‹ Bibliothèque historique et littéraire du DauphinéChapitre 200 sur 213 · ÉGLISES DE VIENNE · texte numérisé non relu

ÉGLISES DE VIENNE

Saint-Maurice est la cathédrale,

on y monte par vingt-huit degrés as haut desquels on trouve une gnnds plate-forme, et de iâ le firontif^oe ds l'église, où l'on entre par trois portes.

Ce frontispice est superbe et corieui par sa structure, qui est toute de pion taillée à jour avec des niches et des figures en plusieurs endrmts qui ont échappé à la barbarie des huguenots.

L'église est percée de tous côtés, et une galerie qui règne autour est aou« tenue par quarante-huit coloniies. Le chœur est un peu plus élevé que la nef. Il y a plusieurs chapelles dans l'église et dans les cloîtres et quantité d'épitaphes dont je rapporte quelque»»

unes en parlant de ceux pour qui ellei sont faites, tant romaines anciennes, que modernes et chrétiennes. Le palais archiépiscopal lui est joint d an côté, on y voit une salle qu'on appelle des Clémentines^ à cause que le concile convoqué en cette ville par le pape Clément V, l'an 1311, y fut tenu. Cette église fut premièrement dédiée aux Machabées par l'apôtre saint Paul.

L'archevêque Jean de Bouminla dédia à saint Maurice. Le pape Innocent IV la consacra de nouveau Tan 1451. Il y a un doyen , vingt chanoines , deux chevaliers, quatre quarteniers, six coadjuteurs, trente prêtres, qpatre diacres , quatre sous-diacres , dishuit clercs et douxe en^ts de chorar, ikisant en tout cent. Ils étaient autrefois trois cents, mais on en réfinma deux cents, l'an 1275, de l'autorité du même pape qui nomma un commis* saire pour cela, appelé Guillaume Duhic. On ne pouvait être autrefois reçu chanoine en cette église qu'on ne fût noble de père et de mère, suivant un statut de 1228. Il y a aussi une cure et un curé dans les cloîtres, dont l'église est dédiée à saint Laurent Elle est à présent unie à celle de Saint- Ferréol, et il en reste pourtant une sous le vocable de Sainte-Croix pour administrer les sacrements aux ecclésiastiques de cette cathédrale et est de la collation pure et simple du doyen.

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