‹ Bibliothèque historique et littéraire du DauphinéChapitre 16 sur 213 · LOUIS - LOUIS DAUPHIN · texte numérisé non relu

LOUIS - LOUIS DAUPHIN

rard, qui la défendait, fut obligé de la rendre.

liOUIS, fils de Boson, roi de Bourgogne et son successeur, par l'élection des prélats assemblés à valence , Tan 890^ que le pape Formose approuva en lui envoyant deux évêques pour nonces, marcha ensuite contre Bérenger , en Italie, où il fut vaincu et obligé de retourner en son royaume. Il fut encore rappelé en Italie Van 900 et après y avou* remporté plusieurs victoires contre Bérenger, il fut couronné empereur par le pape Jean IX. Mais Tan 909, Bérenger ayant trouvé des amis y retourna, combattit et prit Louis, raveugla et le renvoya en Dauphiné , où nonobstant son incommodité , il se maria avec Adélaïs , fille d'Edouard , roi d'Angleterre. Son élection par les grands au royaume de Bourgogne , marque que ce royaume était électif :

voici les termes d une charte qui n'a d'époque que Tannée de son élection :

Actum Viennes publiée in mense Februarii anno primo quo vocatus et electus est a nohilibus principibus regionis hujus LudovicuSj indictione VIIL

LOUIS IZ, ou le Saint, roi de France, passa en Dauphiné pour son voyage de la Terre-Sainte ; séjourna à Vienne , et mit le siège devant le château de la Roche-de-Glun , qu'il prit et qu'il fit raser, parce que Roger de Gléneu, qui en était le maître, y avait établi un péage sans droit ni concession , qui ruinait le commerce de ce navs— là

LOUIS DAUPHIN fut le fils du roi Charles VII, et roi après lui, XI« du nom. Se voyant dans un âge qui le rendait capable de commanderjet se lassant d'obéir, il passa en Dauphiné et là, sous prétexte que cette province avait été transportée au fils aîné de France et nullement à la couronne à laquelle elle ne pouvait jamais être unie que lorsque l'empire le serait, il se fit reconnaître pour seul et légitime prince du Dauphiné, indépendamment du Roi, son père , en 1444. Quelques-uns des plus qualifiés de la province voulurent s'y opposer , mais il les traita comme criminels de lèse-majesté et leur fit même faire leur procès. Il sut que le duc de Savoie prenait la (qualité de comte de Valentinois et Diois , il lui porta la guerre pour la lui faire quitter. Il y eut un traité , le 3 d'avril

1445, par lequel ce duc abandonna cette qualité et qaelc[Qes terres de ces comtés , dont il s'était emparé après la mort du dernier comte, arrivée en 1419; et le Dauphin se départit de l'hommage du Faucigny ; mais il n'eut

{>a8 d'effet et l'an 1446, Louis se mit à a tête de ses troupes, les mena contre le duc et lui prit quelques places en Bresse. Enfin , le précédent traité fut confirmé par un autre du !«' de mai de cette année-là. J'ai donné les noms de quelques gentilshommes du Dauphiné, qui suivirent ce prince, en parlant de quelques guerres. A la fin du mois de mai, il acquit la ville de Montéîimar, de l'église romaine; le traité s'en fit à Romans. Il fit faire une révision de feux en 1448; régla les bailliages et les vi-sénéchaussées ; voulut bien s'accorder avec l'archevêque de Vienne touchant la juridiction de cette ville , sans songer que déjà elle lui était acquise depuis longtemps en pariage. Il chassa les juifs du Dauphiné, se ligua avec le duc de Savoie, par acte du 10 d'août 1449. L'année suivante il établit sa souveraineté dans Valence, Romans, Saint-Paul-Trois- Châteaux et même il bâtit un palais dans Valence. Il donna des marques de sa supériorité sur Gap^ convoqua les États de la province à Bourgoin , dans le Viennois. Il fit un règlement sur les monnaies, l'an 1451 , et un autre pour les notaires; établit des sceaux en chacune juridiction des principales cours. Il épousa^ le 14 de février de la même année, Charlotte de Savoie.

Le duc, son père, passa à ces fins à Vienne, et de là à la Côie-Saint-André où il se célébra et consomma. Louis donna à Tévéque de Tarse , confesseur de la duchesse , dix-huit marcs d'argent , à Louis de Saluées et à Pierre de Bourbon, autant à chacun; à la comtesse de Guerres , gouvernante de la princesse trente-quatre marcs ; à la comtesse de Montmajour, dix-huit marcs ; à Pierre Heroussal, confesseur de l'épousée, vingt florins; aux officiers ae la cour de Savoie , cent francs et il offrit à la messe deux écus. Le Dauphiné lui accorda un don gratuit en considération de son mariage. Il condamna , par un édit , la liberté (^e les gentilshommes avaient de se fau*e la guerre ; ce fut le 10 de décembre de la même année 1451. Il établit une Université à Valence , par une lettre

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