'enclos de cette ville et auprès de la tour de Rabot. La beauté de son chant est cause qu'on l'appelle canari.
SERMENT. Celui du dauphin Louis cmi fiit en après Roi , XI« du nom, lorsqu'il promettait quelque chose était par la foi et le serment de son corps et en parole de fils de Roi»
C'est ainsi que nous le trouvons en quelques actes qu'il a faits en cette province.
François Marc, part. Ir», quest. 577, dit qu'ayant été commis en (qualité
de conseiller au Parlement de Grenoble , pour ouïr quelques témoins, l'évêque de Valence fut du nombre et mi'il lui fit prêter serment en présence des évangiles, et mettant sa main droite sur la poitrine, à la différence des autres ecclésiastiques, ajoute-t-H, qui doivent jurer en la mettant sur le livre de l'Évangile , et à ce propos il parle du serment des princes souTerains qui ne jurent que sur leur kk sans autre formalité.
SERRE est une famille noble du diocèse de Gap, divisée en quatre branches , qui porte -d'azur au cerf passant d'or^<iu chef émargent char^ de trois roses de gueules. L'aînée ae ces branches a passé en Bresse.
Charles Salomon du Serre, évêque de Gap, 1608;
Benoît du Serre, dit le capitaine Rivail , gouverneur de Tallard , 1568;
Charles du Serre, gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi, 1599;
Gaspard, fils de celui-ci, a été capitaine amfanterie et sergent-major de la ville d'Embrun ;
Annibal , aide de camp des armées du Roi, était irère de Charles;
Hercule, autre frère de Charles, gouverneur de la ville de Mairen, au marquisat de Saluées ;
Etienne, Gaspard, Antoine et Lonîs du Serre^ fils de Gaspard, ont eu des compagnies d'infanterie sous Louis XIII;
Antoine, de la quatrième branche, a été gouverneur de Gap, 1564;
Daniel, son fils, a commandé une compagnie de gens de pied et vivait l'an 1590.
L'abbé de Melve, qui est de cette &mille, est un homme de mérite estimé par tous les honnêtes gens.
SERRE est une paroisse du diocèse de Vienne, du bailliage de Saint- Marcellin et de l'élection de Romans, faisant seize feux et demi; l'église est dédiée à saint Mamert , de la nomination de Tabbé de Saint-Pierre de Vienne. Il y a im bourg où les hahitants travaillent en draps et préparent le cuir dont ils font un grand commerce. Il dépendait autrefois de ia chfttellenie d'Âlbon. Il y a aussi un prieuré.
Il y a encore un bourg de ce nom.
f Serres J dans le diocèse, le bailliage
SERBES — SERVIUA
et l'élection de Gap , à sii lieues de cette ville, fiigant sept feux trois quarts, où il y a un grand commerce en grains et en laines et deux foires, tes jours de Saint-Claude et de Sainle- Gattierine.
n y a aussi un prieuré. Le bailliafje du Gapencais y avait été établi, mais il fut porté à Cfap l'an 1513.
SERRES (Jean de) tmi a fait l'inventaire de VHUtoire de France, était natif du bas Dauphiné et fut ministre de la religion prétendue réformée dans la ville de Montélimar. Son ouvrage est assez fidèle, à la réserve de ce qu il a écrit où sareligion avait intérêt, et il fut l'un de ceux qui dirent i Henri IV qu'on pouvait se sauver dans l'église romaine.
SERRIËRES est une paroisse de six feux trois quarts, au ifiocése, au bailliage et en l'élection de Gap.
n y a dans le Vivarais un bourg de ce nom. vis-à-vis de Sablons, le Rhûne entre deux, où il y a d'excellent vin.
C'est ici fief mouvant du Dauphiné, ainsi reconnu l'an 1446, au dauphin Louis jiar Guillaume de Toumon, qui en était seigneur.
SERT ( DD ) est une famille noble de Vif, au diocèse de Grenoble, finie par deux filles au commencement de ce siècle, qui ont été mariées, savoir:
Louise à Iiouis de Saint-Ours, et Marguerite à Jean de Henze, sieur de Sarcenas.
SERVES est un mandement du diocèse de Vienne, au bailliage de Saint-Harcellin et en l'élection de Romans, composé des paroisses de:
Serres ; .
Saint-Apollinard ; Saint- Veran ;
Celle de Serves est dédiée à saint Pierre, de la nomination du prieur de Saint-Apollinard et fait quatre feux un quart.
J ( Michel ) a écrit plusieurs lettres grecques qu'il a datées de Vienne en Daupniné.
SERVZEHT estuuefamille de
Grenoble , qui porte d'aïur à iroû
bandes d'or, au chef cousu d'azur chargé d'un lion usant d'or. Il y a eu trois branches.
La première est tombée en quenouille par Barbe de Servient, femme en premières noces de Dreux le Feron, et en deunièmes de Henri, marquis de la Frette. Du premier mari est venue Elisabeth le Feron, duchesse de Chaunes.
La deuriéme est celle du marquis de Sablé, qui a sa sœur, Marie<Antoinette de Servient, mariée à Maximilian François deBéthune, duc de Sully.
La troisième est à Grenoble.
Jean de Servient a été conseiller au Parlement de Grenoble, 15i6 ;
Girard de Servient eut une même chaîne en 1554;
Abel de Servient, ministre et secrétaire d'État, siuin tendant des finances, plénipotentiaire pour la paix à Munster-
Ennemond de Servient, conseiller du Roi en tous ses conseils, président en la Chambre des comptes de Grenoble , ambassadeur pour Sa Majesté en la cour de Savoie;
François de Servient, évéque de Baveux, 1C54;
Hugues- H umbert de Servient, abbé de Cruas et de Croissy, camérier do pape, s'acquitta dignement de la commission qu'il eut il y a peu d'années, êour régler quelques diftéi'ends qui laient entre le duc de Savoie et le dTuc de Gèn es.
SERVnjA était une famille considérable do la ville de Vienne, de laquelle il reste une inscription qui
SERVIUÀ — SÉVÈRE
aiiparemment était sur son tombeau, en voici les termes :
SERVILLIOR.
lUNINI ET
lULIÀNI