VALENCE — VALENTINOIS
parées depuis. Ce fut sous le pontificat d'Amédée de Roussillon.
Amédée de Roussillon , 1275 ;
Jean de Genève , 131 2 ;
Guillaume de Roussillon, 1331 ;
Aimar d'Anduse de la Voûte , 1332 ;
Henride Villars, 1336;
Pierre de Chastelus; 1342;
Jean de Jofifrey, 1353 ;
Louis de Villars , 1354 ;
Guillaume d'Anduse , 1380:
Amédée , cardinal de Saluces, 1385,
Henri, 1388;
Jean de Poitiers, 1390 ;
Louis de Poitiers , 1448 *
Gérard de Grussol , 1468 ;
Jacques de Baternay, 1472 ;
Antoine de Balsac , 1474 ;
Jean de l'Espinay, 1495 ;
Gaspard de Toumon ; 1503 ;
Jean de Lorraine, cardinal, 1521 ;
Antoine de Vesc^ 1531 ;
Jacques de Tournon , 1537 ;
Jean de Montluc, 1554,
Charles Gelas de Leberon , 1556;
Pierre-André de Gelas de Leberon, 1600;
Charles-Jacques de Gelas de Leberon, 1622;
Daniel de Gosnac.
VALENS (Fabius) était chef de l'armée Je Vitellius contre Othon^ et la mena en Dauphiné parles Alpes Gottiennes ; comme il fut arrivé à Vienne à la tôte de quarante mille hommes , il en désarma les habitants et ne leur fit aucun mal ; mais s'approchant des Alpes Maritimes , il n est sorte de violences qu'il n'exerçât ou qu'il ne tolérât'; on ne pouvait les éviter qu'à prix d'argent ou par la prostitution des femmes et des filles. J'ai déjà parlé de lui sous le titre de Fabitis^ et j'ajoute que la ville de Vienne ayant appréhendé ses approches, n'en reçut (Tautre outrage que celui d'être désarmée.
VALENTINIEN n, empereur, séjourna dans Vienne, où était le palais des empereurs. Il y avait im cirque auprès de ce palais où il prenait ses plus ordinaires récréations. Arbogaste, son principal ministre, le fit étrangler dans sa chambre,^ l'an 393.
VALENTINOIS est une contrée du Dauphiné , divisée en deux , en haute et basse. La haute est depuis risère jusqu'à la Drôme , et la basse depuis cetle rivière jusqu'au Gomtat- Venaissin. Elle a été possédée long-
temps sous le nom de comté par la famille de Poitiers, de la mouvance du Dauphin, suivant un hommage du 25 d'avril 1338, rendue à Humbert, dauphin , par le comte Aimar, en exécution d'un arrêt du conseil. La question ayant été agitée par-devant les papes Jean XXII et Benoît XIII, et ensuite par-devant les cardinaux.
Louis de Poitiers.se voyant sans enfants, la donna au Roi-Dauphin, par un acte du 11 d'août 1404 et la céda ensuite par son testament du 20 de juin 1419 au Dauphin de France, l'unissant à perpétuité à la province du Dauphiné, aussi bien que le Diois^ dont il était aussi souverain. Cependant, comme il restait à Saint-Vallier une branche de Poitiers qui prétendit ces comtés par droit de substitution , il y eut des transactions avec elle le 16 de juillet suivant, le 14 d'août 1426, et le 7 de décembre 1454. Les deux premières entre le Roi Dauphin Charles VII et Louis de Poitiers , seigneur de Saint-Vallier, et la dernière entre le dauphin Louis et Charles de Poitiers, fils du précédent.
Celle-ci fut homologuée par le Parlement de Grenoble, le 2 de janvier 1455. Ce fut par elle que la famille de Poitiers renonça entièrement à ses prétentions sur ces comtés moyennant quelques terres qui lui furent cédées dans le Languedoc et dans le Dauphiné. Avant cette dernière transaction , le même Dauphin s'était départi de ces comtés en faveur de Saint- Vallier, mais le procureur du pays s'y étant opposé , le Dauphin fut restitué contre cette cession, comme ledit Guy Pape, quest. 302. Et, moyennant la transaction de 1454, ces comtés ont été depuis ce temps-là réputées du domaine delphinal. Le roi Louis XII les donna à César Borgia, fils du pape Alexandre VI, par ses lettres du mois d'avril 1498, pour les tenir de lui à foi et hommage , et les créa en duché par d'autres lettres du mois d'octobre suivant, ce qu'il confirma par d'autres du mois d'août 1499. Elles revinrent au Roi , et Henri II les donna à Diane de Poitiers, rétablissant ce duché par lettres du 8 d'octobre 1548, pour en jouir pendant sa vie. Enfin il y a eu une nouvelle création en duché
Îar d'autres lettres du mois de mars 642, en faveur d'Honoré de Grimaldi, prince de Monaco, dont le successeur