MATRI VIV. F
sius, d'Euliches et des Hommeg auguslaux. C'est de cette manière qu'ils sont désignés ; Iiiiil vir.
8ETSSINS est une paroisse à demi-lieue de Grenoble , ou diocèse et de l'élection de cette ville, du bailliage du Graisivaudan et du mandement de Pariset, dont l'église est dédiée à saint Martin, de la nomination du chapitre de Notre-Dame de Grenoble. Celle de Saint-Pierre-de-Parizet lui est unie et est de la même nomination. Seyssins est de deux feux. Pierre de Seyssins, évêque de Grenoble, en était originaire , Tan 1219.
SETSSUEL est une paroisse du diocèse, du bailliage et de l'élection de Vienne , appartenant A l'archevêque et faisant trois feux et demi.
SIBEUT, famille noble du diocÈse de Die, qui a l'un de
SIBUET — SIGISMOND
dans le Viennois, et porte bandé d'or et d^cuur de êix pièces^ au chef de gu^iUee chargé a^une fleur de lys d'or.
Hercule de Sibeut, goavemeor de Die;
Alexandre, son fils, gouverneur de Romans, 1625;
Antoine, fils de celui-ci, gouverneur de Die ;
François Clément , fils d* Antoine, a succédé à son père en ce gouvernement;
Louis de Sibeut, sieur de Lèches , de la branche du Viennois, est mort capitaine d'infanterie au siège de Galargues, l'an 1628.
Il y a eu de ce nom une autre famille noble du diocèse de Vienne , divisée en deux branches : Tune à Val- Clérieu , de laquelle Guiot de Sibeut a été le dernier et vivait Tan 1580 ; l'autre à Moras, qui a fini l'an 1610 par Gabrielle de Sibeut, mariée à Théodore de Lamartinière.
SEBUET était une fiimUle noble de Trièves. Il y en a une de ce nom à Grenoble, qui s'en dit descendue et porte les armoiries de celle de Sibeut de Diois, hlasonnée au précédent article.
8IGGARD a été une fiimille noble du Viennois terminée par Anne Siccard
âui , à la fin du dernier siècle, épousa aspard de Ghivalet.
CuCdEU est une paroisse du mandement de Crémieu , du diocèse de L^on , du bailliage et de l'élection de Vienne, laquelle étant jointe à celle de Saint-Jullien, elles sont composées de quatre feux un quart. La maison de la Poype n'y a qu'une basse jurisdiction, et François Marc dit dans la Ire partie de son Recueil d'arrêts, décis, 8i et 20i et part. 2, décis, 294, que quand elle l'a voulu étendre, les omciers du mandement de Crémieu, dont Siccieu et Saint-Julien dépendent , s'y sont opposés, quia totum territorium est domini nostri Delphiniy dit un arrêt du Parlement de Grenoble , rapporté par le même auteur dans la décis, 8i c[ue ie viens de citer^ qui défend à Gabriel de la Poype d'y exercer aucune jurisdiction qu il n'eût représenté ses titres.
SIGORIENS, ancien peuple du Dauphiné, auprès de Sigoyer au diocèse de Gap.
SIDONIUS (Gaius SoLLius Sido- Nius ApOLLiNARis) était sénateur dans la ville de Vienne, Tan 430, et y a
passé une grande partie de ses jours avant qu'il fi!lt Mi évêque de Qermont. Il a écrit en prose et en vers.
On tient qu'il était même né dans Vienne ; d^utres disent que ce fot à Lyon , et d'autres en quelque lien de l'Auvergne. Avitus , Saint-Biamert , Claudien et Placidus, illustres Dauphinois, forent de ses amis.
SIEv OZ est une paroisse du mandement de Ra tiers , au diocèse et en l'élection de Grenoble, du bailliage du Graisivaudan , faisant deux feux trois quarts et sixième. Il y a un vallon où depuis quelques années il s'élève de temps en temps un vent impétueux qui pousse du sable du même lieu, si abondamment et avec tant de violence que tous les fonds des environs en sont rendus incultes par la quantité de ce sable dont il les couvre. Uéglise de cette paroisse est dédiée à saint Jean-Baptiste^ delà nominati on d u prieur de V albonnais.
SIOAUD est une famille noble du Viennois, originaire de l'Embranais.
Elle est composée de deux branches , l'une à Pinet, l'autre à Viriville, et porte de sable au griffon d^or.
Bernard de Sigaud, homme d'armes du duc de Bourbon, 14d9, s'était trouvé à la bataille de Fomoue;
Jérdme de Sigaud commanda les gentilshommes du bailliage de Saint- Marcellin lors de rarrière-ban de 1536;
Andrieu de Sigaud , sieur du Palais , commanda les régiments de la Valette et de Saint-Chaumont sous Henri lU ;
Pierre, Jean et Joseph de Sigaad ont longtemps porté les armes pour le service du Roi.
SIGISMOND , roi de Bourgogne, séjourna presque toujours dans Vi^ne,
S ai était la ville capitale de son Etat, a mérité le nom de saint, parce que pendant sa vie il en avait pratiqué toutes les vertus. Il se dépouilla de toutes ses grandeurs pour se faire ermite , auprès de Gironne en Catalogne, où il n'avait d'autre lit que la pierre d'un rocher, d'autre nourriture Que de l'eau et des légumes. Ony a du depuis élevé une église qui lui est dédiée et où ceux qui ont le mal de l'hernie y trouvent leur guérison. Il en fut tiré par ses sujets qui l'avaient cherché en plusieurs lieux , et à leur sollicitation il reprit leur gouvernement, où il vécut toujours avec des austérités et des exercices de piété admirables. Il fut tué l'an 525. Sa fête
SIGISHOND — SILVE-BENITE
est célébrée le 1" de m&i. Il avait fondé le monastère de Saint-Maurice en Chablais.
BIQISHOND, empereur, viuten France, passa à Vienne l'an 1415' et y fiit regu magaiUquement. Cette ville lui fltun présent de Iroia cent florins d'or. De là il descendit & Valence, où il reçut l'hommage du comte du Valentînois et du seigneur de Saint- Vallier, et approuva les péages qui étaient dans leurs maisons. A son retour du Languedoc, il confirma les privilèges des villes de cette province, et ceux de quelques seigneurs. Il wouta en Ëiveur des habitants de Vienne la liberté de chasser sa lieues aux environs , et ceux de Valence de racheter les rentes et pensions auxquelles leurs fonds étaient assujettis an capital dn vin^ième : c'est-à-dire que ceux qui doivent un florin en étaient aiTranchis en payant vingt florins. Le même empereur fit aussi des anoblissements en cette province, et lAcha d'y Mre connaître un pouvoir, qui n'était pourtantplus qu'en idée sur le trdne impârial.
SIOOTTIER est une autre paroisse des mêmes diocèse, bailliage et élection, faisant deux feui et demi, et étant éloignée de Gap de trois lieues et demie. Le commandeur de Gap, de l'ordre de Saint-Jean deJérusaleni, y aouelque jurisdiction, d'où vient qu'on y lait une taillabilité séparée par un gemi-feu . 11 y a ici un prieuré.
SIOOTIOl est une paroisse du diocèse , du bailliage et de l'élection de Gap , faisant sept feux et un quart, A trois lieues de cette ville. EUle tire son nom des Sicoriens, ancien peuple qui l'a habitée.
8ILËNE a été adoré dans la ville de Vienne , où l'on a trouvé de ses statues, où il est représenté couché et couronné de ceps et de pampres. Elles ont été portées à Fontainebleau par l'ordre de Catherine de Hédicis, femme du roi Henri II, lorsqu'elle était régente du royaume.
SnJTHOH, natif du Viennois, était religieux de l'ordre des frères Prêcheurs, l'an 1270, et a écrit sur l'oraison dominicale.
SIZiLANB est une paroisse du diocèse de Vienne, dubaitliagedeSaint- Uarcellin et de l'élection de Romans, foisant quatre feux. Son église est dédiée A saint Haximin, de la collation
du chapitre de Vienne. François Harc part. 1, déûis. i69, J7i, i72 et ilS parle de ses limites avec ta communauté d'Izeaux. Jean, Dauphin, donna cette terre à Lanlelme de Saint-Geoirs en échange de Saiat-Gcoirsqui lui est contigûe. Ce flit par un acte du 18 de février 1315.
SXLLOL, feraille de Montélimar, anoblie l'an 1606, porte d'azur à la
hande d'or, chargée de trois tête»
d'aigle arrachées ae êable.
SUj'VE-BÈNrrE est un monastère de Chartreux, au mandement de Virieu, non guëres loin du lac de Paladru, fondé par Thierry, fils naturel de l'empereur Frédéric Barberousse, l'an 1160. Le pape Alexandre l'approuva, et lui donna la ville d'Ars, qui a été submergée depuis et était là où est le lac de Paladru. Frédéric lagratiDa de ses bienfaits en faveur de
quièmederordreaudiocèse de Vienne.
Voici les noms de ses bienfaiteurs :
Rigaud, puissant seigneur du Dauphiné, l'anUM;
Guillaume de Poitiers, comte de ValentinoisetAimar, son fils, 1183;
La comtesse de Genève, 1196;
Thomas , comte de Savoie , la même
Guillaume, seigneur de Chiteauneufd'Isére, la même année;
Guignes, comte d'Alboa, 1240;
Raymond, comte de Provence, la même année ;
Guy de Chftteauneuf-du-RhOne et Martin de Virieu, 1341 ;
SILVE-BËNITE — SDflANE
iean, comie de Bonrgogne, 1245;
biLoud, seigneur de Ûermonl et AIUtI, liei^Deur de la Tour, 1350;
Êiiuuard, comte de ISavaie, i'J3D.
SIMAMDRES e$t UDe paroisH d'un teu et ileiui, au diocèse de Lyon, Ml bailliage el ea l'êleclion de Vienne dauiile niiindemeiiideiSaiat'SyiDphonen, dunll'eglueparoiiisiale est dédiée m la ïiamie-Vierge, de la Domination du prieur de âaiat-Ëjymphorien.
SfMIAWE est une illustre et anrienoe famille noble originaire de Provence , qui est en partie en la mâme province, partie en Piémont et partie en Dauphiiné, et qui porte d'or semé de fleun de lyt et de to»rs
{Brisure du cadet.)
J'en ai dressé la gânéalogie et 1'
fût imprimer l'an 1672. Je l'ai ifirâée ta quatorze brucheB, dont void les rangs :
La première était i Apt en Provence, où virait Hnmbert, seignenr d'Apt, baron de CaseneuTe, tige de toute la fomille , l'an 990. Raymbandelte en a été la dernière en 1Z70, et elle fut mariée à Raymond de Ban;
La. deuxième est ceUe dn marqnit de Gordes, qui subsiste en Proveace;
La troisième est celle du marqnii de Pianease, en Piémont;
Id quatrième, dn oomte de Mootcha, gouverneur de Valence;
La cinquième était i Hanosqne, et François de Simiane en a élé le aernier l'an 1580;
La sixième est celle dn leignev de Cbfttaauneuf , ta Provence ;
La septième, dn marquis de Tmcbenn, en Danphiué;
La huitième, du angneur d'E^arron;
La neuvième, du seignenr de Li Coete, en Provence ;
La dixième, du seigneur de Ja Coste, à Moirans en Dauphiné ;
La ODtième, du seigneur de b Coste , seigneur de Ba^rd, en Danphiné;
La doniième, dn seigneur da la Garde -Maueune, en Dauj^iind;
La treizième, du seigneur de It Coste, d'Ail en Provence;
La ouatonième, du seignaor de Saint-Hartin , éteinte par Bertiand Ravmbaud de Simiane, qui vivait I'sb
Guirand de Simiane ftat présent au traité de paix d'entre Étiemietle de Baux, princesse d'Orange et Raymond Bérenger, 1156.
Guirand IV fut l'un de ceux iqtû Cbarles l*', comte de Provence , commit son accommodement avec ^ ville de Marseille, 1262;
Guirand V suivit Charles II, comte de Provence, ila conquête de Naples, l'an 1298;
Bertrand-Haymbaud se croisa contre les Maures , sous le pape Clément VI.
Guirand Vi fut l'un de cetix qni, l'an 1369, cautionnèrent Jeanne, reine de Sicile, pour l'exécution du traité qu'elle avait âdt avec le roi de France;