VILLARD-SAINT-GHRISTOPHE— VILLES DE DAUPHINÉ
VILLARD - SAINT - CHRIS- TOPHE est une paroisse du mandement de la Mure, aux mêmes diocèse, bailliage et élection, faisant trois feux un tiers et trente-deuxième, son église est de la collation du chapitre de Notre-Dame de Grenoble.
VILLARD - SAINT- FIRMIN est un village de la paroisse et du mandement de Saint-Firmin, au diocèse de Gap , au bailliage du Graisi- Taudan et en l'élection de Grenoble, &isant deux quarts et vingt-quatrième de feu.
VILLARD- SAINT-PAN- CRAGE est une paroisse duBriançonnais, au diocèse d'Embrun, au bailliage de Briançon et en l'élection de Gap, à une lieue et demie de Briançon et à treize de Gap; il n'y a que du seigle et de l'avoine. Les habitants courent le pays et vendent de petite m ercer ie ; on y trafique en mulets.
VnXARS est une paroisse du mandement de Ghevrières, au diocèsede Vienne.
VIUiARS était une famille noble de Saint-Martin-d'Hères , auprès de Grenoble, qui portait d!azuT au grif-
{'an cTor, Louis de Villars qui vivait 'an 1550 en a été le dernier. Sa sœur Artaude épousa Hugues Marc.
n y a eu une autre famille noble de ce nom à Ghabeuil^ finie par Glaude de YiUars, gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi, l'an 1592.
n y en a eu une dans le Lyonnais, oui a donné à l'église de Vienne cinq OB ses archevêques. Pierre, l'an 1586 ; ua autre Pierre , l'an 159o ; Jérôme, iS99 ; un autre Pierre, l'an 1626, et Henri , Tan 1663. Celui-ci est encore Tivant Elle porte d^azur à trois molettes d'or au chef d^argerU chargé d^un lion de pueules. Ce fut à la persnasion de Pierre II que le cardinal Tolet publia sa Somme et que saint François de Salles donna son Introd uction à la vie dévote.
VILLE a été une famille noble du Viennois, finie par Artaude Ville, femme, en 1570, d'Ânnibal de BuiTe- T ant.
VILLE est une paroisse du mandement de Crémieu.
VHiLEBOIS est: une paroisse du diocèse, du bailliage et de l'éleotion de Gap, à sept lieues de cette vOle, fiûsant deux tiers de leiii>w B.a'y croît goint de vio. Q y a qMantiiè de mou-
ches à miel, et on y nourrit quantité d e bre bis et de chèvres.
yiLLEFRANGHE est une paroisse des baronnies, au bailliage du Buis et en l'élection de Montélimar, fa isant un quart et douzième de feu.
VILLENEUVE est une famille noble du Valentinois , qui porte d'azur au lion d^argent, partie d*un burelé d'argent et de gueules. Une branche est à Âouste, dans le Diois.
Il y a une famille de ce nom dans la vallée du Graisivaudan , anoblie Tan 1588 en la personne de Louis de Villeneuve, célèbre médecin de Grenoble; et cette ville en ayant reçu de grands secours en des maladies populaires, fit tous les frais de l'obtention des lettres. Il était fils de Michel de Villeneuve, originaire d'Espagne et médecin de la même ville de Grenoble, qui vivait sous le règne de François I^r, qui traduisit en français la Géoqraphie latine de Ptolomée, qu'il enrichit de cinquante tables géographiques; qui exerça la médecine depuis l'âge de vingt-quatre ans jusau'a celui de q[uatre-vingt-treize, où étant parvenu, il eut le plaisir de voir quatre-vingts petits-fiis venus de onze enfants qu'il avait eus, partie desquels passèrent en Provence et Avignon, où est encore leur postérité. B'azur au château de tr ois to urs d'or,
VILLENEUVE-DE-MARC est une paroisse de neuf feux un tiers, au diocèse , au bailliage et en l'élection de Grenoble, dont l'église est dédiée à saint Symphorien, de la nomination d u chap itre de Saint-Pierre de Vienne.
VILLEPERDRIX est une paroisse du diocèse de Die, du bailliage du Buis et de l'élection de Montéum ar, fa isant un feu.
VILLE-SOnS-ANJOn est une paroisse qu'on appelle autrement Terrebasse , dans le diocèse, le baUliage et Télection de Vienne, à trois lieues de cette ville, faisant six feux trois quarts, dont l'église est dédiée à saint î)enis, delà nomination du chapitre devienne. .
VILLES DE DADPHINE. D y en a dans le Haut et dans le Bas.
CeUes du Bas :
Grenoble ; Vienne ; Valence;
VILLES DE DAUPHINÉ — VINCaENS
Romans ;
Montélimar;
Saint-Paul-Trois-Cbâteaux ;
Crest ;
Saint-MarceUin.
Celles du Haut :
Erabrun ;
Gap;
Die;
Briançon ;
Le Buis.
A la réserve du Buis, de Saint-Bfarcellin et de SainUPaul-Trois-Chftteaux, les autres entraient dans les États par leurs disputés. Je parle de toutes en particulier.
Par un arrêt du Parlement de Grenoble du 18 de décembre 1671, il est enjoint aux juges, lieutenants et procureurs fiscaux des villes et des bourgs fermés du Daupbiné, de rapporter leurs lettres de nomination.
Par celui du Conseil ,du 24 de septembre 1078, il est dit que les murailles, remparts^ fossés , clôtures et fortiflcations des villes appartiennent au Roi.
n y eut un jugement rendu aux requêtes de l'hôtel le 22 de novembre 1640, par lequel il est défendu d'emprisonner les particuliers habitants des villes pour les dettes et taxes desdites villes. ^^
VILLETTE (la) est une paroisse du Champsaur, du aiocèse et du bailliage de Gap et de l'élection de Grenoble, fais ant u n feu trois quarts.
VILLEURBANNE est une paroisse du mandement de Vaux-en-Velin , dans le diocèse de Lyon.
VILLIGAIRE a été un saint archevêque de Vienne , qui quitta son église pour se faire religieux au monastère de Saint-Maurice en Chablais, où il fut d'abord élu abbé. Le pape Adrien le nomme très saint dans une de ses lettres à Charlemagne, cet empereur le lui ayant envoyé en qualité de son ambassadeur. Le même pape le commit pour avoir du bois pour quelques réparations qu'il fallait faire en l'église de Saint-Pierre, et pour cela. Villicaire fit couper miantité d'arbres dans les forêts des Alpes. H mourut le 14 d'avril environ Tan 750.
VIMAGNE. C'est ainsi qu'est appelé le chemin qui ouvrait l'entrée des Gaules par les Alpes Maritimes et par les Gottiennes, comme qui dirait
via magna. Il est aussi appelé en quelques titres via Domitia parce que Domitius Œnobardus, après avoir vaincu le s Allo broges, le fit commencer.
VIN AT est une paroisse du diocèse de Grenoble^ du bailliage de Saint-Marcellin et de l'élection de Romans, faisant vingt-deux feux. Elle a été érigée en marquisat avec la jonction de quelques autres sous le nom de Lestang. J'en ai parlé en Tarticle des Marquisats. Son église est dédiée i saint Barthélémy^ de la nomination de l'évêque.
CeUe de Saint-Clément de Yères loi est unie. R y a aussi un couvent d'Augustins déchaussés qui servent la cha-
Î>elle de Notre-Dame-de-l'Osier, dans a même paroisse, célèbre par plusieurs miracles et par la visite continuelle de plusieurs dévotes et pieuses Personnes. R y a encore un hôpital, 'évêque y perçoit les dîmes, excepté les menues qui sont au curé. Il y a encore des censés et d'autres revenus.
Il y avait une famille noble de ce nom venue de Guillaume, fils naturel d'Albert de la Tour, seigneur de la Tour-du-Pin et de Vinay, l'an 1280.
Elle a fini par Antoinette de Vinay, dame do Saint-Jean d'Autavean , mariée, l'an , à Aynar de Monchenu,
seigneur de Thodure. De gueules à la tour d'argent j brisée d^une 6arrc dCazur.
Il y a eu de cette famille Jean de Vinay, de l'ordre des frères Prêcheurs, l'an 1320, qui a traduit de latin en français le Miroir historial de Vincent de Beauvais et la Légende dorée des saints.
n y a encore une &mille de ce nom venue de Léonard Vinay, receveur du taillon, l'an 1641, qui. parmi ses enfants a laissé François ae Vinay, savant en l'astrologie et aux mathématiques, qui a composé et fait immimerV Astrologie journalière ei un Compartiment historique. Il a aussi fait un Compartiment mathématique au*i\ va donner au public. Il avait succédé à son père en la charge de receveur du taiiloD, mais il s'en est défait ;
Sébastien j capitaine de cavalerie ;
Charles, lieutenant d'infanterie;
Et Pierre, cornette, puis lieutenant, sont encore fils de Léonard.
VINGENS est une ancienne et noble famille du Gomtat-Yenaissin, de
VINCEKS — VmGTAIN
laquelle je suis obligé de faire mention parce qu'il y en a une branche dans la ville du Buis, dans les baronnies du Dauphiné. Elle porte d'or au lion de table armé, lampassé et couronné de gueules à la bordure d'azur, chargé en chef de trot» étoiles ran-
gées Sor, en pointe, de Iroii autres étoiles de même 2 et f , awr flancs de deux croissants d'argent et sous l'étoile de pointe d'un autre croissant de mime.
Barthélémy de Vincens, II* du nom, a été écuyer ordinaire de l'écurie du Roi, l'an 1464.
VINCENT est une famille de Lyon qui a des domaines dans le Viennois et qui a eu Jean Vincent, conseiller au Parlement de Grenoble , l'an 1574. Antoine Vincent, son père , lui communiqua la noblesse par une charge d'échevin de Lyon, l'an ifes. De gueule» à la foudre d'or ailée de sinople élancé dr argent.
Jean Vincent, de la BuisGe, au diocèse de Grenoble, a été anobli l'an 1653 et confirmé l'an 1667. Jean Vincent, son fils, est trésorier de France en la généralité du Dauphiné et a un autre fils qui a été récompensé par Sa Majesté de chargea honorables pour avoir bien serri dans ses armées. De gueules à la bande d'hermines.
Jacques Vincent, de Cresl, auroflnier du comte d'Enghien, a traduit de l'anglais, Palmerin d'Angleterre, de l'il^éa, Rollanàr-le- Furieux , de l'espagnol, l'Histoire dedom Florisel, et du latin l'Oraison de Patrice Cocbume, écosBaia, traitant du Verbe inearné.
Jean Vincent, de la même ville, avocatau Parlement de Grenoble, arendn publics les plaidoyers qu'il avait faits au Conseil pour le Tiers-État du Dauphiné contre l'Église et la noblesse, sous le règne de Henri IV.
VINCENT fut martyrisé à Embrun, avec saints Viclor et Oronce, l'an 301 . Leur fêle est le 22 de janvier.
Il y eut encore un saint martyr de ce nom au même lieu, l'an 316, Il souffrit le martyre avec saint Domnin et saint MarceJlin, évCque d'Embrun.
Leur fêle et le 20 d'avrfl. Vincent était venu d'Afrique.
VINCENT, évéque de Grenoble, assista au premier concile de Valence, l'an 374.
11 y a eu un prêtre de ce nom qui fiit député de l'évéque de Die pourassiater au cinquième concile d'Orléans, l'an 551, et au deuxième de Lyon, l'an 567. ' ' .
VINDAUSGU. M. Spon m'a envoyé une inscription où il est parlé d'elle Je l'ai rapportée sous l'articlejde
VINÔTAIN (le) est un droit qu'a le seigneur fondé de titres, de prendre la vingtième partie des fruils croissants dans sa terre ou de quelques espèces seulement, suivant qu'il est stipulé.
L'un est réel et se prend sur les fonds en quelques mains qu'ils passent et s'appelle autrement tâche; l'autre est personnel et ne regarde proprement que les eeuls habitants d'un bourg ; c est de celui-ci que je vais parler.
Il a pris son origine des guerres continuelles qu'avaient les dauphins et les comtes de Savoie ou de celles que se faisaient avec liberté les gentilsbommes les uns contre les autres en
Seaient de construire et de faire élever es murailles pour fermer les bourgs; d'où vient que nous en avons tant de clos et de fortifiés; et, moyeimant les frais el l'entretien de celte clôture, les habilants s'enpgeaient de payer le vingtième de leurs fruits. C'est pourouoi Guy Pape, en ses quest. 7 et 372, ail qu'il se paie in pluribus caslris et territoriis prœsentit palriœ delphinatus provillis œdificandis ao mûris aeu meeniia construendis. De sorte que c'est un droit jjtersonnel qui descend d'une obligation, laquelle ne lîo que ceux qui sont reconnus.
YINGTAIN — VIRIAN
GnyPftpedit tpat les nooles n'en sont pas exempts, mais M. de Boissieu dit le contraire en son Traité des flefs^ chap. 46, où il rapporte des arrêts du Parlement de Grenoble du 10 de juillet 1516, du 14 d'août 1550, à moins qu'ils ne 8*y soient expressément obligés avec les autres habitants.
Par la pratique ancienne de cette province il n'y avait qu^ les domiciliés qui fussent contribuables à ce droit, suivant un arrêt du Conseil delphinal du 19 de janvier 1390; mais, par un autre du Parlement de Grenoole, du 14 d'août 1550» il a été jugé que tous ceux qui possèdent des héritages dans un territoure où le seigneur a le droit de vingtain y sont sujets, forains et habitants. Le seigneur est obligé de maintenir à ses dépens les muraiUes du bourg, s'il n'a titre ou possession, au contraire, c'est ce <iui a été jugé au même Parlement le 14 d'août 1557.
VINS. Le meilleur de cette province est celui de l'Ermitage, en la paroisse de Tain, au mandement de Mercurol. n y en a encore en ce mandement qui est blanc et dont on fait état. Il en croît d'excellent au pays de Montélimar, dans le Viennois, le long duRhûne, et d'assez bon en de certains endroits, auprès de Romans. On estime ceux qui sont dans l'enclos de Grenoble, qu'on appelle aux Côtes, et ceux deSamt-Martin, à une mousquetade de cette ville ; ceux du côté de Montfleury ne sont pas mauvais. Il y en a dans le Diois qui ont quelque approhation; ceux de Vienne sont admirables, mais les meilleurs sont au-delà du Khône. Pline, Martial et Plutarque en ont parlé et les ont appelés vtna picaia; Martial, en son livre intitulé:
Xasnia^ Pline, liv. 4, chap. 20, le premier en ces termes : hac de vitifera venisse picata Vienna, et l'autre amsi :
fuit et vint picati genus in agro Viennemi, Il y en a encore dans la vicomte de Tallard, et à la Saulze, dans le Gapençais , qui sont gros et noirs, mais qui ont quelque bonté qui n'est pas à négliger.
A la réserve du vin de l'Ermitage , les autres se vendent 5 ou 6 livres la charge, c'est-à-dire deux barraux; chaque barrai , mesure de Grenoble, étant de 96 pots, et mesure de Montbonnot, 72 pots. J'ai vu dans quelques actes que la sommée de vin, en 1504, ne valait que 13 gros de petite mon-
naie, c'est-à-dire 14 sols 1 denier. Qnel changement !
VUISOBRES est une paroisse de quatre feux et demi , au diocèse de Vayson, au bailliage du Buis et en Télection de Montélimar. L'an 1330, le
Eipe , le comte de Valent inois et le auphin se disputèrent la directe de cette terre, mais, suivant les registres de Pilati qui sont dans la Chambre des comptes de Grenoble, le Dauphin remporta. EUle a toujours appartenu à plusieurs seigneurs et dans un hommage du 23 de de janvier 1281, ûdt au Dauphin, s'y trouve les noms de ceuxci :
Guillaume d'Urre ;
Françoise de Venterol;
Nicolas de Veronne ;
Gerenton de Veronne ;
Pierre Comillon;
Bertrand Comillon;
Rostaing de Durfort;
Jean Verdin ;
Pierre Berenger;
Les héritiers de Guillaume de Vinsobres;
Hugues Laugier;
Randonne d'Âlauson;
Antoine Bertrand ;
Reymond Peyeaud ;
Humbert Dortan ;
Pons de Remusac ;
Humbert de Sainte-Jalle ;
Bermond Guers ;
Humbert de Sainte-Jalle ;
Guillaume Ricaud.
Depuis ce temps-là plusieurs autres familles y ont eu part, savoir, celles de:
Robert ; Plaisian ;
Dve ; Tholon ;
Âlric ; Grandis ;
Poitevin ; Francon ,
Et les mêmes d'Urre, de Comillon, de Veronne et de Guers.
VIRGILIUS. Le docte M. Spon m'a communiqué une inscription qu'il a trouvée en la porte de Saint-Vincent de Die, en ces termes :
II KL. MARCII OBIIT GUIGO VIRGILII SA
CERD. ET CANO
NICUS SANCTI MAR
CELLI MCCXXXII.
VIRIAN Alt martyrisé à Vienne.
Sa fête est le l«r de juin.