‹ Bibliothèque historique et littéraire du DauphinéChapitre 55 sur 213 · ORDRES DU DAUPHINÊ — ORDRES DES TEMPUERS, ETC · texte numérisé non relu

ORDRES DU DAUPHINÊ — ORDRES DES TEMPUERS, ETC

par ses soins cette province a été ca- «lastrée.

Jamais possible en aucune province du royaume, les querelles n*ont duré si longtemps parmi des compatriotes que celles du Dauphiné ont régné parmi les trois ordres de celle-ci. Elles ont commencé sous François I^r, environ l'an 1533 et ont fini seulement en 1639, par un règlement fait à Lyon y le t24 d'octobre de cette année, par le conseil du Roi. Il est vrai que ce même Roi tâcha de les accommoder par un règlement qu'il fit devant Hesdin, Tan 1537 ; mais il ne put y réussir. Henri II crut, par un édit de septembre 1549, de les avoir terminées, néanmoins elles recommencèrent. On songea que de les faire transiger, ce serait un moyen plus sûr pour venir à une bonne paix, tellement que des puissances et Tordre précis du Koi y étant intervenus, on les fit transiger le 16 de février 1554. Cependant comme le tiers-état se persuada d'y avoir été surpris , il reprit son train ordinaire. Il députa au Roi et ce ne furent que des cahiers sur cahiers qui lui furent présentés de sa part. Il y eut un arrêt de son Conseil privé , le mois de juin 1556, qui fut extrêmement favorable à la noblesse , tellement que le tiers-état renouvela ses plaintes et les porta, par ses députés, aux États généraux tenus à Orléans, quatre ans après. Cela donna lieu à une déclaration du 18 mai 1562, qui réforma véritablement quelques avantages de la noblesse, particuuèrement le pouvoir qu'avaient les petits fiefs d'anoblir, ce qui ne contenta point le tiers-état, qui voulut absolument que, comme 1 église et la noblesse avaient contribué au don gratuit, elles fussent aussi comprises aux tailles. Catherine de Médicis étant venue en Dauphiné , elle écouta volontiers les prétentions des uns et des autres; mais le tiers-état ajant été mal défendu , les autres obtmrent tout ce qu'ils souhaitèrent; elle fit une ordonnance le 11 de novembre 1578^ qui fut ratifiée par le Roi, six jours après, à Paris, tant la diligence fut grande. Les désordres de la religion arrivèrent ensuite, tellement qu'on s'y attacha plus fortement qu'à ceux des trois ordres; mais le grand Henri ayant pacifié ces guerres publiques, il songea d'assoupir toutes les particulières, se fit présenter les

mémoires de ces trois ordres , écouta leurs plaintes réciproques, et y fit mettre fin par un règlement de son Conseil, du 15 du mois d'avril 1602, où assistèrent le connétable^ le chancelier, un archevêque^ deux mai'échaux de France, deux présidents et trois maîtres des requêtes. Après cela on avait lieu de croire que personne ne remuerait plus ; mais le tiersétat n'y trouva pas le remède qui le pressait qui était qu'il était le seul sur lecmel on pérécpiait les tailles et qu'il suffisait à l'éghse et à la noblesse de posséder un fonds pour l'en exempter.

Ce furent donc encore de nouveaux murmures, de nouvelles requêtes, de nouveaux cahiers, présentés au Roi, de partout on vit de doctes écrivains publier leurs ouvrages en faveur des uns et des autres, et de tous côtés naraître des députés; enfin depuis 1d02 jusqu'en 1634, tout ce que des ennemis sont capables de proposer les uns contre les autres et tout ce que des plaideurs peuvent produire pour soutenir et pour faire valoir leur cause, fût avancé et remis de la part des trois ordres, et Claude Brosse, oui se trouva outré d'un arrêt que le Parlement avait fiiit contre lui, étant alors syndic des communautés villageoises de cette province^ sollicita si puissamment le cadastre, que par arrêt du Conseil du 13 de mars 1634, il fut établi en Dau-

Î^hiné , et afin qu'il ne restât aucun evain entre ces trois ordres, ni aucune matière de contestation, le Conseil acheva de les régler par son arrêt du 24 d'octobre 1639 , rendu à Lyon , en 33 articles.

ORDRES du SAINT-ESPRIT et de SAINT - MICHEL. J'ai donné les noms des chevaliers originaires du Dauphiné , sur l'article de Chevaliers.

ORDRES DES TEMPLIERS ET DE SAINT-JEAN-DE-JÉ- RUSALEM. Le premier a eu cinq Dauphinois pour grands maîtres et l'autre en a eu onze.

Grands maitrea du temple de Jéru^

scUem, oriainair es du Dauphiné.

Bertrand de Tranioley, 1153, fut le 4«;

Pons Rigaud, 1198 , fût le 15« ;

Deodat de Bressieu, 1230, fut le 17e;

Guillrey de Salvaing, 1273, fut le25«;

Pierre de Beauvoir, 1288, fUt le H^.

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