CONCLUSION DU LIVRE III
Je viens de donner l'extrait des principes militaires que nos meilleurs auteurs ont transmis à la postérité, après les avoir établis sur l'expérience de tous les temps. Puisse-t-il mériter vos suffrages, grand prince! vous qui réunissez les talens de toutes les nations belliqueuses , vous dont les Perses admirent l'adresse à tirer de^arc, vous dont les Huns et les Alains voudraient pouvoir imiter la grâce et l'habileté à manier un cheval , vous dont rs|gili)e à la course surpasse celle du Sariasin et de l'Indien , vous enfin dont les officiers préposés sur tout ce jqui conceurne lesnianiement des armes, ambitionnor&ient une petite partiedes connaissances prorondes que vous y avez. Après avoir
V&GÈCE» UV. lU.
donné des r^les sur toutes ces parties de la guerre, j'ai cru devoir en ajouter quelques-unes sur le grand art de com* battre , ou, pour mieux dire» de vain* cre, que wui poêiidez souverainement:
c'est en compatoM ces règles avec vos oetions, qu'on pourra connaitre avec quelle valeur, avec quelle intelligence»
vous faites l'office de soldat et de général.
FIN DU LIYBE TEOISIÈMG.
ÉPITRE DÉDIGATOIRE
 L EMPEREUR VALENTINIEN
L*art àt se réanir dans des villes disiingua, dès' le premier âge du inonde, les hommes » tout grossiers qu'ils étaient alors y du reste des animaux. Ce fut rutilité commune attachée à cette réunion qui donna le nom à ce qu'on appelle république. Aussi» les plus puissantes nations» les plus grands rois» n'ontib rien trouvé de plus glorieux que de fonder des villes ou de les augmenter, puisque» dans l'un ou l'autre cas» ils ont affecté de faire porter leurs noms à ces villes. Que vous l'emportez de beaucoup sur' ces princes! Qu'est-ce en eflet qu'une ou deux villes que chacun d'eux a fondées ou embellies» en compaisison du nombre inûni de celles dont vous avez porté la perfection à un degré {rius digne d'un dieu que d'un homme? Puisque vous surpassez tous vos prédécesseurs en prudence, en bonheur , en tempérance» en bonté» en amour pour les arts» comment ne goûterions-nous pas la félicité de vivre sous un empire où nous possédons tout ce que nos ancôtres ont pu désirer» tout ce que notre posi^ rite pourra prétendre? C'est donc l'univers entier qu'il (aut féliciter du plus grand bien que l'esprit humain puisse demander» et que puisse accorder la bonté divine; mais c'est aux Romains en particulier à sentir tout l'avantage des fortifications dont vous avez affermi leur empire, eux» qui ne seraient jamais devenus les maîtres du monde s'ils ne se fussent obstinés à la défense du Capitole, d'où dépendait leur propre conservation. Dans cet esprit » je vais leur rappeler par vos ordres » grand prince » les principes de l'attaque et de la défense des places ; je les ai extraits de divers auteurs » pour les réduire en meilleur ordre : travail que je ne r^retterai point, pour peu qu'il soit» comm6 je Vespère, de quelque utilité à ma patrie.
YËGÈCE.
Jnetttutione taiittaïvt».