CHAPITRE VII
0e là fomiQ det Ttiueaui.
A IVgdrd de la grandeur des vaisseou3(, les moindres ont un rang de laroes, les autres en ont deux, trois, quatre, et quelquefois cinq» à proportion de la grandeur du navire. Ce noo)bre de rangs ne paraîtra |»s extraordinaire, si Ton se rappelle la bataille d*Aciium, où combattirent de très* grands vaisseaux , dont les uns avaient six rangs de rames, les autres datanlage. On joint aux grands vaisseaux des esquifs l^ei-ç , qui ont ^ingt rames sur chaque bord : c*est ce que les Bretons appellent piciœ, pinques; elles servent a tomber tout-àcoup* sur les vaisseaux ennemis, à surprendre leurs convois, à les reconnaître de Tort loin , aOn de prévoir la route et la manœuvre qu'ils méditent.
De crainte que le blanc ne décèle ces petits bâtimens, on appliqpe, sur le goudron dont ils sont enduits, une couclie de vert de mer aussi bien que sur les voiles et sur les cordages. Les matelots même et les soldats portent des habits de celte coureur, afin de pouvoir observer de plus près les ennemis le jour aus^i bien que la nuit, sans Être aperçus.