LIVRE CINQUIÈME
CHAPimE PREMIER.
Dci flottes romaines.
No6 ancêtres se nietraient toujours en éiat d'armer une flotte sur-le-champ , et même de la mettre à la voile ; c'était moins pour s'en servir contre des en« Demis» dont très-souvent ils n'avaient rien à craindre, que pour soutenir b grandeur et la dignité du nom romain : politique excellente. Qui oserait en eflel attaquer une nation toujours prête à repousser l'insulte et même à la punir?
Il y avait donc deux légions destinées à la marine» l'une à Hisène» l'autre à Ravenne , et des vaisseaux au port prêts à les recevoir. Ainsi cette marine était en même temps à portée ou de secourir la ville de Rome» ou de se transporter, sans long circuit et sans délai» dans toutes les parties du monde.
La Gaule» l'Espagne» la Mauritanie»
TArrique» l'Egypte» laSardaigne» et la Sicile» se présentaient naturellement à la flotte de Misène; celle de Ravenne pouvait voguer» pour ainsi dire» en droite ligne» en Épire» en AfacéJdine»
en Acliale» dans la Proponiide» dans le Pont» vers les Iles de Crète et de
Chypre, et dans tout l'Orient : avantage considérable à la guerre» où la célérité est souvent plus utile que la valeur.