‹ Bibliotheque militaireChapitre 133 sur 614 · LIV. III · texte numérisé non relu

LIV. III

et qu'elle met le coitible à là gloire militaire.

Vu général dôil donc ms^tnbler tonte ^n attention dans ce moment critiqua où l'honneur est attachée Tintelligence, la hortte à l'incâipacité ; où le génie, l'expérience , la talent décident de l'événement.

Nos iincteils étaieht datis Tusagê àt mener les soldats au combat après ntt léger repas, afiA qu'ils pussent en même temps se soutenir pendant une longue action, et y conserver Tagiliié nécessaire. Si vous avcÈ à sortir d'une ville ou d'utt camp pour attaquer l'ennemi, que ce ne soi i pas en sa présence , parce que, ne pouvant en pareil cas déboucher que sur un from très-^roit, vous risqueriez d'être battu par des troupes préimrées en bon ordre ; qtt*en arrivant au contraire sur vous, elles vous trouvent en bataille. Si elles ne vous donnent pas le temps de votis y mettre, ne sortes point, ou feignez de ne point vouloir sortir : l'ennemi , fiel* de votre timidité apparet^te , vous insultera , à'écarteia pour le buiîn , d'où il teviendra en désordre. Saisissez votre instant pour tomber sur lui pat petit»

troupe^ choisies; elles battront sûrement des gens d'autant plus étonnés d'une attaque vigoureuse, qu'ils ne s'y attendaient paô. Observe* de ne pas mener au combat une troupe harassée d'une marche, ni une cavalerie fatiguée d'une cotirse ; elles auraient trop perrfû de leurs forces. De quoi sefaît capbfe un soldat tout hors d'haleinet Nos anciens évitaient cet inconvénient; et c'est pour y être tombé que quelques généraux d'un temps plus près de nous et du nôtre même, ont perdu leur armée.

Quel avantage en effet n'a pas un soi** dat frais et dispos , et de pied ferme , sur un adversaire en sueur, las et ébranlé parlacourso!

YÉ6ÈCE ,

Un bon général n'ignore pis que b vîcioire dépend en grande partie de la minre même du champ de bataille: il doit donc s'aiiacher & tirer de là sa pré- »ière force. Le terrain le plus élevé est le plus atatitageux ; les traits» lancés ïe haut en bas, frappent avec plus de force. Le parti qui à la supériorité du iKé pousse avec plus d'impétuosité l'ettnemi qui est aunlessous de luf , au lieu q«ie oeut-ct ont à combattre et contre le terrain , et contre Tennemi : cependant il y a une différence à faire ; li TOUS ne comptez que sur votre infanterie contre des ennemis supérieurs en tàtalerfe» il but vous poster dans des tiéax dilBci les s in^ux , e9carpés ; mais 81 vous voulez faire coihbattre avec BVBnMage v^tre cavalerie Yx>ntre Cinfantferi^ de l'éiifiettiî , vous dev« chercher ^ tetrain » ù là vérité un |Sen relevé, teife en même temps uni , découvert SI point emAttmissé dlB botsni de marais.

èf^APItne XIL

Qu'il favt sonder tes ditpoMUoiw des soldats, avant que de combattre.

4ta {our même du "combat-, cherchez ihitfteusfeirtHH à connaître ce que pen« HM tous vos soldats : leur air , leurs ^[Mpopos, leur démanche , leurs mouvetnehSy vous indiqueront tettr confiance où leur crainte. S*H n'y a que des nouveaux qui demandent à combattre, ne V6os fléz pas ) Tempressement indiscret de gens sans 'Ocpérience qui tae «fefent p^ fa conséquence Vie ce qu'ils désirent; et différez la baïaîTle si les i^iertS en craignent Tévénemeni. Vous pouvez cependant rassurer ceux-ci , et relever leur courage, en leur prouvant par le détari des ifnesnres que vous avez prises, que tout leur promet une vic- Mm f9iSk. fleprésentei'lenr le peu ide

iiv. m. S8T

valeur ou d'habileté de l'ennemi : rappelez-leur les avantages qu'ils ont déjà remportés sur lui ; ajoutez-y des circotlstances propresà exciter en eux la haine, la cofùre et Tindignation.

L*horreulr nalutelle de la destruction cause un certain frémissement danï presque tous les hommes qui sont sur le point de combattre; mais il est plus grand dans Tes gens timides, à qui te seul aspect de l'ennemi trouble lé jugement. Le moyen de les rassurer, est de ranger souvent votre armée en bataille dans des dispositions d^bO , sans craindre d*étre attaquée , elle puisse voir aisément l'ertnemi , et le reconnaître. Saisissez , pendiant le séjour qti*élles y feront , toutes les dccasions favorables de mettre en fuite xm de tailler en jpfêœs quelques troupes ennemies : envoyez souvent i h découverte, afin que vt)s nouveaux soldats parviennent i reconnaître aisément l'ennemi aux armes, aux chevaux , i la façon de combattre.

On ne craint phis les objets les plus terribles en apparence, dès qu'on se les est rendus familiers.

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