ET VALERIUS
PARENTIB.
J'en ai donné une autre sous le titre de Patrons.
VALERNOD est une famille de Saint- Vallier, au diocèse de Vienne, à qui Alexandre de Valernod, maître
VÂLERNOD — VALUER
des comptes da Danphiné, a acquis la noblesse par cette charge en laquelle il fut reçu l'an 1584. Elle porte d'azur au croissant inontant d'argent, au chef cousu de gueules chargé de trois roses d'or.
Pierre de Valemod, frère du maître des comptes, fut évéque de Nîmes, l'an 1598;
Humbert de Valeniod est mort depuis peu abbé de Saint-Ruf;
Marie de Valernod , dame d'Herculais, a été femme de Jean-Claude de Toumet, l'exemple des vertueuses de son temps, la gloire de son sexe par son esprit, Thonneur de son siècle par sa piété, et le modèle des épouses oui veulent plaire à Dieu et 8*accommoaer aux volontés d'un mari. Elle a fait des abstinences, des mortifications, des charités et des actions si chrétiennes qu'on ne doute point qu'elle n'ait une place parmi les saints. Elle est morte il y a peu d'années, son corps repose dans l'église des pères Jésuites de Grenoble, et son cœur en celle du
Eremier monastère de la Visitation de i même ville.
VALESIUS fut député par l'évéque de Grenoble pour assister au deuxième concile de Lyon, l'an 567.
VALETTE (la) est une paroisse du mandement de Ratiers, au diocèse et élection de Grenoble, au bailliage du Graisivaudan, faisant un feu un tiers^ dont l'église est dédiée à saint Pierre, de la nomination du chapitre de Notre-Dame de Grenoole.
VALJOUFFRET est une paroisse du mandement du Valbonnais, au diocèse et en l'élection de Grenoble, au bailliage du Graisivaudan , faisant trois feux un tiers huitième et trentedeuxième , dont l'église est dédiée à Notre-Dame.
VALLÉE GHEVALEREUSE.
Le petit pays qu'on trouve depuis la ville de Grenoble jusqu'en Trièves , est ainsi appelé parce qu'il était hahité d'un grand nombre de gentilshommes.
J'ai vu un jugement rendu par Jean , dauphin IJo du nom, du 13 de février 1322, touchant les chevauchées que lui et les gens de Guigues, son neveu, demandaient à ces gentilshommes qu'il dit habitant en la Vallée Chevalereuse et les nomme :
Guillaume de Miribel ;
Guillaume de la Tour ;
Guigonnet de Salles ;
Un autre Guillaume de la Tour;
Giraud Eymon ;
Humbert de Glermont; j Chabert de Portetreyne ; I Les héritiers de Guigues d'Oultonr; , Humbert AUeman ; I Reymond de Salles; 1 Pierre de la Tour;
Hugonnet de Saignes ;
Poucet des Bonnets ;
Jacques de Conmiiers;
Bernardin Jullian ;
Jean Âlleman ;
Pierre de Salles ;
Guigues Brie;
Pierre Brie;
Lantelme de Varces ;
Guillaume Pillieron;
Thomassin Bonnard.
VALUER, Êunille noble du Viennois, dont il y en a une branche à Brié, dans le diocèse de Grenoble , tombée en dérogeance et de laquelle était Gaspard Vallier, maréchal de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, l'an 15S2.
Je ne sais pa^ le nom de celui qui a dérogé , mais j'ai appris la manière qu'il le fit. On dit qu'il avait sept fils et sept filles, et que n'ayant pis de quoi les élever sans travailler, i\ présenta requête au Parlement pour qa'il lui fût permis de prendre un métier pour y trouver de quoi avancer sa hmille jusqu'à un âge que ses fils poissent servir le Roi et ses filles propns à gagner leur vie par quelc[ue travail honnête , offrant ae le quitter après cela sous cette condition que ce négoce ne pût faire tort à sa noblesse que dans le temps qu'il l'exercerait. Le Parlement le lui permit , et bien qu'A la suite et après que tous ses eniants lurent logés, partie desquels moumrent à la guerre pour le service da Roi, il eût quitté le métier de chapelier qu'il avait pris , néanmoins son fils ne put conserver sa noblesse lors da cadastre. Cette vile profession de son père lui ayant été opposée par les communantés intéressées,MM. de Sève et de Ghazé, intendants du Dauphiné,
§our l'exécution de l'arrêt de 16^renu à Lyon, par le Conseil du Roi, l'en déclarèrent déchu par leur jugement de 1641. Cette branche avait une chapelle dans l'église de Saint-André, sar laquelle on voit encore ses armoiries en relief, elle appartient aujourd'hui à celle de Marnais, descendue par filles de celle de Vallier. M. le Laboureur,
VALLIER — VARCES
ancien prévôt de File-Barbe , a donné miellés branches à celle-ci dans le deuxième volume des Masures de VJle-Barbe^ mais elles ne sont pas bien fidèles. J'en ai dressé exactement la ^néaloffie sur les titres. D^or au chervron d^azuvy au chef du champ chargé de cinq pointes renversées il'azurj soutenu de même.
VALLIER (Guillaume)^ de Grenoble, vivait sous Charles IX et Henri III, et nous a laissé de curieux Mémoires de son temps.
VALLIN, famille noble et ancienne du Viennois, qui porte de geu^ les à la hcfnde componée d'argent et H' azur, J'en ai dressé la généalogie, l'ai commencée nar Girard de Valîin, qui vivait l'an lz60 et l'ai divisée en trois branches :
La première, des seigneurs de GhâteauviUain de Betenoz, etc.;
La deuxième, des seigneurs de Rosset;
La troisième, des seigneurs de Gonilieu.
Girard de Vallin commandait quelques troupes à la journée de Varey, Fan 1325 ;
Luc ou Leutzon chevalier de Tordre de Saint -Jean -de* Jérusalem, fut l'un des gentilshommes du Dauphiné qui, l'an 1375, s'opposèrent aux désordres que faisaient les Bretons passant par le Dauphiné pour aller en Italie en faveur du pape ;
Aynard de Vallin^ son frère aîné, parut dans une même rencontre ;
Girard II combattit à lu bataUle d'Azincourt, 1415 ;
Antoine de Vallin mourut en celle deVemeuil, 1424;
André de Vallin se signala contre les Anglais. Chapelain en fait mention dans son poème de la Pucelle, Il fut tué au siège d'Orléans;
Guionnet fut tué en la bataille de Montlhéry,1465,
Louis de Vallin se distingua en celle de Pavie, 1524;
Alexandre de Vallin a été gouverneur de Honfleur ;
Aimar, son fils , a été tué au siège d'Orsay, l'an 1672, ayant été sous-lieutenant au régiment des gardes, aide de camp en Hongrie, capitr.ine de cavalerie et nommé colonel d'un régiment de cavalerie.
n y a eu une famille noble du même nom à la Sône, au baillage de Saint-
Marcellin, qui portait d'or à Vaigle de sable. Eue était venue de Jean de Vallin, conseiller au Conseil delphinal.
l'an 1370, qui eut un fils nomme comme lui, qui fut trésorier général du Dauphiné , l'an 1390. François de Vallin, sieur de la Blache, en a été le dernier; il vivait l'an 1530.
VALOIS (Jacques de), trésosier de France en Dauphiné, était écossais. Gassendi et lui furent amis intimes , et le savoir avait fait cette union, car Valois était mathématicien, philosophe , astronome et doué de plusieurs autres connaissances. Gassendi, dans la Vie de Peiresk^ ùàt son éloge, liv. 4, et l'on voit dans ses ouvrages^ quelques lettres qu'ils se sont écrites en 1628.
VANDALES (les) ont ravagé deux fois le Dauphiné. La première , sous l'empereur Commode, y étant conduits par Crocus, leur Roi; la deuxième fois, sous Honorius. Ils en furent chassés par Constantin II.
VANTAjàiLAG, famille noble des baronnies, originaire du Languedoc, qui porte d'azur aune fasce d'argent accompagnée en pointe d'un soleil d'or,
VARAGIEU est une paroisse dédiée à saint Maurice ; de la nomination du prieur du lieu, dans le diocèse de Vienne, au bailliage de Saint-Marcellin, en l'élection de Romans, faisant sept feux. Le dauphin Jean II la donna à Aymar de Bressieu , pour la tenir de lui à foi et hommage , par des lettres du 1" d'octobre 1314.
VARCES a été une famille noble du diocèse de Grenoble, qui portait d'argent à la bande d'azur chargée de trois croisettes du champ. Elle était ancienne et j'en ai vu des titres de l'an 1069. Elle a eu trois branches, finies presque en môme temps , c'est-à-dire environ l'an 1540. Benoît et Pierre de Varces, père et fils, ont été avocats généraux au Parlement de Grenoble , 1498 et 1514. La troisième branche était à Saou, dans le Diois.
VARCES est un mandement du diocèse et de l'élection de Grenoble , au bailliage du Graisivaudan , composé de six paroisses et de dix-huit feux :
Varces ;
Saint-Paul ;
Saint-Giraud ;
Saint-Ange ;
Risset;
VARGES — VAREY
FonUigneuz.
Il a été démembré en 1C54, les trois
Sremières sont restées à la maison de iriançon, les trois autres ont passées à celle de Perissol et j'en ai parlé sous l'article à'AUière$, Celles qui composent encore la communauté de Varces, sont dans les péréquaires à onze feux trois quarts ; mais les pertes des fonds par les torrents , l'acquisition des nobles avant le cadastre et les afiûrancbissements en ont diminué plus que la moitié. Tout le mandement fut donné à Émeric de Briançon, par Humbert, dauphin, en échange de Bellecombe, en 1289. La communauté de Gières en était un arrière-fief ; mais la famille de Perissol , à qui Gières appartenait lors de l'aliénation de 1654, Va affranchie en acquérant les paroisses de Fontagneux, de Rissetet de Saint- Ange. Le vieux château des Dauphins est détruit et il n'en reste que des masures sur un rocher tout couvert de bois, où est l'église paroissiale de Saint-Giraud, qui était celle du château , et où môme ron ne dit la messe qu'à la fête de ce saint, ou , lorsque par dévotion , quelqu'un l'y fait dire. Il y avait dans ce mandement, l'an 1339, six maisonsfortes qui appartenaient alors :
A Alleman Ghabert; elle y est encore et s'appelle Ghabertièrcs ;
A Boson de Portetreyne; c'est le château d'Allières, passé de la famille de Portetreyne à celle d'Alleman, et de celle-ci à celle de Perissol ;
A Jean des Aures; je ne sais où elle est;
A Thibaut de Yercors; c'est celle de Pelissières;
A Jean de la Tour; c'est aujourd'hui le château de Varces, qu'on appelle même la Tour ;
A Reynaud Vachon, qui est détruite.
Les paroisses de "Varces , de Saint- Paul, (le Saint-Ange et de Risset, sont de la nomination du prieur de Saint- Michel-de Connexe. La première et la dernière sont du vocable de Saint- Pierre. Saint- Ange a été un prieuré et une cure jointes ensemble. Mais la cure a été annexée à celle de Varces.
Risset était aussi un prieuré, mais il n'en reste plus ni le titre ni les biens, et sa sacristie est unie au prieuré de Saint-Ange. Les paroisses de Saint- Giraud et de Fontagneux sont de la nomination du prieur de Vif^ et la
dernière est dédiée à saint HaniiK* VABÈSE est une rivière duTunnois qui entr e dans le Rhéne.
VARET , famille noble du Gtp»çais, originaire de Lyon, qui portait d'argent à six bandes de sable, n chef cousu â^or cftargé de trois merlettes de sable. Elle est éteinte au commencement de ce siècle, par Louise de Varey , dame de Manteyer, femme d'Antoine Flotte, seigneur de Jarjayes.
VAREY est on château dans le Bugey où, Tan 1325, se donna ene rude bataille entre Edouard, comte de Savoie, et Guignes Xin, dauphin de Viennois, qui fut gagnée par celui-ci.
Ges deux princes avaient chacun dans leur parti des gens de marque oa des troupes qui leur appartenaient.
Du côté du Comte qui y Hait en personne :
Des troupes d'Eudes, duc de Bourgogne, conduites par Robert de Bonr* gogne, comte de Tonnerre, son frère, et Jean de Ghalon, comte d'Auxerre;
Herman, comte de Kibour;
Le Barbançon, honune de la stature d^un géant ;
Le baron de Beaujeu.
Du côté du Dauphin qui y était aussi en personne :
Aimar de Poitiers, comte de Valcntinois ;
Amédée, comte de Genève;
Jean de Ghalon , seigneur d'ArUy;
Raymond, seigneur de Baux^ comte d'Avelin ;
Hugues de Genève , seigneur d*Anthon ;
Alphonse d'Espagne, dit le grand chanoine, dont le fils, Charles d'Espagne, fut connétable de France sous Charles V.