MONTBRETON — MONTCHENU
n 7 avait un château à Montbreton déjà du temps de Conrad, roi de Bouri^gne, car on trouve dans un cartulaire que la reine Mathilde, sa femme, le nt détruire l'an 963 à cause de certains séditieux de la Valoire qui 8'y étaient réfugiés.
n y a encore dans la même paroisse le hameau des Guiots, au-dessus duquel il y a une fort belle et grande forêt de chênes au bout de laquelle est une plaine fort agréable, bien qu'elle soit infertile pour toutes choses que pour des champignons , les meilleurs et les plus gr os de la province.
MONTBRISON est une paroisse des baronnies , au diocèse de Saint- Paul-Trois-Ghâteaux, au bailliage du Buis^ en Télection deMontélimar et au mandement de Montauban, faisant deux feux un quart. Elle appartient au prince d'Orange, bien qu'elle eût été confisouéesur Jean deCnalon, Tun de ses prédécesseurs, par arrêt du Parlement de Grenoble rendu avant 1477 ; car en octobre de cette année-là , le Roi la donna en conséquence à Imbert de Batemay, baron du Bouchage.
n y a eu dans les baronnies une famille noble du nom de Montbrison , à qui le fief de Chauvat appartenait en 1310 et 1340.
MONTBRUN est un marquisat érigé en 1620 dans le bailliage du Buis et en l'élection de Montélimar, dont la seule paroisse fait trois feux.
Il y a une famille noble de ce nom dans lediocèse de Vienne, laquelle est venue de Normandie il y a 130 ans.
Elle a eu Amé de Montbrun , Tun des cent gentilshommes de la maison de François l« et de Henri 11^ et fiit fait chevalier de la main du dernier Fan 4557. Il fut aussi parmi les gendarmes des ordonnances, et parmi les gardes anciennes et ordinaires de ces deux rois. lyaxur à la bande d'hermine.
Tant de braves qui ont paru sous le nom de Montbrun étaient de la famille de Dupuy, comme je dirai en leur rang.
MONTGARRA de LA TOUR, ainsi qualifié parce qu'il est au mandement de la Tour-du-Pin , aux diocèse , bailliage et élection de Vienne ; il est de deux quarts de feu et fut démembré de ce mandement Tan 1521 ; il fut brûlé Tan 1403. Il appartenait à une fiunillé du nom de Gara, finie par ArtanpGara, qui fit son héritière ranl360
Françoise de Rivoire, qui porta cette terre à Guignes de Torchefelon, son mari.
MONTGARRA DE SAINT- CSHEF, ainsi nommé parce que c'est une paroisse du mandement de Saint- Ghef, au diocèse, au bailliage et en rélection de Vienne, Êdsant un feu deux tiers et douzième ; il appartient au chapitre de Saint-Ghef quant à la supériorité et juridiction, mais quant au château il est à un autre sous la mouvance de ce chapitre, conformément à un arrêt du Parlement de Grenoble du 15 de juillet 1647. Artaud Gara le fit bâtir l'an 1309 et il fut brûlé l'an 1403.
MONTGASSEL. Guignes Xm, dauphin de Viennois, ayant passé en Flandre avec plusieurs Daui>hinois.
commanda le septième bataillon a douze bannières, lors de la bataille de Montcassel. J'ai nommé les chefs de ces douze bannières en l'article des Flamants.
MONTGEAU est une paroisse des diocèse, bailliage et élection de Vienne , faisant cinq feux , huitième et nouante sixième.
MONT-GHABOUD est un hameau du mandement de Vizille, qui fait un feu, un tiers et douzième, dans la montagne, où il ne croît presque que de l'avoine, au diocèse de Grenoble.
MONTGHENU est une paroisse du diocèse de Vienne , du bailliage de Saint-Marcellin et de l'élection de Romans, faisant quatre feux et demi, appartenant à une famille très ancienne du même nom; son église est dédiée à saint Michel, du patronaffe alternatif de l'archevêque et du chapitre de Vienne.
Quant à la famille, il en est peu en cette province qui ait autant d'ancienneté qu'elle en a ; j'en ai dressé la généalogie avec soin et l'ai commencée à Tan 1119, que vivait Amédée, seigneur de Montchenu', elle est divisée en quatre branches.
La première des seigneurs de Montchenu, finie par trois filles, toutes trois appelées Marie; Tune fut la femme de Glaude de Ghàteauvieux, puis de Louis Harcourt, bsuron de Beuvron* l'autre fut mariée à Antoine Sire de Pons, et la troisième à Glaude de Montchenu ^ son parent au cinquième degré, à oui elle porta la terre de Montchenu ; elle
portait de gueulet yreUe (foc,- :
HONTCHENU i Ut haniU en-
La seconde subsiste par le'seigneur de Hontchenu et de CbSteauneuf de Galaure, qui parte mâmes armes ;
La troisième sutniste par le seigneur de Thodure ;
La quatrième, par le seigneur de Beausemblanl. Ces deux dernières brinnt d'un aigle d'azur au chef de la btmde; elle est finie.
Glande de Montcbenu mourut en la Terre-Sainte, y étant passé avec Godefroy-de Bouillon. Comme il y commandait quelques troupes et aii'il le~ naftunrangconsidérabledansl armée, on lui dressa un tombeau distinguédes autres; il fut enterré dans l'église de Sainl-Jacques-le-Hineur , bors des portes de Jérusalem, ft main gauche, en entrant, où son sépulcre se voit encore, d'une pierre btancbe approchante du marbre , avec les armoiries de sa famille, ^briquées de petites pierres i la mosaïque, avec cet épilaphe :
Hte ucsT Clàddidi KaimciKinn m oint «MIS MCXXII.
Albert de Montcbeou se croisa aussi l'an 1190;
Joffrey de Montchenu combattit en la bataille de Varey, l'an 1320 ;
Falcon de Hontcnenu fut au secours de ]'4mpereur de Constantinople, en
Humbert de Hontchenu fut ardievâçmede Viennej l'an 1366;
Richard fut chevalier de l'ordre du roi Charles V, et fit le voyage de 1k Prusse en 1370;
Fatcon IV se signala contre les Anglais;
Richard II fut chambellan et chevalier de l'ordre d'Amédée VIII, duc de ^voie ;
Antoine combattit â la bataille d'Azincourt, 1415, et (Ultué en ceHe de Verneuil, 1424;
Guignes se signala i celle d'Anton , U29;
Falcon V servit le roi Xiouig ^, contre les Bretons et les Bonrpiignons;
Un autre Antoine fiit chambellan de Charles VIII;
Marin fut maltre-d 'hôtel de François I" et ayant été fait prisonnier i la bataille de Pavie avec son maître, il ne le quitta jamais. Il fut sénéchal et gouverneur de la Basse-Marche et duLimousin, et lieutenant au gouvernement du Lyonnais, Forei et Beau- Claude a été chevalier de l'ordre de Saint-Michel et gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi ; il combattit à la bataille de Cérisoles, en 1&44.
HONTCLAR est une narcisse du diocèse de Die , en la sénéchaussée de Crert, et en l'élection de Mon télimar, faisant deux feux trais quarts, dont l'église est dédiée ft saint Jullien. Le prieur du lieu doit fournir dix hommes armésau seigneur de ce lieu, dansles occasions de la guerre , suivant uue transaction faite l'an 1268, entre Guillaume Artaud, seigneur de ce lieu, qui n'était par conséquent point encore du domaine delphinal, comme il l'est aujourd'hui , et le prieur qui était alors.
Il y a eu une famille noble de ce nom , à qui une maison-forte dans ce lieu-ci appartenait; elle est Unie à la fin du x\= siècle , elle portait d'or au chef d'azur chargé de trois crowatUs maniants d'argent.
11 y en a eu une autre au mandement de Val , du diocèse de Vienne , où est une maison-forte de ce nom; elle est finie en même temps que l'autre, par deux filles, l'une nommée Lionnette, épouse de François 5ochard , et l'autre Alix, mariée i An-
MOOTCLAR — MONTÊLMAR
toine Bonrchenu. Ttatwr au chevron éTor accompagné de trois coquiUes de même.
MONTGLUS est une paroisse du diocèse, du bailliage et de Télection de (^p , à sept lieues de cette ville , fiûsant un feu et huitième; elle est nommée, dans le péréquaire, les hommes de la Ro che à Montclus.
MONTÉLÉGER est une paroisse du diocèse et de l'élection de Valence et de la sénéchaussée de Grest , dont l'église est dédiée à saint Martin ; elle tait deu x feu x et vingt-quatrième.
MONTÉLIER est une paroisse du diocèse , de l'élection et de la judicature-mage de Valence, faisant huit feux un tiers.
L'empereur Frédéric I«r l'avait donnée à révoque Tan i 157 , et Philippe II, aussi empereur, la lui avait confirmée le 8 des kalendes de février 1205, mais il réchangea Tan 1284 avec celle de Ghâteauneuf-dlsère , 'que lui donna Grimise de Ghâteauneuf ; il s'en réserva néanmoins la directe. François Marc, part. 2, décis. 389, parle de cette mouvance et dit que le seigneur de Montélier doit hommage de cette terre à l'évoque de Valence.
Il 7 a eu une famille noble de ce nom dans le même endroit , de laqpielle j'ai vu les titres de Tan 1189: elle a fini par Guillaume de Montélier, qui vivait l'an 1444 , et mourut sans enfants; Blanche, sa sœur, lui succéda, et fut mariée à Glaude Arbalestier.
Guillaume de Montélier, évéque d'Avignon , l'an 1209 , était fils de Lantelme, conseigneur de Montélier, au diocèse de Valence.
MONTfiTiTM AR est une des dix villes du Dauphiné qui entraient dans les États. Elle a appartenu en toute souveraineté sous la protection et sau- ▼effarde du siège de Kome, à la famille d'Adémard , qui lui a donné son nom , car elle est appelée dans les anciens titres latins MontUium Ademarii, Monteil d'Ademar. Il y a un vi-sénéchal, et elle est dans le diocèse de Valence; son église principale est sous le vocable de Sainte-Groîx. Giraud Ademar ayant suivi l'Empereur Frédéric I» en Italie , Sa Majesté im-
Iïériale le confirma et sa postérité dans a possession indépendante de cette yîlle et des autres terres qu'il avait en Dauphiné, par une bulle donnée auprès d^ Pavië l'an 1164. Giraud et Lamoert
Ademar, qui en étaient seigneurs, promirent aux habitants , par un acte de 1198, qu'il ne serait fait sur eux aucune taille , quête, ni nouvelle exaction , ni imposé aucune coutume nouvelle, et promettent qu'en cas qu'il y fût dérogé par quelques-uns de leurs successeurs, lesdits habitants étaient déchargés dès lors de tout vasselage et serment de fidélité ; cependant toute cette souveraineté n'empêchait pas que l'évoque de Valence n'eût le domaine direct sur cette ville, par les concessions des empereurs Frédéric I»
de l'an 1157, Philippe H, du 8 des kalend. de février 1205; et même Guignes Ademar en 1240 et Giraud Ademar en 1284, lui en rendirent hommage. Mais le dauphin Humbertll, l'an 1289, ayant gagné la faveur de l'empereur Rodolphe, sa majesté impériale lui inféoda de nouveau la même ville de Montélimar et tout son territoire , tellement que les Ademar furent obligés de le reconnaître. Gette soumission dura jusqu'en 1372, que Giraud et Gautier Ademar frères s'en voulurent distraire. Cependant comme le Dauphiné était alors à la maison de France, plus puissante que celle des Dauphins de Viennois, ils crurent, dans l'appréhension d'être attaqués comme rebelles, qu'il fallait attirer à leur parti d'autres puissances pour opposer à celle-ci ; tellement que bien qu ils fussent également seigneurs de Montélimar, l'un soumit sa portion à l'église romaine, l'autre au comte de Valentinois, et ils ne furent d'accord qu'en ce seul point de faire clore cette ville de murailles. C'était dans un temps que la France était occupée à soutenir la guerre des Anglais, tellement gu'elle ne songea pas à prévenir en faveur du Dauphin les suites fSlcheuses de cette soumission. Ainsi l'an 1375, Louis Ademar demanda "du secours au gouverneur du Dauphiné" pour secouer Fautorité du pape. Giraud Ademar, qui était soumis au comte de Valentinois pour une autre portion, se jeta entre les bras du Dauphin, ce oui fit que le gouverneur leur donna des troupes à l'un et à l'autre, mais le roi Charles V s'étant rendu juge de ces différends , il ne se fit aucun acte d'hostilité; et sa mort, arrivée peu de temps après, ne lui donna pas le loisir de les accorder. Les choses demeurer rent donc en cet état, que la portion
MONTËLIMÂR - HONTEUX
de Louis fut toujours sujette au pape, et celle de Giraud au comte de Valentinois; mais le pape Clément VII, Tan 1383, outre le domaine direct d'une
gartie de cette ville, en acquit tout-àlit la souveraineté de ceux qui la possédaient alors. G*est ainsi aue cette ville passa au domaine de l'église romaine, et Guillaume de Morges, seigneur de Chàtelart, en fut établi le bailli. Cette acquisition se fit par échange, car le pape donna la terre de Grillon dans le comtat Venaissin.
Cependant, comme le dauphin Louis se vit en possession de tout ce qui dépendait de cette province par Tancienne cession des Dauphins de Viennois , et par le testament du dernier comte de Valentinois de Tan 1419, l'autorité du pape dans une ville du diocèse de Valence, comme celle de Montélimar, lui donna quelque ombrage, tellement qu'il s'en accommoda avec le pape à qui il fit connaître le droit qui y avaient eu les Dauphins de Viennois, et lui fit rendre la terre de Grillon qu'il ôta des mains de Giraud Ademar, à qui il donna en échange celle de Marsanne, ce fut Tan 1447.
Alors il y mit un siège de justice qui est aujourd'hui envi-sénéchaussée, et du depuis , Montélimar a toujours été dans le domaine delphinal. C'est là où s'assemblèrent plusieurs prélats convoqués l'an 1218 par le légat Milon contre le comte de Toulouse, qui s'était déclaré chef des Albigeois et qui ordonnèrent qu'il serait ajourné. Guy- Pape, quest. 378. dit que de son temps le juge de Montélimar était noble par son office. François Marc , part. 2, décis, 30, rapporte que par arrêt du Parlement de Grenoble , il fut dit ({ue les Cordeliers de cette ville n'auraient
Qu'une petite cloche et qu'ils feraient ter de leur clocher deux grosses qu'ils y avaient mises : ce fut à la poursuite du chapitre de l'église collégiale de Sainte-Croix. Le prieur de Notre-Dame d'Aigluy ayant prétendu quelques droiU sur des fonds du territoire de Montélimar, il lesalbergeaà des particuliers, de quoi le gouverneur de la province ayant eu connaissance, il ordonna au vi-sénéchal, par ses lettres du 9 juillet 1464, d'en informer et de réduire le tout sous la main delphinale. Elles sont dans un registre de la Chambre des comptes de Grenoble intitulé Octavus memorabiUumj fol. 42.
Jamais il n'y a eu tant de désordres en aucun lieu qu'il y en a eu à Montélimar lors des guerres de la religion. Il fut pris et repris plusieurs fois; les églises y furent abattues comme partout ailleurs, et les protestants s'en rendirent si bien les maîtres qu'ils y firent bâtir un temple sous des permissions du Roi, qui n'étaitpas toujours en état de leur refuser. Mais le 12 juillet 1624, il y a eu arrêt au Parlement de Dauphiné qui en a ordonne l'abattement , et qu'une croix de pierre serait mise au milieu de la place où il avait été. M. de Cosnac, évoque de Valence, était alors à Grenoble pour le solliciter. Par une coutume locale, il n'y est dû aucun lods des donations des fonds qui en dépendent, comme ledit M. de Boissieu en son Traité des fiefs , chap. 80. Il y a un gouverneur qui l'est du château et de la ville, et une garnison dans le château. La rivière de Robion passe auprès. Outre le synode ou assemblée des prélats faite l'an 1218 par le légat Milon dont j'ai parlé ci-dessus, il yen a eu encore un en 1248, où Pierre et Hugues , légats du Saint-Siège, assistèrent, et où il fut résolu plusieurs choses dont il est fait mention dans un concile de Valence tenu la même année. Outre l'église collégiale de Sainte-Croix, il y a encore des Cordeliers dont le couvent fut ruiné avec l'église par les Huguenots l'an 1582, des Récollets, des Capucins, une mission de Jésuites, des filles de Sainte- Ursule et de la Visitation et des Pénitents blancs de la société du Saint- Sacrement, dont la chapelle est bâtie sur les ruines de celles des Templiers abattue par les Huguenots.
MOlfTEUX est une paroisse du diocèse de Vienne, du bailliage de Saint-Marcellin et de l'élection de Ro* mans , faisant deux feux et demi, dont l'église est dédiée à saint Jean, de la nomination du commandeur du lieu.
Elle était autrefois du mandement de Clérieu; mais elle en fut démembrée l'an 1343.
HONTEUX (JÉRÔME de), seigneur de Miribel, dans le Valentinois, fut un habile médecin; il commença de paraître sous François I^r, et mourut sous Henri HI. Il a fait une Dis^ sertaiion sur la Fontaine qui brtUe , une des merveilles du Dauphiné ; lui Commentaire de la conservcUion de