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CHAPITRE Yin

De la dëfenfe des mon.

L'assi^ doit avoir tout prêts pour sa défense , du bitume , du soufre, de la poix fondue, de l'huile bouillante, en un mot , tout ce qui peut incendier les machines de l'aifsiégeant. Il faut qu'il établisse des magasins de fer W de charbon , pour pouvoir forger des m.

Liv. IV. 885

armes de plusieurs trempes ; qu'il fasse des provisions de bois propre à monter les armes de trait et de Jet , et qu'il place dans les tours et sur les murs, des monceaux de cailloux qu'on aura ramassés sur le bord des rivières; leur figure arrondie les rend plus commodes à lancer, et leur pesanteur plus meurtriers. On lance les plus petits avec la main seule ou avec différentes frondes , les plus gros avec des catapultes; de sorte que ces derniers , fort pesans par eux-mêmes, recevant de la machine une forte impulsion, non - seulement renversent et blessent l'assiégeant, mais brisent même ses machines.

On construit aussi de grandes roues d'un bois très-vert , afin qu'elles soient plus pesantes; ou, plus simplement, ^on scie d'épais cylindres qu'on prend dans de très-gros arbres en forme de billes, et qu'on polit afin qu'ils roulent plus facilement. On jette du haut des murs ces roues et ces cylindres qui , par un ehoc violent , renversent l'infanterie et effraient les chevaux. 11 faut aussi avoir sous la main des poutres , des madriers et des chevilles de fer pour l'assemblage, afin d'être en état d'opposer plus promptement machines à machines. .

Celte promptitude de construction est surtout essentielle lorsqu'on est obligé d'augmenter la hauteur ordinaire des tours et des murs contre un ennemi qui cherche à les surmonter par ces tours portatives , dont Téfévation facilite la prise des villes.

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