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CHAPITRE IX

Des fofjciioiis du préfet de la légion.

On envoyait des hommes consulaires commander des armées en qualité de lieutenans; et les troupes étrangères leur obéissaient dans les affaires de la paix , comme dans celles de la guerre : ces postes sont à présent remplis par des personnes d'une naissance distinguée , qui commandent deux légions, et môme des troupes plus nombreuses, avec la quantité de maîtres de la milice; mais c'était proprement le préfet de la légion qui la gouvernait : il était

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toujours revêtu de la qualité dfi comte ordre; il représentait le

du premier

lieuienani-général, et exerçait, eu son absence y le plein pouvoir dans la légion. Les tribuns, les centurions ei tous les soldats étaient sous ses ordres; c'était lui qui donnait le mot du décampement et des gardes ; c'était sous son autorité qu'un soldat, qui avait Tait quelque crime, était mené au supplice par un tribun; la Tourniture des habits et des armes des soldats , les remontes» les vivres étaient encore de sa charge; le bon ordre et la discipline roulaient sur lui , et c'était toujours sous ses ordres qu'on faisait faite l'exercice tous les Jours, tant a Tinfanterie qu'à la cavalerie. Quand il faisait son devoir, c'était un chef vigilant qui, par l'assiduité du travail, formait à l'obéissance et au métier de la guerre la légion qui lui était confiée, et il en avait tout l'honneur. *

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