‹ Bibliotheque militaireChapitre 163 sur 614 · LIV- IV · texte numérisé non relu

LIV- IV

les tours de pierres que l'assiégé élève sur les murs. On dispose sous la tour phisieura roues dont le tournant facile f:iit mouvoir cette lourde masse. Il est aisé déjuger que ses approches du mur sont très -dangereuses pour l'assiégé, puisqu'elle contient trois étages qui Tournissent autant d'attaques. On place au bas un bélier dont le choc brise les murs vers le milieu. A peu près au niveau du parapet, on construit un pont couvert d'osier, dont les deux branches, en s'abaissant tout d'un coup, s'appuient par leur extrémité sur le parapet. Alors, l'assiégeant y passant de plain-pied, s'en empare aisément. Le troisième étage ruine prompiement les défenses de la place, puisqu'il est occupé par des archers et des lanciers, dont les coups de pierres, jde flèches et de traits soat d'autant plus meurtriers qu'ils plongent. Une place ainsi attaquée est bientôt prise. Quelle ressource, en eflet , resterait-il à des gens qui , mettant toute leur espérance dans la hauteur de leurs murs, voient tout d'ua coup au-dessus d'eux une autre espèce de mur d'où on les écrase?

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