‹ Bibliothèque historique et littéraire du DauphinéChapitre 45 sur 213 · NOM ET ARMES — NOTAIRE · texte numérisé non relu

NOM ET ARMES — NOTAIRE

nom de l'une et de l'autre. Une autre de Hostun, ayant hérité de l'ancienne et illustre maison de Glaveyson , en prit le nom et les armes. Celle de Dor-

Seoise était surnommée Roux. Celle e Ferrand ajoute à son nom celui de Teste. Celle d'Artaud prit celui de Montauban. Celle de la Maladière prit celui de Mulet, qu'une de ses branches conserva seule. Celle de Motet a porté longrtemps celui de l'Émare. Celle de Dupuy ayant hérité des maisons de Marinais et de Belle-Combe, deux de ses branches en prirent le nom et les armes.

NOMS snccessifii et héréditaires (les) ne sont entrés dans les iamllles que dans le xi^ siècle; j'en parle un peu plus au long sur l'article de la Noblesse,

NOMS ROMAINS dans le Dauphiné donnés à plusieurs paroisses , particulièrement à' celles-ci :

Gresentius Cresencieu ;

Cominius Commenais ;

Gurius Cuirieu;

Gurius Quirieu;

Survis Surieu ;

Virius Virieu ;

Viritts Virivillé ;

Gatoniacus Chaton nay;

Mallius Marlieu;

Marins «... Meyrieu ;

Marcius Marcieu ;

Sillanus Sillans ;

Augustus Aoste ;

Aurelius Aurel;

Cornélius Cornillon ;

Grispus. ....... Crespol;

Fronto Frontonas ;

Gassius Cession ;

Gassius Chessieu ;

Mœsius Meyzieu ;

Ganidius Chandieu;

Decimus Disimieu ;

Decimus Décimes ;

Yenicius Vénissieu ;

Ganisius Chanissieu;

Antonius Anthon ;

Tullius TuUins ;

Glarus Clérieu ;

Marcus Marcousse ;

Antonius Antonaves ;

Garisius Carisieu ;

Grassus Gras ;

Dionisius Dionay ;

Grassus Grassas ;

et plusieurs autres qu'il est inutile de rapporter.

NOBMANT, &mille noble d'au-

près de Montélimar, de laquelle était Robert Normant, qui fut commis pour conduire cinquante lances^ sous Fran' çois I«r. Elle porte d'azur à la tète d^aigle arrachée d'argent soutenue d!une fasce de même.

NORRT (Jean dë) fut archevêque de Vienne, l'an 1423. 11 était d'une ancienne famille d'Auvergne, qui portait de gueules à la fasce d'argent,

NOTAIRE est une famille du Bourg-d'Oisans, à qui Laurent du Notaire communiqua la noblesse, par une charge de correcteur en la Chambre des comptes de Grenoble , de laquelle il fut pourvu et en laquelle il fut reçu l'an 1595. JJ'azur au lion d'or, lam^ passé et armé de gueules, soutenu d'un cœur de même d'où sort une quinte feuille ^argent tigée de sinopie et d'une flamme aussi de gueules à trois pointes, au chef d'or, chargé d'une étoile de gueules,

NOTAIRE est un art honnête et qui était autrefois exercé , presque par toute la province, par des gentilshommes et souvent par des ecclésiastiques. J'en rapporterais plusieurs exemples, s'il était nécessaire. M. Tabbé de la Roque, dans son Traité de la noblesse , en a cité quelques-uns , que je lui ai communiqués, ainsi qu'il le

dit au chaoitre , de cet excellent

ouvrage. M. Chorier, Histoire du Dauphinéj et Nostradamus , Histoire de Provence , parlent en quelques endroits de cette liberté qu avaient les gens d'église et les nobles de recevoir les contrats. On appelait dans les contrats latins celui qui exerçait cet artlà, scriba , notarius et tabellio y et dans les lois ripuaires , dans celles des Lombards et dans le second concile de Châlon^ canceUarius, chancelier.

C'était un droit souverain que de pouvoir créer des notaires, et il n'appartenait c^u'aux empereurs , et après eux aux prmces qui envahirent le Dauphine. Véritablement quelques empereurs le concédèrent à des prélats et à de grands seigneurs dans cette province , mais leur puissance a cesse dès lors qu'ils ont été sous l'auguste Maison de France. Cependant, comme dans la

{personne du gouverneur était toute 'autorité du Daujihin ou du Roi-Dauphin, il pourvoyait ceux qu'il voulait de cet art de notaire, et jusqu'au gouvernement de M. le duc de Lesdi-

NOTAIRE — NOVALÈZE

guièresy le père, ce pouvoir ne leur a pas été disputé. Les secrétaires des premiers dauphins du Viennois, ceux du Conseil delpbinal et de la Chambre des comptes se qualifiaient notaires , et c'est un titre que prennent encore aujourd'hui les secrétaires du Roi, Maison et Couronne de France. Nostradamus, en son Histoire de Provence ^ dit que les gentilshommes de cette province-là exerçaient cet art et en faisaient gloire. Louis XI, étant Dauphin , fit un règlement pour les notaires du Dauphiné , par un édit du S23 de novembre 1451. Ce fut l'an 1 550 que , par une ordonnance , le roi ôta la liberté aux nobles de l'être sans déroger, surquoi je remarquai qu'il y en avait un en Triëves^ de la làmille de Magnin, qui était si homme de bien et si considéré, que toutes les paroisses de ce pays-ià s'assemblèrent à Mens par députés, où il fut résolu qu'on se pourvoirait au Parlement pour avoir un arrêt qui lui permît d'exercer son office de notaire jusqu'à sa mort, sans déroger nonobstant les nouvelles défenses, à cause de la grande confiance que tout le monde avait en lui, ce qui leur fut accordé, et Magnin ne cessa point de recevoir des contrats. Ses successeurs furent inquiétés sur cela , lors du cadastre et de la recherche faite en exécution du règlement de Lvon, de 1639, mais ils furent confirmés dans leur noblesse par un jugement rendu en 1642, par MM. de Sève et de Chazé, intendants en cette province , pour l'exécution de ce règlement.

Au mois de mai 1627, il y eut une création de deux cents notaires et tabellions en cette province. Ils furent réduits par un autre édit du mois d'avril 1664, en conséquence de quoi il y eut un arrêt du Conseil, du 15 juillet 1666, qui ordonna aux réservés de prendre des provisions en la grande chancellerie.

U y en eut un autre du Conseil privé, du 22 août 1679, qui interdit ceux qui n'avaient point de provisions, et le mois d'octobre 1682, le Roi en a encore créé par édit , deux cents en cette province.

Les héritiers d'un notaire n'en peuvent pas expédier les contrats , il laut que ce soit un autre notaire , suivant ce qui est rapporté par Guy Pape, guett. f et £18, qui veut même qu'il

y ait commission expresse pour cela, émanée du juge. Anciennement on faisait des actes entre les parties sans qu'il fût besoin de l'autorisation d'un notaire , mais à la réquisition de l'une des parties, un notaire pouvait les souscrire pour les rendre plus authentiques. C'est pourquoi nous trouvons dans une charte d'un cartulaire de Vienne, de lan 903, AdrulphuSy notarins, ad vicefn ragenfredi archi^ prœsutis archicancetlarii recognovU, C'est ce que nous appelons aujourd'hui des reconnaissances des actes privés, laites par-devant notaires.

NOTRE-DAME-de-I

est une paroisse du mandement de Viziile , au diocèse et eu l'élection de Grenoble et au bailliage du Graisivaudan, faisant un feu trois quarts. Son église est de la collation du prieur de Saint-Michel ae Connexe.

NOTRE-DAME-DE- VAX7X est une paroisse du mandement de Viziile, au diocèse et en l'élection de Grenoble et au bailliage du Graisivaudan, faisant deux feux deux tiers. Son église est de la nomination du chapitre de Grenoble.

NOTRE-DAME-DU-LAUX, au diocèse d'£mbrun , Notr£-Dam£de-l'Usi£R, au diocèse de Grenoble, et Notr£-Dah£-d£-Millin , au diocèse de Vienne, sont des chapelles d'une grande dévotion et où la Sainte-Vierge a été fertile en miracles. Le célèbre Pierre de Boissat, de l'Académie française, a écrit ceux de l'Osier, en plusieurs langues. 11 y a peu d'années (ju'un protestant, coupant un osier le jour de la Nativité de cette sainte mère de Dieu, se vit tout d'un coup couvert de sang qui ruisselait de la gaule qu'il avait coupée. Ce prodige lui ^iit connaître que les fêtes sont sacrées et qu'on ne doit pas les passer dans le travail; il se convertit et donna naissance à la dévotion qu'on a rendue florissante au môme lieu que ce miracle arriva. Ce n'était alors qu'un désert^ et présentement on y voit une belle église , servie par des Âugustins déchaussés , dont , néanmoins , il y a un recteur nommé par le seigneur de Vinay, et de toutes parts on y a construit et élevé des maisons.

NpTRE-DABCE- EN - BEAU - CHÊNE est une paroisse du Gapençais, dans la vallée de Beauchène.

NOVALÈZE, en Italie, a été ion-

NOVALÈZE — NYONS

dée par les Voconces, comme le dit Pline, liv. 3, chap. 17, et après lui ^mar Dupérier , en son DUcours historiq ue de s Gaules,

N OVEIZAN est un fief du Diois ; ça aussi été une famille noble du même pays, éteinte il y a plus de trois siècles^

NOTER (le) est une paroisse du Ghampsaur, au diocèse de Gajp, au bailliage de Saint-Bonnet et en rélec^ tion de Grenoble, faisant deux feux deux tiers.

NOTAREY est une paroisse du diocèse et de l'élection de Grenoble et du bailliage du Graisivaudan , faisant deux feux trois quarts et huitième, dont réglise est dédiée à saint Paul, de la collation du prieur de Saint- Robert. J'ai lu dans un cartulaire de l'éTéché de Grenoble, que l'an 1108, Sylvion de Sassenage, Geraude, sa

femme, Guillaume et Aimar, leurs enfants, donnèrent à réyéc[ue de cette ville la part qu'ils avaient en la dix ième die Saint-Paul-de-Noyarey.

NTËVRE est une fiunille noble de Vienne, qui passa dans le Genevois, et portait d'azur semé de croix reeroisetées , au pied fiché d^or^ et un griffon de même brochant sur le tout.

On voit ses armoiries en quelques endroits de la ville.

NYONS est un bourg de seize feux, au diocèse de Vaison, an bailliage du Buis, de l'élection de Montélimar et dans les baronnies, étant le lieu principal de celle de Montauban.

C'est dans son territoire mi'est le célèbre vent de Ponthias , aont je parlerai en son rang. Il y a un monastère de Ûlles et quantité d'oliviers, n'y en ayant pas en aucun autre endroit dft la province.

OCTROI — ODDE BONIOT

OCTROI. Je compose cet article de plusieurs édits, arrêts et règlements généiaux et particuliers, pour satisfaire la seule curiosité, car la plupart ont eu leur effet et ne sont plus en usage (1).

La connaissance des différends pour les deniers d'octroi est sans contredit accordée aux éleus par la création de leurs charges et par arrêts du Conseil, du 16 de mars ItiOti, 17 de février 1650, 18de juilletl651, du22de février 1663. Cependant le Parlement de Grenoble et la Cour des aides de Vienne se Tattrihuèrent par plusieurs arrêts, savoir : le Parlement , par ceux des 9 et 13 de mars 1656 , et la Cour des aides, par ceux du 13 de septembre

qaatre pan^ npliet tuivanU sont btnt l'origiDAl , mais je crois devoir les ) parce qu'ils sont 1 explication du pre-

Umnés d<ins reproduire parce qu' mier. H. C.

Êdit du mois d'octobre 1581 , de créatioa d'uo office de reonveur des deniers d'octroi communs et

Gtrimonianx de chaque ville et de chaque bourff. . fiirontrovoqués par un autre du 23 de mai 1588. Il y en eut un autre en juin 1021, qui en crée trois, ti attribution de quatre deniers pour livre ; autre do mois de mars 1636, qui leur donne encore un dernier ponr livre.

Autre édit et arrêt du Conseil du mois de mars 1637 , de création de deux conseillers du roi , intea* danta généraux de ces mêmes deniers qui se lèvent Mr étapes dans le Dauphiné, et trois couseillers du noi, receveurs deadits deniers en chaque élection ; •t par édit du mois d'août 1645 , il en fut créé un* quatrième.

Il y eut aussi des contrôleurs conservateurs des fermes de ces deniers, à qui le Roi attribua iies gages, par un autre édit du mois de février 16>1.

Le Roi voulut prendra quelque part en ces de> niers, et par des lettres patentes du 21 de décembre 1647 , il en ordonna la levée par doublements . •fin que la moitié fut pour Sa Majesté. Le Conseil fit un arrêt en conséquence du 28 de juin 1653. Le mois d'août 1657 , il v eut un édit pour ce même bit, et un arrêt du conseil du 20 de septembre de la même année. Le 20 d'avril 1662 il v eut encore un arrêt du Conseil pour la levée à perpétuité, au profit du Roi, de cette moitié des octroi et deniers communs et une déclaration aux mêmei flnf , dn mois de décembre 1663.

et 2 de novembre 1655 et 20 de mars 1656, et le Conseil en fit un en faveur de ladite Cour contre le Parlement, le 29 d'avril 1656.

Le 14 de juin de la même année, le Conseil en lit un qui décharge les ecclésiastiques de la ville de Valence de tous paiements d*octroi et autres levées. 11 en fit un autre le 18 de mars 1666, qui en exempte les ecclésiastiques, les religieux et les religieuses.

Les deniers d'octi'oi de Grenoble ont été destinés, en 1679, pour le paiement de ses dettes , ensuite d'un arrêt du Conseil; et Tan 1684, les créanciers ont commencé d'en faire faire la recette en leur nom.

Ces sortes de deniers, au rapport de Tacite, étaient déjà en usage parmi les Romains, et cet auteur dit, au liv. l«r de ses Histoires , que Galba supprime ceux de Lyon , et en accorde à la ville de Vienne.

ODDE BOmOT est une famille

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