VIVIER — VOCONCES
9iége. C'était un homme de grande condition qui, parmi ses connaissances, avait particulièrement celle de rhistoire ecclésiastique. 11 est mort Tan 1682 et a laissé un fils maître des comptes. De gueules au cerf d'or passant sur un pont d'argent bâti sur une rivière de même.
Il y a encore dans Grenoble la famille du Vivier, anoblie par une charge de conseiller secrétaire du Roi, maison et couronne de France et de ses finances auprès du Parlement de Grenoble, dans laquelle Michel est mort et en laquelle est encore son fils. D*ar~ gent au vaisseau de sable, les voiles
PliéeSm m
VIVIERS. L'évêque de cette vUle a les terres de Donzëre et de Châteauneuf en Dauphiné , et il se dit même prince de Donzère. 11 les possédait indépendamment^ mais Jean Materon, procureur général au Parlement de Grenoble, ayant re^is en 1615 qu'il les reconnût au Roi-Dauphin, le Parlement Tordonna , et Tévéque en fit hommage. On ne toucha point à sa jurisdiction ^ c'est pour cela que les appellations de son juge dans ces deux terres ressortissent au Parlement.
VIZUjLE est un mandement du diocèse et de l'élection de Grenoble^ à une et deux lieues de cette ville, dans le bailliage du Graisivaudan, composé des paroisses de :
Vizilie ;
Jarrie ;
Vaulnaveys ;
Notre-Dame de Vaux ;
Saint-Jean de Vaux ;
Notre-Dame de Mésage ;
Bresson ;
Brié;
Angonnes,
Et de trois hameaux nommés : Montchaboud, Montiean et La Morte.
Celle de ViziUe est composée de trois feux et sixième, son église est dédiée à la Sainte- Vierge, de la collation du
§ rieur du lieu. Il y a un hôpital qui epuis peu d'années a été mis sous la direction des Frères de la Charité. Il est sous le vocable de saint Jean, comme je l'ai appris d'un acte de
C'est ici où le connétable de Lesdiguières a fait bâtir un magnifique château, a fait construire un parc d'une grande étendue, embelli de canaux^ de nappes , de cascades et de belles et
longues allées, auprès duqrael il ^ a des parten*es, des vergers, des jardins et un jeu de mail large et étendu^ couvert d'ormes et de tilleuls; c'est un lieu de délices et qui mérite la curiosité des étrangers. 11 y a plusieurs galeries dans le château où l'on trouve de toutes sortes d'armes rangées, et, dans les chambres, de grands tableaux
aui représentent les victoires de [enri IV et celles du connétable. Les eaux y sont si abondantes par les sources qui sont dans le même lieu, que partout on y voit ce qu'elles peuvent fournir d'agréable et de plaisant. La rivière de la Romanche traverse la paroisse et fournit à faire valoir plusieurs artifices de différent commerce ; mais souvent elle inonde le pays d'une manière pernicieuse.
Je ne veux pas oublier quelques inscriptions qui sont au château de Vizilie. L'une est au frontispice de rentrée de la cour , au-dessus de la statue de bronze du connétable qu'on y voit à cheval. Elle est en ces termes :
FBAUCISCUS BORA DIGUEBIARUM DUX, PAB ET M ARESCALLUS FRANCIiE SCMMDS EXSBaTOUII, CASTBORDIIQUE BEGIOBDM.
PR^FECTDS EQUESTB. BAC JEBEA STATUA 1IABTI8 ORA FEBCNTE AD VIVUM EXPEUIITUB*
Aimo M. Dcxx iETAT» Lxxvmi.
Sur une autre porte qui va aux parterres, on lit celle-ci :
FEUCIBin ACSPICnS HEimiCI IV FBARCOBUM ET RAVAB. HEGIS INVICTISSIMI PAOB, TEBBA MABIQUE PABTA, FBAIICISCUS A BORA DBSDI- GDEBIAEUM DOIORUS, DELPB1RATDS PBOBEX, TOT BBLLOaUlf 8UPEBSTES, SECESSDM HURG 8IBI SmSQUEA FUHDAMERTMEBEXrr ARH0SALUT18 MDCXX iETATIS SUiE SEXAGBSIMO SEPTUIO.
DEUS ROBIS UEC OTU FECIT MAiOR P08T OTU VIBTD8.
Le dauphin Guignes IX est mort dans Vizilie l'an 1162.
VOGONGES , ancien peuple du Dauphiné, qui habitait le pays qui est depuis l'Isère jusqu'à la Drdme.
Grenonle. Die^ Luc en Dauphiné et Vaison dans le Comtat - Venaissin étaient de ses principales villes de dixneuf qu'il y en avait. Ceux qui ont parlé de son étendue y ont compris les
VOGONCES — VOmON
TricorianSy aujourd'hui Trières, les Mimènes , auprès de Sisteron et les Vertacomacores qui est la vallée de Vercors dans le Diois. Ce peuple secourut les Saliens contre les Romains du temps d*Annibal, s'allia ensuite des Romains au témoignage de Pline, liv.
3, chap. 4. Vocontiorum civitcUes fœderatœ et on lui donne le droit et le privilège des citoyens de Rome. J'ai parlé de son soulèvement contre Fonteius; comme on Ta presque touiours confondu avec les Allobroges, il faut voir ce que i'ai écrit de ceux-ci.
Strabonet Ptolomée parlent des Voconces ; Aymar du Périer limite leur pays depuis Vaison jusqu'au Rhône, le suit le long de l'Isère jusqu'à Grenoble et le passant en quelques endroits du Gapençais , le conduit jusqu'à Sisteron; puis laissant Nyons dans les baronnies à la main gauche, reprend le chemin jusqu'à Vaison. Us ont été vaincus par Sextius, suivant une inscription qui est au Capitole à Rome.