‹ Bibliotheque militaireChapitre 112 sur 614 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

FonetioBi dei trflMiiis des soldats.

Noos atons dil qu'il y a^ail dans une légion dix oohories, dont la pre*^ nière de mille hommes était oompoiée de soldats qui avaient du bien , de la naissance, des lettres, de la Ggure et de la valeur. Le tribun qui la commandait devait èire un homme distingué par les avantages du corps, comme par la force et l'adresse à manier les armes, et par Thonnèteié de ses mœurs. Les autres cohortes étaient gouvernées , selon qu'il plaisait an prince, par des tribuns ou par des olBcters qui les commandaient par commission. Les uns et les autres ne se contenuiieni pas de faire nuuiœuvrer tous les jours sous leurs yeux les soldats de leurs cohortes; mais, comme ils savaient parfaitement exécuter les exercices militaires, ils donnaient eux-mêmes aux soldais l'exemple de ce qu'ils leur commandaient ; tant on prenait de soin alors à exercer les troupes : aussi donnait-on au tribun les louanges dues à son application , quand on voyait ses soldats se tenir proprement , avoir toujours leurs armes complètes et brillantes, exécuter de bonne gr&ce les évolutions, et marcher en gens bien disciplinés.

aiAPITRE XllI.

Tkê centuries et des ensdgaes de Tinfanterie.

La première enseigne de loiite la légion est Vaigle, et celle de la cohorte , un dragon, porté par les dragonnaires.

Les anciens, qui n'ignoraient |)as que , dans la mêlée, il arrive facilement du désordre et de la cotifusion, divisèrent les cohortes par centuries, et leur don-

nèrent à chacune des enseignes particulières» où étaient écrits les noms des cohortes et des centuries , afin que, dans la plus grande mêlée, les soldats, en jetant les yeux sur celte enseigne , pus^ sent toujours se rejoindre à leurs ca* mandes. Outre cela, les centurions, appelés aujourd'hui centeniers , portaient des marques aux crêtes de leurs casques , pour être plus aisément rooonnus de leur compagnie : il n'était guère possible que les centuries se confondissent , étant guidées chacune par son enseigne, et par le casque de son centurion qui lui en tenait eticore lien. Les centuries étant sous-dtvisées en cluimbrées de dix soldais , logés ensem*ble et campés sous la même tente, étaient commandées par un dixainier, appelé à présent chef de chambrée; mais la chambre s'appelait aussi nu^ uiptUe, à cause que les soldats qui la composaient se donnaient , pour ainsi dire, la main pour combattre de ooi>cert.

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