‹ Bibliothèque historique et littéraire du DauphinéChapitre 84 sur 213 · XXVI. POMP. V · texte numérisé non relu

XXVI. POMP. V

La pierre en a été étée et sert aujourdliui à recevoir Teau d'une fontaine qui flue au jardin d'une maison qui appartient à M. du Pilhon, conseiller clercau Parlement de Grenoble.

PONCSET est une famille noble du Gapençais, qui porte d^or à la fasce de gueideSj accompagnée de trois tètes de loup arrachées d'azur ^ deux en chef une en pointe.

Antoine Poncet mourut à la bataille de Verneuil, 1424;

Guelix Poncet fut tué à celle de Montlhéry, 1465;

Jean Poncet combattit à celle de Fomoue, 1495.

PONGHON a été une Êunille noble de la Verpillière.dans le Viennois, qui portait d*or à la bande d^azur chargée de trois grands pendants tiges et feuiUés d^or. Elle a fini par Jeanne Ponchon, qui était femme, au commencement de ce siècle, de Jacques de Lovât.

PONET est une paroisse d'un fou

un ouart et huitième, dans l'élection de Montélimar.

PONNAT est une ancienne et noble famille du diocèce de Grenoble , originaire du Gapençais , qui porte d^or à trois têtes depa4>n arrachées d'azur.

Elle est divisée en trois branches, une à Grenoble, deux à Seyssins.

Arnoux de Ponnat combattit à la bataille d'Anthon, l'an 1429;

André de Ponnat, gouverneur de la ville de Grenoble et mestre de camp d'un régiment de cavalerie, fut l'un de ceux que le Roi nomma pour fidre exécuter son édit de pacification de 1561;

Jean et Louis de Ponnat, frères, se signalèrent lors des guerres de religion et de la Ligue, le dernier combattit à la journée de Pontcharra ;

Pierre de Ponnat, qui vivait en môme temps, fut un excellent politique;

Etienne de Ponnat parut avantageusement aux guerres de Flandre; il était fils du précédent;

Un autre Pierre de Ponnat, sieur de Merley. était capitaine de cavalerie;

Glauae de Ponnat, chanoine de Gap, 1520, est l'auteur de V Histoire manuscrite de Jean de Saintré , qui est dans la bibliothèque qui appartenait au savant Godefroy ;

Pierre, André, Jean-Baptiste, François et Gaspard de Ponnat ont été conseillers au Parlement de Grenoble^ et le dernier y est président;

François a été savant et curieux , et l'on en voit des marques dans la belle et grande bibliothèque qu'il a laissée ;

Jean-Louis , son frère , est aujourd'hui doyen de la Chambre des comptes de cette province et connaît les bons livres.

PONS est une ûimille du Briançonnais, dont il y a eu Ponce de Pons, conseiller au Parlement de Grenoble , l'an 1483, qui portait d'argent à deux lions d'aïur affrontés^ tenant de leurs pattes de devant un cœur de gueules y et un croissant de sahle en chef.

Il y a une fieunille noble de ce nom à la Ëaume-de-Transit, oui porte de gueules à la tète de hceufd'or , delàquelle il y a eu Jean de Pons, gentilhomme ordinaire de la maison du Roi.

l'an 1570, qui a fidt branche du côté de Paris.

PONSAS est un hameau dans le mandement de Val , composé de trois

PONSAS — POm DB VIENNE

quarts de feu , qui fait une taillabilité séparée, dont les habitants sont paroissiens de Saint- Vallier. Le vin y est excellent. Il s'y fait une quantité prodigieuse de vaisselle de terre, qu'on négocie en plusieurs endroits. Il est dans le diocèse de Vienne, au bailliage de Saint-Marcellin et en l'élection de Romans.

P0N80NNA8 est une paroisse du mandement de la Mure, au diocèse et en l'élection de Grenoble, du bailliage du Graisivaudan, fidsant un feu un quart vingt-quatrième et quatrevin^-seieième , dont l'église est dédiée à sainte Marguerite, de la nomination de la famille de Borel.

PONT (du) est une famille noble du Valentinois, originaire du Vivarais.

Elle porte d^azur au saïUoir d'argent accompagné en chef d'un croissant de même, de deux étoiles aux flancs et en pointe d*une feuiUe de vigne d^or.

POMT-DE-BABRET est une paroisse d'un feu trois-quarts, au diocèse de Die, en la sénéchaussée de Montélimar et en l'élection de la même ville, où il Y a une fontaine salutaire qui guérit la lièvre tierce, et un prieuré.

PONT-DE-BEAUVOIBIN (le) est un mandement du diocèse de Belley, du bailliage et de l'élection de Vienne, dont le bourg fait trois feux, et les forestiers cinq feux trois quarts.

Le bourg est divisé d'un autre bourg par la rivière du Guiers, et celui de delà appartient au duc de Savoie. Le pont qui en fait la communication leur a donné le nom de Pont à l'un et à l'autre; mais il est tout au Roi, les armoiries de France étant même du cAté de la Savoie. La paroisse de Saint -Jean-d'Avelane est du même mandement. Celle du Pont est dédiée à

L'eau du Guiers est commune aux Dauphinois et aux Savoisiens pour la pêche et autres usages, suivant le rapport de François Marc, 2« part., décis.

S45, Dans V Itinéraire d'Antonin, le Pont-de-Beauvoisin y est nommé Labisco. Il était dans le chemin de ntalie à Vienne par les Alpes-Grecoues. Ce fut par là que Pompée entra oans le Daupniné pour aller en Espagne. Il y a un couvent de Carmes, dont Jacques de Clermont et Jeanne de Poitiers, sa femme, furent les restaurateurs; par leur testament du 7 de juin

1491, ils lui léguèrent 300 florins, un calice où étaient leurs armes et une cloche. Ils y sont enterrés, et on lit sur leur tombeau : In sola miserieordia Dei spero salutem. Il y a aussi un prieu ré.

PONT DE GLAIZ(le)estàune lieue de Grenoble, bâti sur le Drac, d'une seule arche, d'une longueur prodigieuse^ avant vingt-deux toises et demie de roi d un fondement à l'autre, sur deux rochers , dont la matière est de pierre blanche , la structure admirable, et la hauteur d'une élévation Ïai étonne tous ceux qui la regardent, ussi le connétable de Lesdiguières, qui Ta faut construire en 1611 ^ y a fiiit mettre d'un côté cette devise : Romança moles pudore suffundo, et de l'autre celle-ci: Unus distantiajungo.

Pour aller à ce pont depuis Grenoble^ on y a dressé un chemin qui sera le plus l>eau cours de France, car il est droit, large de douze toises et entre deux rangs de peupliers , côtoyé de deux autres chemins ou pour mieux dire allées agréables , larges de trois toises, où il y a encore un rang des mêmes arbres de chaoue cêté. Nous le devons aux soins de M. le premier président de Saint- André et à la conduite du sieur Dielamant, ingénieur du Roi, qui Ta tracé et a donné les ordres nécessaires pour l'alignement et pour les plantements, l'an 1684.

PONT DE VIENNE Oe), après avoir duré quinze cent quatre-vingtdeux ans, tomba pour la première fois l'an 1407. Ce furent des soins particuliers où tout le monde s'empressa afin qu'il fût promptement rétabli, et il arriva alors, ce que peut-être depuis on n'a pointvu et que possible on ne verra jamais, c'est qu'on ne le redressa point aux dépens du public , ni des deniers communs, mais ce furent plusieurs ecclésiastiques et gentilshommes da diocèse de Vienne qui donnèrent de l'argent pour en faire les frais. Nicolas Ghorier, qui sait si bien immortaliser les gens qui le méritent , a donné leurs noms dans le livre 2 de ses Anti'

Îjuités de Vienne, et ce n'est qu'après ni que je les fais connaître :

Laureton Barleton, doyen de Saint- Maurice, donna 60 florins d'or;

Guy de Rossillon, abbé de Saint- Pierre, 100 florins;

Jeanne de Torchefelon, abbesse de Saint^André , 1 florins ;

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