‹ Bibliotheque militaireChapitre 260 sur 614 · CHAPITRE Xni · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xni

Pov fUre entrer et lortir nn porteur de dépêches.

Les Romains assiégés dans le Gapitole, voulant rappeler Camille qui était banni, dépêchèrent un d'entre eux.

Celui-ci, pour tromper la garde gauloise, descendit le long du roc où était bâti le temple, et ayant passé le Tibre à la nage, arriva à la ville où Camille était réfugié. Après s'être acquitté de sa commbsion, il s'en retourna par le même chemin.

Ceux de Capoue étant assiégés par les Romains, un des habitans qui feignait de vemr se rendre , s'enfuit vers les Carthaginois, et leur donna des lettres qu'il avait cachées dans son baudrier.

Plusieurs en ont mis dans le ventre d'une pièce de gibier ou d'une brebis ; qudquefois on en plaça dans la partie postérieure d'un cheval , au moment où l'on franchissait un poste ; d'antres écrivaient leurs dépêches, par incision, dans cette partie même (a).

Lucullus, pour faire connaître son arrivée à ceux de Cyzique, assiégés par Mithridate et enfermés. dans une tie où il n'y avait qu'une avenue gardée parlesennemis,fltpasserun excellent nageur au moyen de deux peaux de bouc enflées, sur lesquelles on avait cousu une lettre entre deux petites rè- . gles de bois. Bien que le trajet fût de plus de deux lieues, cet homme passa de nuit à travers les vaisseaux ennemis en se servant de ses jambes comme d'un gouvernail, et paraissant de loin

{a)Aîiqui et jummtum in aversam part$m infuUûruM , dum ttaiion$$ trtmseunt,— Aon nuUi inieriora taginarum interiptûrma. D'Abkncovxl n'a pu eié traduire ces

FiDimii, uv. m.

oMBmaïui pêiMMi o« canme im inenstre marin.

Le eoQAil Hirtius fit tenir souvent des lettres à DéeimosBnitus, an siège de Modène ; tantftt dans une feuille de plomb qu'un soldat liait à son bras, et passait ainsi à la nage ; tanfM par des pigeons qu'on tfvatt gardés longtemps sans leur domier à manger , et <pi'on lâchait avec un Mllet au cou , le plus près que l'on pouvait des murailles. Ils attaieHt se percher sur le toit des plus hautes maisons où on les prenait, et surtout depuis qu'on eut» nii de . la mangeallle dans les lieuxoû ils avaient coutume de venir.

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